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[Slides séminaire #ecnEHESS] Plateformes numériques : gouvernementalité algorithmique et libertés (Olivier Ertzscheid)

Dans le cadre du séminaire EHESS Étudier les cultures du numérique j’ai eu le plaisir d’accueillir Olivier Ertzscheid, maître de conférence à l’Université de Nantes, agitateur culturel inlassable sur son blog Affordance.info, auteur de plusieurs ouvrages sur l’identité numérique, l’e-réputation, la littérature connectée.

Celle du 8 janvier 2018 a été une séance très riche (et très peuplée), ayant comme point de départ le dernier livre d’Olivier Ertzscheid, L’appétit des géants, paru en 2017 chez C & F Éditions (full disclosure : j’ai eu l’honneur d’écrire la préface).

Voilà les slides de sa présentation :

Titre : L’appétit des géants: Pouvoir des algorithmes, ambitions des plateformes

Intervenant : Olivier Ertzscheid

Résumé : Les Etats-Unis viennent d’acter la fin du principe de neutralité du net ; certains des créateurs de Facebook traversent un syndrome de Frankenstein et parlent de leur créature comme d’un « monstre » ou « d’une merde » (sic) ; de plus en plus d’ingénieurs de la Silicon Valley traversent une crise éthique qui les amène à critiquer le rôle des technologies qu’ils ont eux-mêmes construits. C’est aujourd’hui que la question posée depuis plus de 10 ans par Tim Berners Lee apparaît comme absolument cruciale d’un point de vue sociétal, économique mais aussi politique : quel est le rôle joué par les « jardins fermés » et les plateformes dans la normalisation d’usages de plus en plus contraints, aliénants et à rebours de la philosophie initiale du projet web ? Autour de l’ouvrage « L’appétit des géants », et au travers de quelques exemples touchant notamment aux questions de gouvernementalité algorithmique et de libertés numériques, nous nous interrogerons sur ce que les nouvelles formes de calcul et de computation à l’œuvre dans ces plateformes sont en capacité de produire ou d’induire comme nouvelles formes de compréhension du monde. Et peut-être (et cela semble inédit à l’échelle de l’épistémologie des sciences) de quelles formes de compréhension du monde ces nouvelles formes de calcul peuvent également nous priver.

Dans Jacobin Magazine (16 déc. 2017)

Dans le magazine socialiste américain Jacobin, Miranda Hall décrit l’impact des plateformes de micro-travail au Moyen Orient. En discutant les implications en termes de pérennisation de dynamiques coloniales, elle référence ma propre recherche sur le “decolonial turn” des études sur digital labor (parue dans l’International Journal of Communication).

The Ghost of the Mechanical Turk

Digital microwork in the Middle East exploits occupation, war, and neoliberalism to extract the cheapest labor possible.

“Be yOuR OwN BosS.” Two twenty-something Palestinians are pictured leaning over an iPad and laughing: a ColourSplash™ filter makes their eyes and frayed festival wristbands glow a radioactive green. Their suits are whatever they put on that morning and their offices are wherever they turned their screens on. On a Facebook group for online freelancing work in Gaza and the West Bank, these mantras come up again and again.The idea is that regardless of your circumstances, anyone can live the millennial dream and “work where they want when they want” thanks to the internet. In a place like Palestine, where unemployment reaches 30 percent (the highest in the world by some measures) and movement is violently restricted by a series of checkpoints, borders, and military zones, work in the “placeless” digital realm can be sold as a way of overcoming these obstacles.The World Bank’s “m2work” project in cooperation with Nokia took precisely this approach. It was just one of a series of initiatives in the past few years led by governments or private-sector actors that have identified the Arab world as a region in which digital microwork has “vast potential” as a means of alleviating poverty. But this rhetoric of flexibility and entrepreneurship conceals some ugly realities.There are impressive grassroots projects such as Gaza Sky Geeks working on digital labor initiatives with more emancipatory potential. But when Western bodies like the World Bank, the Rockefeller Foundation, or multinational NGOs tout gig-economy platforms as a silver bullet to the problems of refugees and victims of occupation, their motivations must be examined. “Liberation” from a techno-developmentalist’s view looks more like exploitation from the worker’s point of view.

Crowdsourcing Exploitation

Microwork, key to the neoliberal development schemes targeted at the Middle East, is best exemplified by Amazon’s “Mechanical Turk” labor platform. As David Golumbia wrote in Jacobin in 2015,

[Mechanical Turk’s] name is . . . a revealing reference to the chess-playing automatons of eighteenth-century Europe, a parlor trick concealing small human beings who actually did the work purportedly done by machines. As historian Ahyan Aytes notes, these automatons were dressed in “Oriental” garb in part because everyone to the East of Europe was understood to be “docile” and “soulless.” MTurk allows employers to design tasks that require large amounts of data entry and analysis that, for whatever reason, currently remain more efficiently or more accurately done by human beings than by computers.

Microwork portals harness virtual crowds to organize playlists of music tag videos and images, write, and translate or transcribe short texts; and, in doing so, to train artificial intelligence software.

Microwork is just one part of a broader spectrum of digital labor that ranges from on-demand services like Uber to the extraction of profitable data from our casual Facebook, Twitter, and instagram updates. What sociologist Antonio Casilli represents as “a continuum of unpaid, micropaid, and poorly paid ‘taskified’ human activities” means that work can no longer be easily distinguished from leisure time. Because of this, it’s hard to talk about exploitation, a word usually associated with industrial labor’s sweatshop conditions, in relation to digital labor. Its also hard to reconcile people not always feeling like these activities are work with their objective creation of a great deal of economic value.

 Continue ici.

Dans le Monde Diplomatique (déc. 2017)

Dans Le Monde Diplomatique (plus précisément dans son bimestriel « Manière de voir »), Thibault Henneton se penche sur la vie et les conditions de travail des click-workers : évaluateurs, modérateurs, censeurs et parfois “petites mains” des campagnes politiques et du marketing viral. Mes travaux (ainsi que ceux de Sarah Roberts et Alain Supiot) y sont abondamment cités.

Les tâcherons du clic

Sur Internet, l’adage « si c’est gratuit, c’est que tu es le produit » devrait plutôt s’énoncer : « si c’est gratuit, c’est que tu travailles ». L’activité de chacun sur les réseaux en cache une autre, et les millions de petites mains qui l’exécutent.

Le 23 septembre 2017, Microsoft et Facebook célébraient la pose de Marea, un câble sous-marin long de 6 600 kilomètres entre Bilbao et l’État de Virginie, destiné notamment à soutenir le trafic en provenance et à destination de l’Europe. Que le premier réseau social du monde investisse dans une telle infrastructure prouve son désir de maîtriser les tuyaux. Quand bien même Facebook n’existerait plus comme réseau social, il continuerait à traiter des big data ! Mais son modèle économique impliquerait un travail très différent de la part de ses deux milliards d’utilisateurs que celui dont il profite aujourd’hui. Ce labeur, largement invisible, s’accomplit plus ou moins bénévolement dès connexion à la plate-forme. Chaque trimestre, Facebook en récolte en moyenne 4,75 dollars de profits publicitaires par tête.

Le terme digital labor désigne ces activités. Mal cerné par la traduction « travail numérique » — à ne pas confondre avec le travail informatique —, il a bénéficié d’un soudain coup de projecteur grâce à… l’élection de M. Donald Trump. Cherchant hors de ses frontières (de préférence dans l’est de l’Europe) les raisons d’un tel coup de théâtre, une partie de la presse occidentale s’est émue de l’existence de « fermes de contenus » à Saint-Pétersbourg, capables de produire, en anglais, des propos sulfureux sur l’immigration, la race ou le port d’armes. Celles-ci payaient ensuite Facebook pour mettre en valeur ces contenus dans les flux d’actualités de millions d’électeurs.

Dans le même temps, une ville de 55 000 habitants en Macédoine, Vélès, voyait bourgeonner une centaine de sites au service de la communication du candidat républicain. Leurs auteurs, décrits comme de jeunes entrepreneurs, plagiaient des sites d’informations avant de diffuser dans des groupes de militants leurs vrais faux articles derrière de vrais faux profils Facebook. Achetés quelques dizaines de centimes chacun, deux cents profils leur permettaient de drainer quantité d’internautes électrisés par la campagne. Grâce à AdSense, la (…)

Cliquer pour télécharger le pdf.

“I lavoratori sono il cuore dell’algoritmo” : intervista ne Il Manifesto (Italia, 9 dicembre 2017)

[NB: This interview has been translated in English, Spanish, and Portuguese]

Nel quotidiano Il Manifesto di sabato 9 dicembre 2017, c’è una mia lunga intervista proposta da Roberto Ciccarelli. Eccola in versione integrale.

Antonio Casilli: «I robot non rubano il lavoro. Siamo noi il cuore dell’algoritmo»

09.12.2017

Lavoro digitale. Intervista ad Antonio Casilli, autore di ricerche pionieristiche sul nuovo capitalismo e sulle lotte da Amazon a Uber. “I lavoratori creano i criteri sulla base dei quali operano le macchine. E poi le educano ad apprendere come migliorare”

Antonio Casilli, professore alla Télécom ParisTech, è considerato uno dei maggiori esperti di capitalismo delle piattaforme. È noto per le ricerche pionieristiche sul «lavoro digitale» che rovesciano il senso comune apocalittico secondo il quale il lavoro è finito a causa dell’automazione. «Siamo noi a formare i robot con il nostro lavoro – sostiene – Produciamo i criteri sulla base dei quali operano. E poi li educhiamo ad apprendere come migliorare. Il problema non è che i robot ci rubano il lavoro, noi continuiamo a lavorare sempre di più e le piattaforme frammentano e rendono invisibile il lavoro necessario per fare funzionare gli algoritmi».

In Italia hanno fatto molto discutere i licenziamenti di due lavoratori Ikea, Marica a Corsico (Milano) e Claudio a Bari. Sono stati licenziati perché le loro vite non si sono incastrate con l’algoritmo che governa la forza lavoro. Siamo tornati all’Ottocento?
Il capitalismo delle piattaforme digitali irrigidisce la disciplina del lavoro, impone una misura e una valutazione apparentemente «scientifiche» che possono assomigliare alle vecchie manifatture industriali. La differenza fondamentale è che i lavoratori, in cambio della sottomissione alla disciplina, non ottengono la protezione sociale e la rappresentatività politica che prima ottenevano in cambio della subordinazione. Questo nuovo taylorismo ha tutti gli svantaggi e nessuna delle compensazioni del vecchio. I lavoratori sono prigionieri di una contraddizione in termini: subordinati e precari al tempo stesso.

Dopo lo sciopero Amazon a Piacenza ha consigliato ai sindacati di fare attenzione anche alla politica dei dati, non solo a quella del lavoro. Cosa significa?
A Piacenza si è vista solo la parte visibile dell’iceberg. Quello è stato uno sciopero in un luogo fisico per ottenere condizioni di lavoro su attività materiali. Esiste tutta una altra parte di Amazon che da anni è in lotta. Penso ai micro-cottimisti di Amazon Mechanical Turk, un sistema di creazione e addestramento di intelligenze artificiali alimentato da micro-lavoratori, persone pagate a cottimo per qualche centesimo per realizzare mansioni di gestione dati, immagini o testi. Questi lavoratori devono auto-organizzarsi per ottenere migliori compensi e condizioni di lavoro più umane. Su questo i sindacati devono recuperare terreno perché i “Turkers” svolgono mansioni troppo piccole per essere visibili ai loro occhi.

Lo stanno facendo?
Sì, anche se al momento con iniziative diverse su scala nazionale. In Germania i metalmeccanici dell’IgMetall ha messo a disposizione una piattaforma per le rivendicazioni: FairCrowdWork. In Francia la Cgt ha creato Syndicoop che aiuta i sindacalisti a federare lavoratori attorno a una campagna. In Belgio c’è SMart: una cooperativa, e non un sindacato, che si occupa di lavoratori freelance e lavora anche con i rider delle consegne a domicilio. È in atto un processo dove i sindacati classici cercano di “piattaformizzarsi”, mentre le cooperative creano servizi su base mutualistica per i lavoratori delle piattaforme.

Dalle lotte dei rider italiani è emersa la richiesta di essere inquadrati nel contratto della logistica. È così in Francia e negli altri paesi?
Nell’economia alla domanda i servizi basati su piattaforme e prodotti in tempo reale sono al centro di una grande controversia legale e politica sulla contrattualizzazione dei lavoratori. Fino a ora l’obiettivo è regolarizzare la loro posizione in un contratto di settore che assomigli a quello della piattaforma. Su Uber in America, in Europa e in Corea le lotte sindacali convergono sul riconoscimento da lavoratori del settore dei trasporti urbani. In Amazon si cerca il riconoscimento del contratto degli operatori postali. Serve allargare ancora lo schema di azione.

In che modo?
Riconoscendo tutti i micro-lavori fatti dai «lavoratori del click», anche quelli pagati a cottimo per qualche centesimo per realizzare mansioni come la gestione dei dati, delle immagini o dei testi. Il loro lavoro serve al machine learning, a insegnare alla macchina ad apprendere e a creare l’intelligenza artificiale.

E come si fa?
Tutto passa dalla quantità di informazione prodotta. E su come e quanto le piattaforme approfittano di questa produzione di dati. Uber prende tra il 20 e il 40 per cento su ogni transazione che avviene sulla piattaforma e conosce bene il valore prodotto. Bisogna redistribuire una parte della ricchezza prodotta ai lavoratori delle piattaforme. Pur non essendo salariale questa redistribuzione sarebbe senz’altro più equa di quella esistente.

Quali sono altri esempi di micro-lavoro digitale?
Ce ne sono tantissimi. È un mercato globale che contiene almeno 100 milioni di lavoratori. In Cina, in India,nelle Filippine, in Indonesia esistono piattaforme e servizi poco conosciuti in Europa. Sviluppano lavori estremamente diversi che permettono alle economie digitali occidentali di funzionare. In questi paesi è possibile incontrare il valutatore (rater) del motore di ricerca di Google. Sono i lavoratori che controllano che i risultati di una ricerca siano giusti e correggono il tiro aggiustando l’algoritmo. Oppure ci sono i moderatori di contenuti su Facebook o su Youtube che passano le loro giornate a giudicare se un video o una foto rispettano le condizioni di uso delle piattaforme. Insegnano agli algoritmi di filtraggio quali sono i contenuti da censurare. Possiamo anche parlare dei clickworkers che condividono, mettono “like”, spingono messaggi pubblicitari o video di celebrità per i quali sono pagati anche meno di un centesimo al click. Sono il vero carburante del marketing virale che fa vivere le marche più famose sui social network.

L’economia alla domanda è anche un’economia della reputazione e dell’attenzione dove è centrale la figura del consumatore. In che modo i lavoratori possono coinvolgerli nelle loro rivendicazioni?
Prima di tutto riconoscendo che il consumatore fa lo stesso lavoro del fattorino di Deliveroo o del micro-cottimista di Amazon Mechanical Turk.

In cosa consiste il lavoro del consumatore?
Anche lui produce dati. Questi dati sono usati per addestrare l’intelligenza artificiale. Il consumatore produce una massa critica di scambi e transazioni che permettono alla piattaforma di esistere sul mercato. Un consumatore è parte attiva e cruciale dell’esistenza dell’algoritmo. Svolge quotidianamente una quantità enorme di gesti produttivi che sono assimilabili a quelli dei lavoratori digitali. Anche chi usa Youtube modera gratuitamente i video, segnala quelli che non sono appropriati. Chi si serve di Google allena l’algoritmo del motore di ricerca a imparare i termini più ricercati sulla base delle parole inserite da noi e da altri. Il consumatore è un produttore. Le frontiere tra questi soggetti dell’economia convergono al punto che si potrebbe dire che quando la piattaforma non vuole pagarti ti chiama consumatore e invece quando è disposta a pagarti (poco) ti chiama cottimista o micro-lavoratore.

Ha parlato di “lavoro gratuito”. Qual è il ruolo che occupa nell’economia digitale?

Il lavoro gratuito è stato definito da Tiziana Terranova già vent’anni fa. Anche allora stare in rete era un lavoro perché produceva contenuti per i siti e quelli che all’epoca si chiamavano “portali”. Negli ultimi dieci anni questa idea del lavoro gratuito è cambiata quando ci siamo resi conto che le piattaforme non commercializzano solo i nostri contenuti, ma commercializzano soprattutto i nostri dati personali e le informazioni. Quali marche ci piacciono o a che ora ascoltiamo musica. Dove siamo con il Gps. Il lavoro gratuito dell’utente di internet non è un lavoro creativo, ma è un lavoro inconscio e molto meno soddisfacente perché invisibile. In quanto tale alienante nella misura in cui non ci rendiamo conto a cosa servono e come sono usati i dati quando facciamo un recaptcha su Google o mettiamo una Tag su un’immagine su Instagram.

Per cosa sono usati questi dati?
Per produrre valore monetario per le grandi piattaforme che fanno compravendita di informazioni ma sono anche usati per creare il valore di automazione: addestrare intelligenze artificiali, insegnare alle chat box a dialogare con gli esseri umani, creare assistenti virtuali come Siri sull’Iphone o Alexa su Amazon che parlano con noi e ci aiutano a fare scelte anche al posto nostro.


Il tratto comune tra le lotte dei ciclo-fattorini di Foodora o di Deliveroo, quelle di Amazon e quelle nei paesi dei “lavoratori del click, è dunque il lavoro digitale?

Sì, queste lotte sono accomunate da una forma di lavoro diversa rispetto a quelle a cui eravamo abituati nel secolo scorso. Oggi il lavoro digitale passa attraverso le piattaforme digitali che vanno considerate come un tipo di organizzazione produttiva. In più, le piattaforme sono imprese e mercati. Amazon è un’impresa delle più tradizionali con una cultura brutale della disciplina del lavoro, lo si vede ad esempio nei magazzini ma anche negli uffici. Ma Amazon è anche un mercato, un marketplace basato su un enorme catalogo e su compravendite meno conosciute, quelle dei dati. Deliveroo è la stessa cosa: è un impresa, con dipendenti, risorse materiali e immateriali ed è al tempo stesso un mercato del lavoro che connette clienti, attività produttive e fattorini. In questo caso la piattaforma opera un matching algoritmico, crea una correlazione tra soggetti diversi. In Amazon la correlazione è tra chi produce un prodotto e chi lo compra.

Lei è un sostenitore del reddito di base. In che modo può tutelare la forza lavoro digitale intermittente e precaria?
Riconoscendo il lavoro dei dati che passa dalle piattaforme. Lo ha già sostenuto un rapporto del ministero francese delle finanze nel 2013 e un rapporto della fondazione Rockfeller l’anno scorso. I giganti del digitale non vanno tassati sulla base di quanti data center o uffici hanno in un paese, ma sulla base dei dati prodotti dagli utenti delle piattaforme. Se in Italia ci sono 30 milioni di utenti di Google, è giusto tassare Google sulla base dei profitti ottenuti grazie alla loro attività. Così si può finanziare un reddito di base, un reddito digitale connesso al lavoro digitale che ciascuno di noi svolge su Internet o sulle «app» mobili.

***Antonio Casilli ha scritto, tra l’altro, Qu’est-ce que le digital labor? Editions de l’INA con D. Cardon, 2015; Stop Mobbing (DeriveApprodi, 2000); La Fabbrica Libertina (Manifestolibri, 1997)

Lessons from Amazon’s Italian hub strike: industrial action that does not factor in both work AND data is doomed to be ineffective

On Nov 24, 2017, the three main Italian unions (CGIL, CISL, UIL) have called for a strike over the failure to negotiate Black Friday bonuses for the 1,600 permanent workers at the distribution hub near the Northern town of Piacenza. Unions say 50% of the workers partake in the strike. Amazon says it was more like 10%.

Bottom line: the strike did not stop Black Friday in Italy. Someone was working. Yet, according to several sources, it was not not permanent workers, but the 2,000 temps that Amazon recruited until Xmas who saved the day. They were not hired to replace striking workers. Even in Italy, this would be illegal. They were hired to face Nov./Dec. surge in retail sales. And of course they did not stop working on Black Friday 2017. That said, Amazon is known internationally for its brutal workplace discipline, its anti-labor stance, and has been accused of hiring temps, contingent workers and even workampers to edge out unionized labor force.

In Italy, one can recruit a lot of those. Unemployment is at 11.1% and there’s a millions-strong industrial reserve army of faux-freelance, part-timers, “coordinated collaborators”, “project-contractors”, “leased staff” and many other forms of non-standard employees. Especially since the infamous Jobs Act heralded by the government of former PM Matteo Renzi, among young workers temp jobs accounts for 50% of employment and they are up 7% since Sept 2017.

But Italian retail workers and their strike tell only part of the story. Amazon isn’t about e-commerce: it’s about big data. Interestingly, Matteo Renzi’s government has been very helpful in facilitating the strategy of “data entryism” of the Seattle giant, going as far as to hire Amazon’s former vice-president and now-biggest employee shareholder of the platform as “Commissioner for Digital Italy”. He’s doing this for free, and you know what they say when you’re not paying for something…

Which brings us to the main point. Amazon strategy is predicated on data and work. Even better: it is predicated on data-as-work, because it extracts value from the data stored in its humongous cloud and hosting services, and because it uses people-as-a-service (according to Jeff Bezos’s early characterization of Amazon Mechanical Turk) to train, enrich, refine data.

Btw, do you wanna know what the new Italian Digital Commissioner considers as a success story for digital transformation? The controversial Indian biometric ID system… And do you know where 36% of Amazon Mechanical Turkers live? India… (Here’s the interview [in Italian] where the Digital Commissioner talks about Indian ID system while at the same time declaring that “he misses Amazon so much”).

Take-away message: Amazon corporate takeover of Italy is as much a matter of labor policy as it is of data politics. As long as the unions continue to focus on the former while neglecting the latter, their action is doomed to be ineffective. Case in point: after dominating Black Friday sales, Amazon’s shares are up 2% and Jeff Bezos is still world’s wealthiest man. So Amazon Italia just gave a giant middle-finger to workers by cancelling the meeting with unions and rescheduling it for after Xmas…

Colonialisme numérique ? (dans Usbek&Rica, oct-nov. 2017)

Dans le numéro 20 (oct-nov. 2017) du magazine de technologie, prospective et société Usbek & Rica, un long essai de Lilas Guevara sur les postures néo-colonialistes des géants du numérique. La deuxième partie du texte discute mon article Digital labor studies go global, paru dans l’International Journal of Communication en 2017.

Voici un fragment (le reste est disponible en libre accès ici).

(…)

« Colonialité » plutôt que colonialisme

Pourtant, si la grille de lecture postcoloniale est un outil conceptuel intéressant pour mieux comprendre ces structures de domination, la référence ne peut être manipulée à la légère. Dans son article « Digital Labor Studies Go Global. Towards a “digital decolonial turn” », publié en 2017 dans l’International Journal of Communication, le chercheur Antonio Casilli écrit que le parallèle avec « le colonialisme, l’impérialisme et l’esclavage pose certains problèmes. (…) Ces concepts sont à la fois trop osés et trop mous. Osés parce qu’ils reposent sur la valeur choc de notions chargées d’histoire ; mous parce qu’ils ne vont pas au-delà d’équivalences abstraites ». D’après lui, ces grilles d’analyse plaquent des interprétations sur des relations qui n’ont pas d’histoire coloniale : les États-Unis n’ont jamais été les colonisateurs historiques par exemple ; pour autant, ce sont eux qui essuient les principales critiques dans le débat sur l’exploitation à l’heure numérique. Antonio Casilli souligne également une tendance à l’« orientalisme », qui enferme les pays du Sud dans un rôle statique, figé dans des rapports qui les rendent « passifs », ce qui relève d’« un certain paternalisme ».

Antonio Casilli introduit le concept philosophique de « colonialité » en lieu et place de celui de colonialisme pour nourrir une réflexion sur l’émancipation des travailleurs du Sud

Casilli introduit donc le concept philosophique de « colonialité » en lieu et place de celui de colonialisme, non seulement pour rendre visibles les relations de pouvoir évoquées plus haut, mais aussi pour nourrir une réflexion sur l’émancipation des travailleurs du Sud. Il s’appuie sur les travaux du professeur portoricain d’études postcoloniales Nelson Maldonado-Torres, pour qui la colonisation s’immisce aussi dans les manières d’être des colonisés, subsistant même après la fin des administrations coloniales. Pour Maldonado-Torres, les sujets modernes « respirent la colonialité tout le temps et tous les jours » et partagent des traits existentiels, qu’il définit comme la « colonialité de l’être ». En d’autres termes, il faut prendre en compte les subjectivités des personnes qui ont créé leur identité en tant que sujets coloniaux « et donc qui ne se projettent qu’à partir de ces relations d’exploitation », explique Antonio Casilli.

Des travailleurs dans les mines de cobalt du Congo. Crédits : Amnesty International

Pour le sociologue, ce concept peut éclairer les relations de pouvoir qui continuent d’exister aujourd’hui à l’ère du digital labor, tout en ouvrant une voie vers l’émancipation, grâce à la création d’une identité commune pour ces travailleurs numériques, souvent isolés et marginalisés. Le chercheur reprend les mots de Maldonado-Torres pour appeler à « rendre visible l’invisible et analyser les mécanismes qui produisent cette invisibilité ou la visibilité distordue (…) pour permettre l’émergence de réflexions critiques provenant des personnes “invisibles” elles-mêmes ». Cette prise de conscience des travailleurs invisibles est la première étape pour s’émanciper des relations de pouvoir, que ce soit par la création de coopératives ou par le conflit.

En parallèle – et peut-être sera-t-elle poussée par l’autonomisation des travailleurs –, il faudra bien aussi qu’à terme intervienne une forme de « libération » du consommateur. Car même l’exploitation numérique possède deux versants : la situation de l’ouvrier/travailleur numérique vient refléter celle du consommateur qui, tout en étant du « bon côté » de la barrière, est devenu dépendant des produits et services de la Silicon Valley, en échange desquels il cède aux Gafa et autres géants du numérique ses données personnelles et toute son attention. Bref, tout le monde est perdant, sauf Google et ses amis. Pour l’instant. Mais il semblerait que le désir d’un modèle plus équitable pour tous commence à gronder… Sous la Valley, les pavés ?

Ailleurs dans les médias (nov. 2017-févr. 2018)

» (18 févr. 2018) À la rencontre de ces communautés qui se servent de Facebook pour se retrouver, Mashable

» (17 févr. 2018) Avanti popolo del Web, Repubblica

» (17 févr. 2018) Internet nʹa jamais été aussi fragile, Le six heures – neuf heures du Samedi, RTS

» (16 févr. 2018) Et si nous devenions tous propriétaires de nos données ?, Le Point

» (12 févr. 2018) « L’avenir du travail » au Sud, CETRI, Centre Tricontinental

» (9 févr. 2018) Les facettes de l’intelligence artificielle à l’Université Paris-Saclay, Université Paris Saclay

» (6 févr. 2018) Pourquoi mes données personnelles ne peuvent pas être à vendre !, InternetActu

» (5 févr. 2018) Pour une protection sociale des données personnelles, Scinfolex

» (29 janv. 2018) Revendre ses données « personnelles », la fausse bonne idée, Mais où va le web?

» (25 janv. 2018) Comment l’Europe s’organise pour mieux protéger notre vie privée sur internet, Le Soir

» (23 janv. 2018) Fake News et triche électorale en ligne, Terra Nova

» (23 janv. 2018) Données personnelles : la monnaie du XXIe siècle ?, OVH blog

» (22 janv. 2018) Amis ou Médias, Le Figaro

» (20 janv. 2018) “Los trabajadores son el corazón del algoritmo”: El nuevo capitalismo digital, Sinpermiso

» (14 janv. 2018) L’algorithme des pauvres gens, Affordance Info

» (13 janv. 2018) Paramétrer notre bulle de filtre… pour en reprendre le contrôle, Le Monde / InterenetActu

» (27 déc. 2017) Digital Capitalism and Workers’ Rights: ‘Workers Are the Heart of the Algorithm’, Global Research

» (20 déc. 2017) Antonio Casilli: ‘Os trabalhadores são o coração do algoritmo’, Tempo Livre

» (18 déc. 2017) Intelligence artificielle : quels impacts sur l’économie et la société ?, Prospectibles Sciences Po

» (5 déc. 2017) La construction d’un modèle économique par un engagement syndical, Synpell

» (04 déc. 2017) Dietro l’intelligenza artificiale tanti schiavi e il nostro lavoro gratuito, Terrelibere

» (28 nov. 2017) Siamo tutti Qè – Amazon e dintorni: l’algoritmo delle ingiustizie – Pessima Ikea, Podcast, Radio Articolo 1

» (27 nov. 2017) Les données personnelles, Radio Amicus Curiae

» (27 nov. 2017) Amitié et réseaux sociaux : font-ils bon ménage ?, Aleteia

» (24 nov. 2017) Compte rendu – Séminaire Mutations sociales, mutations technologiques, France Stratégie

» (9 nov. 2017) Numer’X : Quel travail !, Radio Campus

 

Ne La Stampa (Italia, 23 nov. 2017)

Di ritorno dal Belgio, dove avevo appena partecipato al workshop ENDL-2 e dove ho potuto seguire da vicino la vicenda Deliveroo/SMart, ho rilasciato un’intervista al quotidiano La Stampa. Ecco il risultato, egregiamente spiegato da Barbara D’Amico.

 

Deliveroo contro la coop che tutela i fattorini

Barbara D’Amico


I diritti dei lavoratori del digitale europei assomigliano sempre più a un piatto servito freddo e senza contorno. Lo scorso 25 ottobre, infatti, una delle più note aziende di consegna di cibo a domicilio, Deliveroo, ha annunciato di voler interrompere la collaborazione avviata in Belgio con la cooperativa Smart: la stessa che nel 2015 era riuscita a inquadrare la maggior parte dei fattorini della start-up attivi nel paese grazie a un accordo con l’azienda per garantire loro assicurazione, salario minimo e previdenza. Ciò significa che dal 2018 gli oltre 3200 rider di Deliveroo Belgio non avranno più quella tutela minima che la cooperativa dei freelance era riuscita a garantire in modo diretto. Smart è una realtà nata proprio in Belgio alla fine degli anni Novanta per tutelare i freelance più a rischio, quelli del mondo dello spettacolo. Oggi conta oltre 90 mila soci in tutto il mondo e si è allargata a dismisura: non più solo artisti e attori, ma anche videomaker, sviluppatori, giornalisti, insomma chiunque lavori in proprio. Il suo successo è dovuto al modello mutualistico: grazie al fondo alimentato dalle trattenute sulle commesse dei lavoratori inquadrati, Smart ne sostiene gli oneri previdenziali e gli anticipi su quanto dovuto dai clienti, preoccupandosi di tutta la parte amministrativa e contrattuale che in genere pesa sul singolo.

Perché il caso belga è importante per l’Italia

Le startup del food delivery impazzano anche in Italia, così come da noi è presente Smart da tre anni. Insieme all’Associazione italiana dei lavoratori autonomi, ACTA, la cooperativa sta lavorando alla proposta di modifica dello Statuto del Lavoro Autonomo avanzata dal giuslavorista Pietro Ichino per superare la divisione tra lavoro dipendente e lavoro freelance e ottenere tutele omogenee per tutti (tramite il meccanismo della cosiddetta umbrella company). Il caso belga però ha messo in allarme queste realtà e ora una normativa nazionale sembra essere l’unica soluzione contro i colpi di testa delle imprese di servizi digitali. «La decisione di Deliveroo è stata favorita anche da un progetto di legge del governo belga che sottrae a fiscalità e contribuzione i redditi da lavoro autonomo fino a 6 mila euro – si legge nel comunicato con sui Smart ha denunciato l’accaduto – Uno scenario che interessa in modo particolare i platform workers». Deliveroo ha scelto in Belgio di pagare meno tasse sul lavoro dei ciclo-fattorini, rinunciando ad avvalersi di un intermediario per la parte di contrattualizzazione tra azienda e rider che come la maggior parte dei “platform workers”, cioè i lavoratori a chiamata nell’era digitale, realizzano mansioni affidate grazie a un’app gestita dall’azienda.

Non chiamateli lavoretti

«Smart svolge un servizio che queste aziende non forniscono, come caricarsi degli oneri previdenziali dei lavoratori – spiega a La Stampa Antonio Casilli, esperto di lavoro digitale e professore associato presso il Telecommunication College of the Paris Institute of Technology (Télécom ParisTech) -. Le piattaforme di food delivery sono al centro di polemiche, lotte e scioperi dei lavoratori della app e le proteste dei rider sono fatte a posta per ottenere protezioni sociali che non vengono garantite perché, dicono queste aziende, portare pasti a casa è un lavoretto: invece non è così, si tratta di lavoro vero e proprio perché porto una divisa, rappresento l’azienda, rispondo a chiamata e ho una app che controlla in qualche modo quello che faccio in maniera anche più pervasiva di quanto non accadesse prima dell’avvento delle app.

A caccia di flessibilità

Nel caso specifico, Deliveroo, come altri concorrenti, ha inizialmente proposto di affiliare i rider in modo permanente, per fidelizzarli e per fare massa critica, ma una volta raggiunto il numero di fattorini necessari ha iniziato a flessibilizzare il lavoro interno. Queste aziende vogliono ancora più flessibilità. Vogliono il cottimo». Eppure formule di tutela come quelle su cui Deliveroo poteva contare sono una garanzia per le stesse aziende. E’ grazie al fondo di Smart se, sempre in Belgio, nel 2016 i fattorini di un’altra startup del cibo a domicilio, Take Eat Easy, si sono visti saldare i pagamenti dopo il fallimento della società (e nonostante questa avesse ottenuto investimenti per 10 milioni di euro http://startupitalia.eu/61480-20160726-take-eat-easy-rocket-internet).. Abbiamo verificato le comunicazioni di Smart Belgio ai suoi associati, e confermano che nel luglio 2016 la cooperativa si è impegnata a versare 360 mila euro di compensi ai rider perché le casse della società erano vuote. Lo ha fatto fino al 25 luglio di quell’anno.

Il gioco dello scaricabarile

Secondo i dati di CB Insights, società di analisi finanziaria internazionale, quella del food delivery non è una vera e propria bolla ma un settore altamente competitivo all’interno di mercato, quello del cibo, che vale 650 miliardi di dollari e in cui anche i più bravi faticano a restare a galla. Dopo un exploit, nel 2010, con una miriade di società e servizi, si è poi passati alla fase delle concentrazioni e acquisizioni da parte di pochi mastodontici marchi (da Amazon, a Uber) difficili da battere. L’unico modo per restare competitivi, specie nel campo delle consegne dei pasti a domicilio, è limare sui costi di consegna (e quindi sui compensi e le tutele di chi le consegne le fa) che oggi sono il vero tallone d’achille di questo business.

I platform workers sono i nuovi lavoratori a cottimo

La tendenza alla flessibilizzazione del lavoro, però, non riguarda solo il food delivery. I “platform workers” sono un fenomeno sempre più esteso ma non regolato. L’esempio principe è Amazon Mechanical Turk, la piattaforma con cui Amazon permette alle aziende di reclutare in unica soluzione anche migliaia di lavoratori per assegnare loro delle micro-mansioni ( dette micro-task). Dalla pulizia di un dataset, fino alla selezione di migliaia di immagini, gli ingaggi sono i più disparati. Più spesso questi plotoni di micro-workers sono assoldati per allenare i complessi sistemi di machine learning che, prima di automatizzare un servizio, devono essere istruiti da qualcuno. Non esiste rapporto umano tra chi ingaggia e l’ingaggiato e non si sa bene quali siano le condizioni di lavoro di chi si presta alle micro-task. «Il caso belga dimostra che l’azione di uno o più soggetti virtuosi non è sufficiente se non viene sostenuta da un ecosistema normativo adeguato – commenta Donato Nubile, presidente di Smart Italia -. In Italia il dibattito intorno ai platform workers è ancora fermo allo stabilire se si tratti di lavoratori autonomi o meno, e non va al cuore del problema: comunque li si definisca, si tratta di lavoratori senza tutele. E non bisogna dimenticare che accanto a questi lavoratori in divise dai colori accesi ce ne sono moltissimi che sfuggono alla nostra vista ma che affrontano gli stessi problemi: grafici, programmatori, videomaker, freelance di ogni settore, indipendentemente dal fatto che le loro occasioni di lavoro giungano o meno da una piattaforma. Un intervento normativo che si rivolga solo ai platform workers e si dimentichi questa crescente fetta del lavoro autonomo sarebbe miope e insufficiente». Anche per Casilli non può essere solo la cooperativa di turno a trovare soluzioni al problema. «In diversi paesi europei, il fatto che non ci fosse una cultura digitale presso i policy makers ha permesso a certi gruppi industriali e lobby di dettare legge sul lavoro digitale. Si tratta degli stessi gruppi che producono rapporti e white papers pronti ad essere copiati e incollati nei testi di legge», spiega.

Il ruolo del sindacato

Per evitare trappole, suggerisce Casilli, bisognerebbe chiamare in causa proprio i sindacati.«I sindacati tradizionali stanno facendo un lavoro enorme di recupero culturale per quanto riguarda il mondo del lavoro digitale. Smart è sicuramente una soluzione al problema delle tutele, ma i sindacati ora devono decidere se essere puri interlocutori sociali in grado di contrattare con queste aziende, piattaforme e realtà digitali oppure organizzazioni che forniscano anche servizi di assistenza e tutela diretta ai lavoratori». Qualunque sia la scelta, va fatta in fretta. Forse, più dei robot mangia-lavoro, bisogna correre ai ripari per evitare che le nuove tecnologie diventino la scusa contemporanea per tornare a una visione miope quanto antica: considerare le tutele un peso e non un investimento nella tenuta sociale dell’Europa così come ritenere la componente umana una voce di bilancio e non la molla dell’economia.

[Podcast] Grand entretien sur Digital labor, micro-tâcheronnat et automation (RTS, Suisse, 20 nov. 2017)

Voilà le podcast de l’entretien que j’ai accordé à Sarah Dirren pour Versus-Penser, émission de la Radio Télévision Suisse (Espace 2) consacrée aux sciences humaines.

Révolution Travail 1/5: Le Digital Labor
Avec la révolution numérique de nouveaux métiers ont vu le jour, celui de cliqueurs par exemple. Ils sont estimés à plus de 100 millions dans le monde surtout dans les pays émergents. Ils fournissent un micro-travail essentiel, puisque ces prolétaires du numérique apprennent aux intelligences artificielles à reconnaitre une image ou une musique. Ces microtâcherons œuvrent dans des fermes à clic ou sur des plateformes telle quʹAmazon Mechanical Turk.
Nous aussi, nous travaillons – presque à notre insu – lorsque nous naviguons sur le net et les réseaux sociaux. Nous aussi nous produisons de la valeur, des données, ce big data, pilier de lʹéconomie numérique.
Tour dʹhorizon avec Antonio A. Casilli, sociologue, spécialiste des réseaux sociaux, maître de conférences en humanités numériques à Télécom ParisTech et chercheur au Centre Edgar-Morin de lʹEcole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.