séminaire

[Slides séminaire #ecnEHESS] Christophe Benavent : Plateformes et gouvernementalité algorithmique (21 nov. 2016, 17h)

Pour la première séance de mon séminaire EHESS Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques nous avons eu le plaisir d’accueillir Christophe Benavent, professeur à l’Université Paris Ouest, et auteur de l’ouvrage “Plateformes. Sites collaboratifs, marketplaces, réseaux sociaux” (FyP Editions, 2016).

Le séminaire a eu lieu le lundi 21 novembre 2016, de 17h à 20h, à l’EHESS.

 

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Titre : D’un versant à l’autre : gouvernementalité algorithmique des plateformes.

Intervenant : Christophe Benavent

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Résumé : “Si la notion de marché multi-versants fournit un cadre utile pour penser l’émergence, la croissance et la compétition de l’économie des plateformes, sa limite est d’ignorer les modalités pratiques de leur gestion. Ces dernières passent essentiellement par une propagation algorithmique de dispositifs (architecture des capacitations et des restrictions, surveillance et police, mécanismes d’incitation et de motivation) destinés in fine à orienter et conditionner les conduites des individus de telle sorte à obtenir des propriétés particulières des populations qui caractérisent ces versants et se constituent en ressources. L’imperfection des  algorithmes, qu’elle soit intrinsèque (défaut de conception, données inappropriées..) ou extrinsèque (dépendance des données ou computation sociale), nécessite qu’on leur attribue une politique propre, qui impliquerait une exigence de redevabilité dont on devra aussi et surtout évaluer les conditions politiques.”

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Economie et politique des plateformes numériques : le programme de mon séminaire #ecnEHESS 2016-17

FINALLY ! Pour la neuvième année consécutive, mon séminaire Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques (#ecnEHESS) ouvre ses portes le 21 novembre 2016 à l’EHESS de Paris. Pour récompenser votre patience, le programme de cette année réserve plus d’une surprise : des intervenants internationaux pour une réflexion sur l’impact politique du numérique, avec des séances spéciales sur la surveillance de masse, sur l’économie et l’idéologie des plateformes, sur les libertés fondamentales à l’heure d’internet.

Comme toujours, les inscriptions sont ouvertes aux auditeurs libres : il suffit d’envoyer un petit mail gentil via ce formulaire. La première séance aura lieu le lundi 21 novembre 2016, EHESS. Les séances successives, le troisième lundi de chaque mois de 17h à 20h.

ATTENTION : changement d’adresse. Cette année le séminaire se déroulera au 96 bd Raspail 75006 Paris, salle M. & D. Lombard. NB: la séance de fin d’année aura lieu le mercredi 14 décembre 2016. Pour plus de précisions sur les dates et les salles (et pour d’éventuels changements), se référer à la page de l’enseignement.

Programme

 platform 21 novembre 2016
Christophe Benavent (Paris Nanterre)
Gouvernementalité algorithmique des plateformes
 lloirns 14 décembre 2016
Isabelle Attard (députée citoyenne du Calvados) et Adrienne Charmet (La Quadrature du Net)
Internet, surveillance et libertés fondamentales en France
 ideology 16 janvier 2017
Benjamin Loveluck (Télécom ParisTech)
Idéologies et utopies du numérique
 workfutur 20 février 2017
Mark Graham (Oxford Internet Institute) et Karen Gregory (University of Edinbugh)
Global platforms and the future of work
 gafa 20 mars 2017
Nikos Smyrnaios (Université Toulouse 3)
Stratégies et logique des GAFAM
 mturk 10 avril 2017
Mary Gray (Microsoft Research)
Behind the API: Work in On-Demand Digital Labor Markets
 datanomix 15 mai 2017
Louis-David Benyayer (Without Model) et Simon Chignard (Etalab)
Les nouveaux business models des données
 magna 19 juin 2017
Juan Carlos De Martin (NEXA Center for Internet & Society)
Looking back at the 2015 ‘Declaration of Internet Rights’

[Slides #ecnEHESS] Le digital labor par le prisme des émotions (Camille Alloing et Julien Pierre, 4 avr. 2016, 17h)

Pour la séance du 4 avril 2016 de mon séminaire EHESS Etudier le cultures du numérique, nous avons eu le plaisir d’accueillir Camille ALLOING (Université de Poitiers) et Julien PIERRE (Université Stendhal Grenoble 3), pour présenter leur étude sur les liens entre digital labor et emotional labor.

Voilà leurs slides :

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Titre : Le web affectif : un modèle économique basé sur les émotions

Résumé : Cette intervention dévoile un projet de recherche interrogeant la place des affects dans l’économie numérique, avec l’hypothèse que les stratégies mises en place par les plateformes web servent d’indicateur à un procès plus général appelé capitalisme affectif. Notre cadre théorique emprunte au digital labor le concept de travailleur cognitif auquel nous rattachons les enjeux relevant de l’exploitation des données personnelles. Nous nous associons également au champ de la communication affective quand il s’agit de modéliser le méta-dispositif. Pour ce faire, nous proposons dans notre présentation une analyse technique puis économique des plateformes web nous permettant de construire nos hypothèses et de lister les éléments méthodologiques à déployer pour les valider.

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[Séminaire #ecnEHESS] Yann Moulier-Boutang “Capitalisme cognitif et travail digital” (1 févr. 2016)

Pour la séance du lundi 1er février 2016 de mon séminaire EHESS Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques nous avons eu le plaisir d’accueillir Yann Moulier-Boutang, professeur à l’Université de Technologie de Compiègne, co-fondateur de la revue Multitudes, et auteur entre autres des ouvrages L’abeille et l’économiste (Carnets Nord, 2010) et Capitalisme cognitif (Ed. Amsterdam, 2007).

Le séminaire a eu lieu à l’EHESS, salle 13, 105 bd. Raspail, 75006 Paris.

Retrouvez le livetweet du séminaire sur Twitter : hashtag #ecnEHESS.

Titre : Capitalisme cognitif et travail digital : un aller et retour.

Intervenant : Yann Moulier-Boutang.

Résumé : Qu’est-ce que l’approche théorique du capitalisme cognitif telle que Y. Moulier-Boutang la développe depuis 1999 peut apporter à l’analyse précise de toutes les formes de travail et d’activités subsumées dans la production de valeur actuelle ? Réciproquement qu’est-ce que l’analyse de terrain du travail digital (sur les moteurs de recherche, sur les plates-formes collaboratives des entreprises, dans l’économie sociale et solidaire numérisées, sur les réseaux sociaux, dans les Tiers lieux) peut-elle apporter à l’analyse de la composition sociale et technique du rapport capitaliste et donc des nouvelles classes sociales qui se désignent, des formes de cristallisation des résistances ou des subversion de l’ordre numériques ? Les humanités numériques ou digitales ne se bornent pas à des descriptions des fonctionnements nouveaux d’extraction de valeur; elles repèrent les contradictions nouvelles, les points de bifurcation qui acquièrent d’autant plus d’importance que la codification de l’activité aujourd’hui constitue l’un des enjeux majeurs des régimes de gouvernance qui cherchent à s’installer.


Compte- rendus des séances précédentes :

Prochaines séances :

  • 7 mars 2016Jérôme Denis (Télécom ParisTech) et Karën Fort (Université Paris-Sorbonne) “Petites mains et micro-travail”.
  • 4 avril 2016Camille Alloing (Université de Poitiers) et Julien Pierre (Université Stendhal Grenoble 3) “Questionner le digital labor par le prisme des émotions”.
  • 2 mai 2016Judith Rochfeld (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Valérie-Laure Benabou (UVSQ) “Le partage de la valeur à l’heure des plateformes”.
  • 6 juin 2016Bruno Vétel (Télécom ParisTech) et Mathieu Cocq (ENS) “Les univers de travail dans les jeux vidéos”.

Dans DNA Dernières Nouvelles d'Alsace (3 mai 2011)

Dans le quotidien strasbourgeois Dernières Nouvelles d’Alsace, un article de Manon Corbin sur l’effet d’internet sur la santé présente les thèses d’Antonio Casilli, auteur de Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Ed. du Seuil). L’article est un compte rendu des journées d’étude Euro Cos 2011 « Internet : des promesses pour la santé » ayant eu lieu à Strasbourg le 15 et 16 avril 2011.

La formation initiale des médecins n’inclut pas de cours spécifique sur la problématique internet. Le sujet n’est pas occulté, mais abordé de manière concrète durant les stages. Même si le problème de la fiabilité se pose, la médecine du futur ne pourra pas se dispenser d’internet. Un outil de responsabilisation du patient, qui peut l’aider à accepter et prendre en charge sa maladie.
Une utilisation raisonnée qui pourrait même entraîner des économies sur les dépenses de santé. « L’e-santé pourrait être une ruse du libéralisme pour progressivement déresponsabiliser l’État de la prise en charge médicale » analyse Antonio Casilli, délibérément provocateur. Une perspective de nouvelles inégalités, d’après ce sociologue de l’École des hautes études en sciences sociales.

Les liaisons numériques au séminaire W2S – Web 2 Social Sciences (30 mars 2011, 10h)

Le sociologue Antonio Casilli, auteur de Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Seuil), interviendra mercredi 30 mars 2011, 10h au séminaire W2S – Web 2 Social Sciences, animé par Jean-Samuel Beuscart et Dominique Cardon à la Cantine (Passage des Panoramas, 12 Galerie Montmartre, 75002 Paris).

Au cours de la décennie dernière, l’appréciation des modes de sociabilité basés sur Internet a spectaculairement progressé – grâce aux avancées dans des domaines de recherche telles la psychologie sociale, la sociologie et les sciences de l’information et de la communication. Si la base des connaissances relatives à notre champ de recherche a connu une expansion significative, plusieurs questions restent ouvertes. En nous attaquant à la notion de « dualisme numérique » – et à ses avatars politiques (l’exceptionnalisme d’Internet), culturels (la révolution numérique) et sociétaux (le clivage entre vie hors-ligne et en ligne) – nous nous efforcerons de synthétiser les axes principaux qui se dégagent dans le contexte de la recherche contemporaine. Si actuellement l’articulation de techniques relationnelles et de systèmes d’information prolonge certaines structures et modalités de notre manière de faire société, appréhender les traits de ces relations humaines nous permettra de circonscrire de nouveaux périmètres de nos coexistences assistées par ordinateur.

Ecouter l'intervention d'Antonio Casilli au séminaire EHESS Digital Humanities (20 oct. 2010)

L’Internet Archive héberge désormais l’intervention d’Antonio A. Casilli, auteur de Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Seuil, 2010), dans le séminaire Digital Humanities, les transformations numériques du rapport aux savoirs (20 octobre 2010). Le sociologue, chercheur au Centre Edgar Morin de l’EHESS, présente ses travaux, ses méthodologies, ses objets.

Pour lire et signer le Manifeste des Digital Humanities.

http://www.archive.org/details/LesLiaisonsNumeriques

Les liaisons numeriques : Antonio Casilli : Free Download & Streaming : Internet Archive

[audio:http://www.archive.org/download/LesLiaisonsNumeriques/DH-cassili.mp3 |titles=Les liaisons numériques – Séminaire EHESS Digital Humanities  |artists=Antonio A. Casilli]

Séminaire GEMASS "Enjeux des interactions en ligne : le cas des communautés de patients anorexiques"

Mardi 9 Novembre 2010 : Séminaire GEMASS (Groupe d’Étude des Méthodes de l’Analyse Sociologique de la Sorbonne) 2010-2011

Intervenant : Antonio Casilli (EHESS, Centre Edgar-Morin).
Salle 445, Maison des Sciences de l’Homme, 54 Boulevard Raspail, 75006 Paris
Heure : 17h30 – 19h30
Titre : “Enjeux politiques et sociaux des interactions en ligne : le cas des communautés de patients anorexiques”

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Antonio Casilli au séminaire EHESS Digital Humanities (20 oct. 2010, 14h)

La première séance de l’année  du séminaire Digital Humanities, les transformations numériques du rapport aux savoirs aura lieu le mercredi 20 octobre 2010 de 14h à 16h au 96 bd Raspail, Paris 6e, en salle informatique. L’intervenant pour cette séance est Antonio Casilli, auteur de  Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Seuil, 2010). Le sociologue, chercheur au Centre Edgar Morin de l’EHESS, parlera de la manière dont il circonscrit des objets sociologiques, comme des relations sociales, articulant numérique et non-numérique et des questions méthodologiques que cela pose.

Le  séminaire Digital Humanities de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris se penche sur l’émergence du nouveau domaine de recherche à l’intersection des sciences humaines et sociales et des computer sciences. Ce terme désigne tout à la fois un ensemble de pratiques de recherche mobilisant de manière structurelle des moyens informatiques, des modèles épistémologiques relevant du concept de « e-sciences », mais aussi des modes de diffusion des résultats de la recherche qui mobilisent les nouveaux moyens de communication en réseau.

La participation au séminaire est ouverte, mais sur inscription. Pour d’évidentes questions de gestion de places, il est nécessaire d’annoncer sa présence en écrivant à pierre.mounier@revues.org ou marin.dacos@revues.org.

Pour lire et signer le Manifeste des Digital Humanities.