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[Podcast] Sur France Culture (29 janv. 2016)

Dans le Magazine de la Rédaction de France Culture du 29 janvier 2016, Nathalie Andrieux (CNNum) et moi-même étions les invités de Catherine Petillon et Tara Schlegel. Un débat serré sur les notions de travail, ubérisation, syndicalisme 2.0 et nouvelles trajectoires de l’emploi. Le tout précédé par un reportage qui s’attaque à la question ” qu’est-ce qu’aujourd’hui un collectif de travail dans le monde du travail bouleversé par le numérique ?” : nouveaux contrats, protection sociale, relations hiérarchiques…

 

» Ecouter ‘Comment travailler ensemble dans un monde numérique’ — France Culture (58 min)

 

 

[Radio] Le digital labor à La Tête au Carré (France Inter, 12 nov. 2015)

C’est toujours un réel plaisir que d’être accueilli par Mathieu Vidard et l’équipe de Le Tête au Carré, émission scientifique de France Inter. Cette fois-ci on a parlé de digital labor avec deux chercheuses que j’apprécie énormément : la sociologue du travail Marie-Anne Dujarier et la vice-présidente du Conseil National du Numérique Valérie Peugeot.

Le digital labor désigne le travail invisible qui se manifeste au travers de nos traces numériques : ces contenus générés par les utilisateurs, qui finissent par nourrir les profits des industriels. Mais quels sont les enjeux de cette réflexion?

Source: Le digital labor / France Inter

[Radio] Les nouveaux ouvriers : #digitallabor à la Grande Table (France Culture, 10 nov. 2015)

J’ai eu le plaisir, pour parler de notre ouvrage sur le digital Labor et “les nouveaux ouvriers”, de retrouver Caroline Broué et l’équipe de La Grande Table, le magazine culturel de radio France Culture où j’avais été chroniqueur régulier. Avec moi, un discutant d’exception : Michel Lallement, sociologue du travail au CNAM et auteur de L’Âge du faire. Hacking, Travail, Anarchie (Seuil, 2015).

>> Ecoutez le podcast.

Le Digital Labor ou les nouveaux ouvriers

Alors que Manuel Valls lance un chantier de réécriture du Code du Travail, qu’Emmanuel Macron présente les grandes lignes du projet Noé, sur les nouvelles opportunités économiques ouvertes par le numérique, on pourrait penser que le Digital Labor est un concept tendant à montrer qu’internet a changé notre façon de travailler. En fait, il en va tout autrement sous la plume d’Antonio Casilli qui décrit l’émergence de nouvelles formes “implicites” de travail : comment le travail s ‘est-il “glissé dans tous les interstices de notre activité”?

 

Tripadvisor, Uber, Facebook, Amazon… : il semble que toutes ces plateformes “participatives” brouillent les frontières entre le travail et les activités personnelles. Comment, dans ce contexte d’essor du numérique, définir ce qui est de l’ordre du travail? Il semble que le fait de produire de la valeur ne suffise plus, mais comment alors éviter une forme d’aliénation par l’assimilation du temps de travail et du temps de vie? Internet ne serait-il plus un outil d’émancipation? Quelle luttes sociales peut-on mener autour du numérique? Y a-t-il une classe de “prolétaires du clic”?

 

Antonio Casilli : “On voit émerger un travail qui ne dit pas son nom, qui n’est pas reconnu comme un travail.”

“Il y a une superposition entre le rôle de consommateur et le rôle de producteur.

Michel Lallement : “Ce qui est travail c’est ce qui contribue à produire de la valeur. Comment comprendre le chainage entre le fait de cliquer sur facebook, et l’énorme production de valeur qui en découle?”

 

Grand entretien : Antonio A. Casilli sur Radio VL (11 oct. 2015)

Emission spéciale avec Antonio A. Casilli qui est venu nous parler de son livre tiré d’une conférence avec Dominique Cardon intitulé : “Qu’est ce que le Digital Labor ?” publié chez INA Editions. Il revient en dernière partie d’émission sur un autre de ses ouvrages : “Les Liaisons Numériques : vers une nouvelle sociabilité“. Animé par Lloyd Chéry ; chroniques par Lénaïk Leyoudec et Jérémie Derhi.

Source: Antonio A. Casilli et le Digital Labor : Network#33

[Podcast] Antonio Casilli sur France Culture : Profil public / Profil privé (27 nov. 2013)

Le sociologue Antonio Casilli était l’invité de Marie Richeux pour l’émission Pas la peine de crier (France Culture).

“Public” (3/5): Profil public / Profil privé

Troisième moment de cette semaine entièrement consacrée à lidée de “public” sous toutes ses formes. Avec Antonio Casilli, nous réfléchissons aujourd’hui à la publicité du privé, et à l’usage qui en est fait sur quelques réseaux sociaux. 

 

Antonio Casilli © rf

Aujourd’hui, appliquons-nous à marcher sur la frontière public/privé dont les enjeux se modifient, se déplacent et se redistribuent à l’intérieur des réseaux sociaux numériques, ou par l’usage de plus en plus répandu de ceux-ci. Si l’on considère que les relations numériques ne remplacent pas les autres relations, qu’elles s’ajoutent à elles pour constituer le réel, on peut cependant les analyser en cherchant à comprendre leur spécificité. L’apparition d’ordinateurs personnels, de petite taille, fait entrer la technologie dans l’espace privé du logement, de la chambre. Qu’injectons-nous dans l’ordinateur et dans ses dérivés de ce que nous pouvons appeler « vie privée », terme qui est évidemment à discuter… Dans la mesure où une information échangée sur le web peut avoir une valeur tour à tour confidentielle et collective, et que cette qualification est un curseur que l’utilisateur ne maîtrise pas toujours, qu’est-ce qui se joue exactement pour les individus et les communautés qu’ils composent ?
Antonio A. Casilli est maître de conférences en Digital Humanities à Telecom ParisTech et chercheur en sociologie au Centre Edgar-Morin (EHESS, Paris). Il est l’auteur notamment de Les liaisons numériques (Ed. du Seuil, 2010).

 

Bye bye, La Grande Table

Le vendredi 19 juillet 2013, Caroline Broué a accueilli une délégation des chroniqueurs de La Grande Table pour un dernier épisode avant la fin de la saison – et avant de démobiliser « la brigade ». Par ce terme on a désigné, dans le jargon propre à l’émission, le groupe d’une cinquantaine d’écrivains, artistes, chercheurs et intellectuels assortis qui a animé la première partie du magazine culturel du midi sur France Culture. Je l’avais intégré en 2011, sur invitation de Caroline même, et de Raphaël Bourgois, producteur de l’émission. Une expérience enrichissante, qui m’a permis de rentrer dans l’actualité des débats intellectuels français et internationaux, de sortir quelque peu de mon rôle de “docteur ès geekeries”, de côtoyer des personnes que j’admire, et – parfois – de me disputer avec eux à l’antenne 😉

La Brigade de la Grande Table dans les locaux de France Culture. De gauche à droite : (debout) Tobie Nathan, Pascal Ory, Gérard Mordillat, Mathieu Potte-Bonneville, Fabienne Servan-Schreiber, Antonio A. Casilli, Caroline Broué, Dominique Cardon, (assis) Christophe Prochasson, André Gunthert, Raphaël Bourgois.

 

C’est le moment donc de remercier tou(te)s : les autres brigadistes/brigadiers, les journalistes, les producteurs, les stagiaires et les techniciens (la quantité de gens nécessaire pour faire marcher une émission…). Et je vous laisse avec une petite sélection de podcasts d’épisodes de La Grande Table auxquels j’ai eu le plaisir de participer :

L’accès ouvert aux revues en sciences humaines et sociales – 15.04.2013

Beppe Grillo et le populisme 2.0 en Italie – 28.03.2013

Guy Debord à la BNF – 22.03.2013

A propos du rapport de l’Académie des Sciences L’enfant et les écrans – 08.02.2013

Pour les 30 ans du protocôle TCP/IP – 29.01.2013

– A l’occasion de la parution de Karaoke Culture de Dubravka Ugresic – 31.12.2012

A l’occasion du colloque BNF Comprendre le phénomène pro-ana – 29.11.2012

Nouvelles mythologies : de la voiture au smartphone – 04.10.2012

La NSA et le loi LOPPSI : extension du domaine de la surveillance sur Internet – 23.05.2012

Pour le centenaire d’Alan Turing – 25.04.2012

L’affaire Megaupload : le début de « l’Internet de plomb » ? – 08.02.2012

L’intimité à l’épreuve des réseaux sociaux numériques – 05.01.2012