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Le programme du séminaire “Étudier les cultures du numérique” (#ecnEHESS) 2020-2021 enfin disponible !

Mon séminaire EHESS Étudier les cultures du numérique (mieux connu comme #ecnEHESS) est de retour pour la 13e année consécutive.

Structure du séminaire

Le programme se compose de 10 séances :

Programme du séminaire #ecnEHESS
  1. 29 octobre 2020, 17h-20h, Institut des Systèmes complexes (ISC-PIF) salle 1.1., 113 rue Nationale 75013 Paris : Antonio Casilli « Introduction au séminaire : socialisation et communauté sur internet » (Séance thématique réservée aux étudiant•es EHESS, max 15)
  2. 12 novembre 2020, 19h-21h, Gaîté Lyrique, 3bis rue Papin 75003 Paris : Antonio Casilli « Que s’est-il passé au juste ? Covid-19, inégalités, travail et plateformes » (Séance d’approfondissement ouverte aux auditeurs libres)
  3. 16 décembre 2020, 19h-21h, Gaîté Lyrique, 3bis rue Papin 75003 Paris : Antonio Casilli et collectif RYBN « Aux sources du travail du clic : automates et usines à calcul (XVIIIe-XXe siècle) » (Séance d’approfondissement ouverte aux auditeurs libres)
  4. 28 janvier 2021, 19h-21h, Gaîté Lyrique, 3bis rue Papin 75003 Paris : Anna Jobin (ETH Zurich) « Vers une convergence de l’éthique de l’IA ? » (Séance d’approfondissement ouverte aux auditeurs libres)
  5. 18 février 2021, 17h-20h, Institut des Systèmes complexes (ISC-PIF) salle 1.1., 113 rue Nationale 75013 Paris : Antonio Casilli « Reseaux et capital social en ligne » (Séance thématique réservée aux étudiant•es EHESS, max 15)
  6. 11 mars 2021, 19h-21h, Gaîté Lyrique, 3bis rue Papin 75003 Paris : Lilly Irani (UCSD, chercheuse invitée EHESS PRI IA) « It takes a culture to raise an AI » (en anglais) (Séance d’approfondissement ouverte aux auditeurs libres)
  7. 15 avril 2021, 17h-20h, Institut des Systèmes complexes (ISC-PIF) salle 1.1., 113 rue Nationale 75013 Paris : Antonio Casilli « Vie privée et surveillance de masse à l’heure des plateformes » (Séance thématique réservée aux étudiant•es EHESS, max 15)
  8. 20 mai 2021, 19h-21h, Gaîté Lyrique, 3bis rue Papin 75003 Paris : Shannon Vallor (University of Edinburgh) « Technology’s moral debt » (en anglais) (Séance d’approfondissement ouverte aux auditeurs libres)
  9. 27 mai 2021, 16h-20h, Institut des Systèmes complexes (ISC-PIF) salle 1.1., 113 rue Nationale 75013 Paris : Antonio Casilli « Travail, automation et digital labor », suivie d’une séance de restitution des travaux des étudiant•es (Séance thématique réservée aux étudiant•es EHESS, max 15)
  10. 17 juin 2020, 19h-21h, Gaîté Lyrique, 3bis rue Papin 75003 Paris : Angèle Christin (Stanford) « Comment les algorithmes transforment les valeurs professionnelles et les pratiques de travail » (Séance d’approfondissement ouverte aux auditeurs libres)
Inscriptions :

Pour vous inscrire, merci de renseigner le formulaire de contact (option “seminar”).

Cet enseignement est une unité du tronc commun du master en sciences humaines et sociales de l’EHESS, mention Savoirs en sociétés (SES), parcours HSTS (Histoire des Sciences, des Techniques et des Savoirs), en collaboration avec le Centre Alexandre Koyré.

Modalités de validation :

La dernière heure de chaque séance thématique est consacrée au contrôle continu (présentation des fiches de lecture et discussion de textes fondamentaux pour l’enseignement). La dernière séance thématique du cours (27 mai 2020), de la durée de quatre heures, est réservée pour la présentation orale des travaux des étudiant.es (contribution à des pages Wikipédia convenues au préalable avec le responsable de l’enseignement).

[Podcast] “Prolétaires du web” une série de reportages radio pour la RTS (6 sept. 2020)

Pendant une semaine, sur la Radio Télévision Suisse Gérald Wang consacre 5 reportages aux nouveaux métiers précaires du web : livreurs, chauffeurs, camgirls, travailleur•ses de la logistique et des services bancaires. Ensuite, l’émission Les échos de Vacarme invite Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, et Antonio A. Casilli, sociologue et professeur à Télécom Paris, pour commenter les reportages.

Les ordinateurs se sont immiscés dans notre quotidien. Ils ont changé nos gestes de tous les jours. Les activités qui demandaient un déplacement – aller au magasin, manger un plat de son restaurant préféré, payer ses factures, voire même se rendre chez une prostituée – peuvent désormais se faire sans bouger de chez soi. Quʹen est-il des promesses liées à cette digitalisation du monde? Sommes-nous passés dʹune société de production à une société de services? Avons-nous vraiment pu libérer du temps pour nos loisirs? À quoi ressemblent les vies de celles et ceux qui font marcher les rouages de ce système?

[Podcast] IA et Coronavirus (France Inter, 18 août 2020)

Intelligences artificielles à l’heure du coronavirus

De visioconférence en téléconsultation médicale, la crise sanitaire a changé notre rapport aux algorithmes. De quelle manière le coronavirus et le confinement ont changé notre vision des intelligences artificielles ? Quels changements sont à prévoir pour le monde de demain ?

Dis Siri, ai-je raison de m’inquiéter ? Comme beaucoup de monde en ce moment, j’ai peur d’une deuxième vague de covid 19. J’ai peur d’un éventuel reconfinement. J’avais besoin de savoir. Alors j’ai demandé à l’assistant vocal d’Apple, qui a réponse à tout. 

Dis Siri, y’aura-t-il une deuxième vague ? Pour tout vous dire, j’espérais qu’il ne comprendrait pas, et que sa réponse serait amusante, qu’il me parlerait d’océan et de vagues à surfer. Mais non, Siri a compris ma question. Sauf qu’en guise de réponse, il me renvoie sur des articles datant de juin sur la crainte d’une deuxième vague. L’assistant vocal, en l’occurrence, ne surfe pas sur l’actu brûlante ! Merci Siri, mais tu ferais mieux de me parler de l’écume des vagues.  

Toutes les crises offrent l’occasion de se poser les bonnes questions. Celle du covid doit, assurément, nous permettre d’interroger l’intelligence artificielle, qui est déjà partout dans nos vie. Y a-t-il un effet Covid sur notre relation avec elle ? 

Voilà la question que nous allons nous poser jusqu’à 11h. Que peuvent-elles pour nous, ces intelligences artificielles, quelles améliorations, quelles aides, notamment sur le plan médical ? Mais quels risques impliquent-elles aussi ? Et quelles limites doit-on fixer pour des machines plus éthiques ? N’hésitez pas à poser toutes vos questions à la page de “l’été comme jamais”, sur franceinter.fr, ou sur l’application mobile d’Inter. Deux spécialistes sont là pour vous répondre. Intelligences artificielle à l’heure du coronavirus.

Nos invité.e.s : 

  • Antonio Casilli, sociologue
  • Laurence Devillers, professeure en Intelligence artificielle

[Podcast] Grand entretien “Comment le confinement a montré les limites du tout-numérique” (RFI, 13 juin 2020)

Dans cet entretien avec Antonio Casilli, il est question des chaînes logistiques durant le confinement (des entrepôts aux « travailleurs du dernier kilomètre »), de la façon dont le télétravail a été organisé et vécu (surcharge cognitive), des microtravailleurs du web et de leur rôle sur les intelligences artificielles. Enfin, on s’interroge : faut-il démanteler les géants du numérique ? Pour notre invité, il faut « mettre les plateformes face à leurs propres fragilités », pour le bien public.

Antonio Casilli est l’auteur d’« En attendant les robots – Enquête sur le travail du clic » (Seuil, 2019).

[Vidéo] Séminaire Web “Petits déjeuners Durkheim” (29 mai 2020)

Une séance animée par Florent Le Bot, IDHES, université d’Evry, organisée avec Nathalie Barnault (Bibliothèque Durkeim, ENS Paris-Saclay) et réalisée en webconférence par la MSH Paris-Saclay.

Antonio Casilli nous présente son livre « En attendant les robots. Enquête sur le travail du clic » paru aux Éditions du Seuil, 2019. Avec en discutant Alexandre Moatti

Professeur à Télécom Paris et chercheur à l’UMR i3 (CNRS / X, Mines ParisTech, Télécom Paris), Antonio Casilli aborde les enjeux du numérique en sociologue. A la suite de projets de recherche qu’il a coordonnés sur les réseaux sociaux en ligne, la santé et la vie privée, il s’est intéressé au « travail du clic » (digital labor) promu par les plateformes numériques. Lauréat d’un appel à workshops de la MSH Paris-Saclay en 2017, il a été la même année lauréat d’un appel à projets Maturation avec le projet DipLab (pour Digital Platform Labor), lequel vise à rendre visible et organiser le micro-travail à l’œuvre sur les plateformes numériques, à partir d’approches interdisciplinaires. Ce projet a fait l’objet d’une conférence internationale organisée en juin 2019 avec France Stratégie.

En attendant les Robots :

L’essor des intelligences artificielles réactualise une prophétie lancinante : avec le remplacement des êtres humains par les machines, le travail serait appelé à disparaître. Si certains s’en alarment, d’autres voient dans la « disruption numérique » une promesse d’émancipation fondée sur la participation, l’ouverture et le partage. Les coulisses de ce théâtre de marionnettes (sans fils) donnent cependant à voir un tout autre spectacle. Celui des usagers qui alimentent gratuitement les réseaux sociaux de données personnelles et de contenus créatifs monnayés par les géants du Web. Celui des prestataires des start-ups de l’économie collaborative, dont le quotidien connecté consiste moins à conduire des véhicules ou à assister des personnes qu’à produire des flux d’informations sur leur smartphone. Celui des microtravailleurs rivés à leurs écrans qui, à domicile ou depuis des « fermes à clic », propulsent la viralité des marques, filtrent les images pornographiques et violentes ou saisissent à la chaîne des fragments de textes pour faire fonctionner des logiciels de traduction automatique. En dissipant l’illusion de l’automation intelligente, Antonio Casilli fait apparaître la réalité du digital labor : l’exploitation des petites mains de l’intelligence « artificielle », ces myriades de tâcherons du clic soumis au management algorithmique de plateformes en passe de reconfigurer et de précariser le travail humain.

[Video] Intervento ne “Il Mondo che Verrà” (Feltrinelli, 25 maggio 2020)

 ‘Il mondo che verrà’ è una serie di interventi video sui canali social del Gruppo Feltrinelli: quattro appuntamenti a settimana, dal 27 aprile 2020 con i contributi degli autori della casa editrice. 

Come sarà il mondo dopo la pandemia? Cosa dobbiamo portarci nella nostra vita di domani? Giangiacomo Feltrinelli editore prova a rispondere a questo e ad altri interrogativi con ‘Il mondo che verrà’. Un palinsesto di contributi video di scienziati, storici, giornalisti e narratori che proporranno idee e strumenti per ripartire con consapevolezza verso un futuro da inventare. Perché cercare risposte attraverso la conoscenza, la competenza e l’autorevolezza è la migliore risorsa a cui possiamo attingere. Come cambierà il nostro rapporto con la scienza? Come vivremo da cittadini le nuove sfide della politica e del lavoro? Quale sarà il nuovo ruolo della tecnologia nella nostra vita? E cosa sta succedendo alla scuola e al nostro modo di concepire l’insegnamento?

[Video] Massey Dialogues (University of Toronto, 29 Apr. 2020)

The Massey Dialogues – Prof. Antonio Casilli on COVID19 & Digital Labour: The Fate Of Last-Mile Workers

Wednesday, April 29 at 12:00 pm – 1:00 pm EDT 

Principal Nathalie Des Rosiers will take us to France’s struggles with the pandemic, in her interview with Antonio A. Casilli, a professor of sociology at Telecom Paris (Paris Grande École of Telecommunications), which will focus on civil liberties, privacy issues, digital workers in France during COVID-19 and particularly privacy invasion. They will be joined in conversation by Junior Fellow and former Don of Hall Julian Posada, who is pursuing his Ph.D. at the Faculty of Information at the University of Toronto and Brenda McPhail, Director of Privacy, Technology & Surveillance Project at Canadian Civil Liberties Association.

The Dialogues are open to the public – we invite everyone to join and take part in what will be a very informative online discussion. Participants are invited to submit questions to the speakers in real time via the youtube channel’s chat function as well as through Twitter with the hashtag #MasseyDialogues.

Click here Wednesday at 12:00pm EST to join this livestream event.

Antonio A. Casilli is a professor of sociology at Telecom Paris (Paris Grande École of Telecommunications, part of the Polytechnic Institute of Paris) and a researcher at the Interdisciplinary Institute on Innovation (i3), an institute of the French CNRS.

He is also an associate researcher at the LACI-IIAC (Critical Interdisciplinary Anthropology Center, formerly Edgar Morin Centre, of the School for Advanced Studies in Social Sciences – EHESS, Paris) and a faculty fellow et the Nexa Center for Internet and Society (an institute of the Polytechnic University of Turin).

Julian Posada is a Ph.D. candidate at the Faculty of Information. He also served as the 56th Don of Hall of Massey College during the 2019-2020 academic year. His research combines sociology, political economy, and software studies to explore ethical organizational models of labour platforms and the implementation of artificial intelligence into online work. He worked for the French National Centre for Scientific Research and holds a BA in the humanities from the University of Paris-Sorbonne and an MSc in economic sociology from the School for Advanced Studies in the Social Sciences, where he was an elected student representative and member of the fencing team.

Brenda McPhail is the Director of the Canadian Civil Liberties Association’s Privacy, Surveillance, and Technology Project. She guides CCLA’s interventions in key court cases that raise privacy issues, such as the recent Supreme Court of Canada cases R. v. Marakah and R v. Jones, which confirmed privacy rights in electronic communications. Her research agenda focuses on the social implications of technology, and recent work has focused on surveillance of dissent, government information sharing, digital surveillance, video surveillance, and rights issues raised by artificial intelligence. CCLA also has an education mandate, and Brenda works to develop resources and presentations to drive public awareness about the importance of privacy as both an individual and a social good. She received her Ph.D. from the University of Toronto, Faculty of Information.

Intervista ne Il Manifesto (29 avr. 2020)

Antonio Casilli: i nuovi conflitti del lavoro digitale nella società virale | il manifesto

Roberto Ciccarelli


Verso il primo Maggio 2020. Intervista al sociologo Antonio Casilli: «Economie delle app, grande distribuzione, e-commerce. Organizziamoci senza essere subalterni alla retorica dell’innovazione. A Madrid i rider hanno scioperato in quarantena. Azioni sindacali sono previste anche il primo maggio negli Stati Uniti»

Antonio Casilli (Università Paris Télécom)
Antonio Casilli (Università Paris Télécom)

Edizione del 29.04.2020

Pubblicato 28.4.2020, 23:07

Aggiornato 30.4.2020, 8:31

La crisi pandemica ha fatto emergere un mercato del lavoro a tre teste – afferma Antonio Casilli, docente di sociologia presso l’università Télécom Paris – Ci sono persone che possono tele-lavorare da casa durante la quarantena. Lo “smart working” è molto celebrato, ma la possibilità di ricorrere a questo uso delle piattaforme digitali non supera in media il 30 per cento della forza lavoro dipendente. Nel lungo post-quarantena lo “smart working” potrebbe essere imposto e non scelto. In alcuni casi potrebbe essere il preludio al licenziamento, al part time involontario o al taglio del costo del lavoro».

Quali sono le altre teste?
La seconda è costituita da lavoratori precari o dipendenti già attivi che non possono tele-lavorare. Il personale medico, quello della grande distribuzione, i trasporti pubblici e i lavoratori di prossimità. Tra questi ci sono i lavoratori delle consegne dell’ultimo chilometro: i rider in moto o in bici, i driver con i camioncini che Amazon considera “liberi professionisti” o conto-terzisti e sono invece alle sue dipendenze. Consegnano le merci a chi è in quarantena e sono diventati più visibili quando le folle sono scomparse dalle città. La terza testa è quella dei lavoratori dell’automazione che moderano i commenti sui social network o allenano gli algoritmi a diventare “intelligenti”. Oggi il traffico di dati è enormemente aumentato a causa della reclusione di miliardi di persone. Questi “operai” digitali, a volte dei cottimisti pagati a clic, operano in tutto il mondo e, pur essendo molto numerosi, sono a volte impossibilitati a radunarsi nelle fabbriche del clic dove operano in Spagna, in Irlanda, paesi anche loro in quarantena. E, se operano da casa, o da smartphone, sono pochi per gestire lo spam e le fake news che si sviluppano nelle relazioni digitali.

Che ruolo occupa il lavoro di cura in questa divisione del lavoro in quarantena?
La gestione delle relazioni familiari e delle mansioni è distribuita in maniera diseguale e il peso è ancora più forte sulle donne. Ha ragione chi rivendica il riconoscimento di un reddito per permettere l’autodeterminazione delle donne in un contesto drammatico dove aumentano le violenze domestiche e gli omicidi. In molti casi le donne lavorano nei settori di prossimità, nella grande distribuzione o nel settore sanitario. I sindacati stanno chiedendo aumenti, tutele e la regolarizzazione di lavoratrici che sono costrette ad operare nell’economia informale. La soluzione può essere dunque duplice: da una parte ci vuole un reddito che permette l’autodeterminazione, dall’altra i diritti del lavoro.

È emersa la divisione tra chi non ha sussidi ed è in povertà e chi può comunque accedere a una precarietà piattaformizzata per cercare di guadagnare. Qual è il ruolo delle piattaforme digitali in questa nuova stratificazione sociale?
Nominalmente, aiutare i lavoratori. In realtà, rafforzare il loro sfruttamento. In un contesto dove a un enorme numero di persone, anche lavoratori autonomi, sono stati estesi in maniera eccezionale i classici sussidi sociali, esiste una moltitudine di persone che non hanno accesso al welfare. Il lavoro digitale è un’opportunità per sbarcare il lunario e una giustificazione legale per uscire di casa. Assistiamo anche a una trasformazione delle piattaforme. Uber, specializzata nel trasporto privato non di linea, sta cercando di reinventarsi come trasportatore di merci dell’ultimo chilometro.

Quali sono i rischi che corre chi lavora per queste piattaforme?
Prendiamo il caso del «Contactless delivery», la consegna senza contatto. I fattorini non consegnano direttamente, ma lasciano la merce fuori dalla porta o nel portone. Ma la sicurezza è solo per il consumatore. Questi lavoratori devono relazionarsi con i ristoratori o gli hub di consegna, viaggiare in città, correre ogni tipo di rischio. Dare il monopolio a queste piattaforme significa riconoscere il monopolio di usare un linguaggio che stravolge la realtà.

Perché i gig workers protestano in molti paesi?
Le piattaforme cercano di abbassare il prezzo del lavoro, quando la domanda aumenta. In Spagna accade con Glovo che ha dimezzato la tariffa base e sta provocando ondate di scioperi. A Madrid c’è stato il primo sciopero di strada in una città in quarantena. Azioni sindacali che prima erano scioperi selvaggi si stanno organizzando per il primo maggio anche negli Stati Uniti. Si aprono nuovi fronti di conflitto attorno le piattaforme e contro la loro visione angelicata dell’innovazione. È uno scenario comune all’economia delle app, alla grande distribuzione e all’e-commerce su Instacart, Amazon o Whole Foods.

In che modo è possibile riconoscere i diritti dei lavoratori digitali dell’ultimo chilometro?
Questo era un problema scottante prima dell’epidemia, ora è ancora più urgente. Esistono due orientamenti: fare rientrare il lavoro della consegna dell’ultimo chilometro in quello subordinato, garantendo le tutele. È la posizione prevalente tra i sindacati e in alcuni attori della società civile. Non tutti sono però d’accordo. Tra i lavoratori alcuni chiedono addirittura la chiusura o la collettivizzazione delle piattaforme e l’estensione dei diritti oltre il lavoro salariato. In entrambi i casi non si hanno conseguenze negative. In un contesto come quello attuale, con una recessione mai vista, essere riconosciuti salariati di aziende che possono scomparire da un momento all’altro, potrebbe non essere l’unica soluzione.

Didattica a distanza, piattaforme, social media, logistica. Il capitalismo digitale sarà uno dei vincitori della crisi?
È una conclusione probabile. È in atto una cattura sociale e un’appropriazione del valore. Una serie di servizi offerti in modalità alternative sono stati sussunti da WhatsApp, Instagram, Zoom e compagnia. È urgente capire come organizzare diversamente una società evitando la subalternità alle retoriche sull’automazione che occultano l’attività di persone senza diritti ma svolgono un lavoro fondamentale.