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[Séminaire #ecnEHESS] Anna Jobin (ft. Paolo Cirio) : “Quelles valeurs pour l’éthique de l’IA ?” (wébinaire, 28 janv. 2021, 19h)

Enseignement ouvert aux auditeurs libres (dans la limite des places disponibles). Pour s’inscrire, merci de renseigner le formulaire. Au delà de 100 inscrits, la séance sera accessible sur la page Facebook de la Gaîté Lyrique.

La troisième séance d’approfondissement de notre séminaire #ecnEHESS Étudier les cultures du numérique (organisée en collaboration avec la Gaîté Lyrique) aura lieu en version wébinaire le jeudi 28 janvier 2021, de 19h à 21h.

Dans ce séminaire, Anna Jobin (chercheuse HIIG Berlin, projet Shaping AI) dressera une cartographie de l’éthique de l’intelligence artificielle à partir de son projet The global landscape of AI ethics guidelines (2019). Dans son intervention elle passera en revue des douzaines de “chartes éthiques” adoptées dans le courant des dernières années par les producteurs mêmes de ces solutions technologiques.

Dans le rôle de discutant/contrepoint, l’artiste Paolo Cirio, auteur du projet Capture censuré par le Ministère de l’Intérieur français en octobre 2020, reviendra sur les enjeux éthiques de la généralisation de la reconnaissance faciale.

La séance aura lieu en distanciel sur la plateforme Zoom : https://us02web.zoom.us/j/89298677911?pwd=cTJ3UVBtNm5Xd1FGVno4S3hxV3QyUT09

N’hésitez pas à faire circuler cette information au sein de vos propres contacts et sur les réseaux.


Vers une convergence de l’éthique de l’IA

Anna Jobin (HIIG Berlin)

Zoom
Jeudi 28 janvier 2021
19h-21h



L’intelligence artificielle “éthique” est devenue un nouveau centre d’attention dans les discussions publiques et académiques. Cela s’est notamment manifesté par une avalanche de déclarations de principes et directives éthiques publiées par des organisations les plus diverses ces dernières années. Qui sont ces organisations? Que disent réellement ces documents ? La roue est-elle réinventée à chaque fois ? Et quelle est la compréhension de l’éthique qui motive ces recommandations sur l’IA éthique ? Une analyse minutieuse de ces documents montre que, malgré une convergence apparente sur certains principes éthiques en surface, on ne retrouve aucun principe éthique commun. Qui plus est, ces documents présentent des divergences substantielles. Divergences concernant notamment la manière dont les principes éthiques sont interprétés, pourquoi ils sont jugés importants, à quelle question, à quel domaine ou à quels acteurs ils se rapportent et comment ils devraient être mis en œuvre.

Quel processus, et qui, définit au final ce qui est éthique dans le domaine de l’IA? Les enseignements riches émanant d’un focus sur les principes éthiques invitent de fait à élargir la réflexion sur la gouvernance de l’IA.

[Séminaire #ecnEHESS] Aux sources du du travail du clic (wébinaire A. Casilli + RYBN @ Gaîté Lyrique, 16 déc. 2020)

Enseignement ouvert aux auditeurs libres (dans la limite des places disponibles). Pour s’inscrire, merci de renseigner le formulaire. Au delà de 100 inscrits, la séance sera accessible sur la page Facebook de la Gaîté Lyrique.

Le prochain rendez-vous de notre séminaire Étudier les cultures du numérique sera à nouveau accueilli par la Gaîté Lyrique et sera entièrement en ligne afin de respecter les mesures sanitaires. Je serai en binôme avec le collectif artistique RYBN qui développe entre autres le projet “Human Computers”.

⚠️De manière exceptionnelle, cette séance de #ecnEHESS aura lieu un mercredi. Les autres séances du séminaire se dérouleront comme d’habitude un jeudi par mois de 19h à 21h. ⚠️

N’hésitez pas à faire circuler cette information au sein de vos propres contacts et sur les réseaux.

“Aux sources du travail du clic : automates et usines à calcul (XVIIIe-XXIe siècle)”

Antonio A. Casilli (Télécom Paris, Institut Polytechnique de Paris)

RYBN

mercredi 16 décembre 2020, 19h-21h
Lien zoom : https://us02web.zoom.us/j/82845636453?pwd=TytjQXY0MlQ0cUpuWXp0dFNuMUJiZz09

Se pencher sur l’impact actuel de l’intelligence artificielle sur la société implique d’abord qu’on analyse le “travail du clic” nécessaire pour produire de grandes bases de données qui permettent l’apprentissage machine. Myriades de travailleur•ses, souvent recruté•es par le biais de plateformes numériques spécialisées, annotent, étiquettent, corrigent et trient les données qui permettent de calibrer et de tester des solutions intelligentes. Les micro-tâches réalisées par cette force de travail invisibilisée consistent, par exemple, à étiqueter des objets sur une photographie pour entraîner des modèles de vision par ordinateur, ou à vérifier l’exactitude des transcriptions réalisée par des système de conversion de la parole en texte.

Ces tâches de calcul humain, fragmentées et déléguées à une main d’oeuvre sous-payée, pourraient sembler un phénomène récent, mais en réalité elles existent depuis plusieurs siècles. Les recherches historiques documentent la présence d’”ordinateurs humains” (human computers) avant notre époque. A la fin du XVIIIe on confiait à des chômeurs des tâches de calcul répétitives, nécessaires pour fabriquer les tables logarithmiques. Dans le courant du XIXe siècle, l’idée allait être reproduite dans d’autres domaines tels que les données météorologiques, l’analyse des transmissions électriques, l’astronomie. 

Déjà à cette époque le travail des “ordinateurs humains” oscillait entre deux modèles différents : la salle de calcul, proche du paradigme de l’usine, qui allait devenir le prototype des data center des plateformes capitalistes ; le calcul domestique, proche de la “cottage industry“, qui allait inspirer les grandes plateformes de micro-travail comme Amazon Mechanical Turk. Si ces activités de human computing ont survécu à l’essor de l’électronique et du numérique au XXe siècle, et deviennent aujourd’hui l’ingrédient secret de l’intelligence artificielle, il est urgent de les analyser en jetant un pont entre l’histoire des sciences et la sociologie des techniques.

Ne Il Sole 24 Ore (11 ott. 2020)

Nel quotidiano Il Sole 24 Ore (rubrica Nòva), un editoriale di Luca De Biase presenta il mio libro Schiavi del Clic e lo situa all’interno del dibattito sull’evoluzione della natura del lavoro, secondo gli standard proposti dall’ILO.

Il lavoro cambia e il lavoro digitale ancora di più

In anni di studi e discussioni, l’International Labour Organization (Ilo) ha innovato radicalmente il concetto di “lavoro”. E poiché l’Ilo contribuisce significativamente alle definizioni standard per le statistiche sul lavoro, le sue indicazioni hanno un importantissimo valore intellettuale ma anche organizzativo e politico. Ebbene, il lavoro non è più soltanto l’insieme delle attività per le quali si riceve un pagamento. E non è neppure il sonno e ciò che fisiologicamente si fa per il proprio corpo. In pratica, è lavoro ciò che produce beni, servizi e valore per sé e per gli altri, comprese le attività svolte per la famiglia, lo studio, il volontariato e ogni servizio dedicato alla convivenza civile. Il concetto di lavoro si innova nel quadro della trasformazione dell’idea di economia che, ormai, non si concentra più solo su ciò che si scambia sul mercato e ha un prezzo, ma accoglie tutto ciò che ha un valore. L’esperienza degli economisti della felicità, compreso il premio Nobel Daniel Kahneman, non è passata invano. Il valore sociale, culturale, ambientale delle azioni che gli umani svolgono senza un pagamento e senza che quel valore abbia un prezzo, influenza la storia in modo spesso più profondo di quanto succede con molti scambi monetari.

Certo, tutto questo non è ancora entrato nel senso comune. La forza ideologica dell’economia otto-novecentesca è ancora potente. Una dimostrazione del ritardo del senso comune sulla realtà economica si trova nell’interpretazione di alcuni comportamenti che si sviluppano sulle piattaforme digitali. Uno dei punti centrali del contributo di Antonio Casilli all’analisi del lavoro è proprio la sua convincente critica della gratuità delle attività che le persone svolgono su molti social network. Sociologo, ricercatore alla parigina École des hautes études en sciences sociales, Casilli è autore di “Schiavi del clic. Perché lavoriamo tutti per il nuovo capitalismo?” (Feltrinelli 2020). In base alla definizione dell’Ilo, quello che gli “utenti” fanno sui social network è ovviamente lavoro non pagato, che genera ricchezza per le piattaforme. Casilli mostra come quel lavoro sia tutt’altro che volontario e descrive con attenzione l’ambiguità, se non la banalità, delle interpretazioni che lo presentano come un tipo di lavoro che le persone svolgono liberamente. In effetti, le costrizioni sociali e le ideologie dominanti hanno un’influenza decisiva nelle scelte delle persone: queste possono anche ritenere conveniente la loro dedizione gratuita ai social network in cambio di un servizio solo apparentemente gratuito e, invece, pagato con l’attenzione rivolta alla pubblicità. Nell’ampiezza dell’argomentazione di Casilli occorre qui sottolineare il conseguente rovesciamento del rapporto tra macchine e umani. Non sono le macchine che lavorano al servizio – e talvolta al posto – degli umani, in questo caso: sono gli umani che lavorano al servizio – e talvolta al posto – delle macchine che generano fatturato per i giganti dei media sociali. La conflittualità emergente tra gli stati e le grandi compagnie che possiedono le piattaforme sulle quali si svolgono questi fenomeni è probabilmente soltanto il preludio di una conflittualità più profonda, sul valore del lavoro offerto dagli utenti. La soluzione non è in vista. Ma il problema sì.

Articolo pubblicato su Nòva l’11 ottobre 2020

Intervista ne Il Giorno (1 ott. 2020)

Dati e intelligenze artificiali, siamo tutti schiavi dei colossi di internet

Non solo fattorini di cibo e pacchi: i cittadini vengono sfruttati dalle grandi piattaforme

di ELVIRA CARELLA

Ragazza al computer (foto repertorio)
Ragazza al computer (foto repertorio)

Milano, 1 ottobre 2020 –  «La rivoluzione digitale è il continuum di quella industriale, in cui iniziò la grande tendenza verso la divisione del lavoro e la forte opposizione tra logiche di capitale e quelle di profitto. Nel digitale, pertanto, ritroviamo gli stessi elementi, aggiunti o spinti all’estremo”. A parlare è il professore dell’Università Télécom Paris, il sociologo Antonio Casilli, autore di “Schiavi del clic. Perché lavoriamo tutti per il nuovo capitalismo” (Feltrinelli). Egli sostiene che la divisione del lavoro diventa la sua parcellizzazione. Basta poco per eseguire un’operazione, che spesso le piattaforme propongono di pagare a cottimo. “La più piccola è il clic, che realizziamo, selezionando un contenuto, lasciando un commento, un like…”.

Siamo tutti schiavi del clic?
“Tutti ci troviamo su Internet e produciamo valore per grandi piattaforme, sotto forma di dati fonte di profitti attraverso la pubblicità, ma anche tramite l’uso che le grandi piattaforme ne fanno, per preparare e calibrare intelligenze artificiali”.

Cosa sono?
“Non sono fatte solo di robot antropomorfi o braccia meccaniche applicate nel contesto industriale. Sono una forma di modelli matematici, che prevedono o anticipano eventi o decisioni. Software basati sul “digital labor” dell’utente, che con un input li addestra e fornisce le risposte più pertinenti”.

Sfata la profezia che gli uomini vengano sostituiti da robot
“Dietro ai robot si nasconde il lavoro umano, reso invisibile da attori industriali e da decisioni di natura politica. Le operazioni sono svolte da persone, che a volte non vediamo, perché non presenti nella comunicazione delle aziende, o sono in strutture offshore, che creano dati e valore per le piattaforme, che servono a produrre i robot”.
E gli operai del web?
“Spesso definiti micro lavoratori, vivono, in condizioni molto precarie, per metà nei Paesi del Nord del mondo e metà in quelli del Sud. Quindi, siamo di fronte a fratture e disuguaglianze, che ripropongono antiche logiche, anche di natura coloniale”.
Possiamo parlare di evasioni milionarie dei colossi web?
“Di infrazioni milionarie delle regole di difesa del lavoro. Se Google, Uber, Amazon inquadrassero i cottimisti in base alla legge, dovrebbero pagare un conto molto salato. Rifiutano di farlo, malgrado sentenze che ingiungono di remunerare i lavoratori secondo il giusto valore”.

Nuova coscienza di classe?
“È più una speranza. Ci sono forme di organizzazioni spontanee dei lavoratori delle piattaforme e dei sindacati tradizionali. Nel 2017 la Cgil ha adottato una dottrina, la contrattazione dell’algoritmo: abbiamo il diritto di vedere il funzionamento delle intelligenze artificiali. Ciò si trasforma in azioni di lotta e creazione della coscienza di classe degli operai attraverso piattaforme alternative non-profit”.

Per Marx il lavoro industriale portava all’alienazione. Quello digitale?
“È molto più ambiguo. Facebook e Instagram aiutano a mantenere rapporti con la comunità, a disalienarsi in un certo senso, ma ci espongono a forme di sfruttamento. Per mitigare l’alienazione le piattaforme ci propongono il lavoro del clic, senza pagarlo o pagandolo poco. Stiamo ribaltando la logica dell’epoca di Marx, in cui c’era molta più alienazione e uno sfruttamento meno efficace dell’attuale, che produce in Borsa valorizzazioni stratosferiche”.

[Podcast] Grand entretien dans “Le code a changé” avec Xavier de La Porte (28 sept. 2020)

COVID, confinement et grande conversion numérique, avec Antonio Casilli

Xavier de La Porte

Depuis le début de cette épidémie de COVID, je me dis qu’elle a un rapport avec le numérique. Un rapport profond. Mais je n’arrive pas vraiment à en cerner les contours. J’ai voulu essayer de comprendre si ce moment que nous avons vécu a changé quelque chose à nos vies numériques, à notre rapport à Internet.

Par exemple, la manière dont on a suivi la progression de l’épidémie était particulière – sans doute inédite dans l’Histoire des pandémies. On a vu en temps réel le virus se propager. De par la capacités des données hospitalières d’une bonne partie du monde à être récoltées, compilées et diffusées, de par les réseaux sociaux qui bruissaient sans cesse, de par la mise en commun du travail des chercheurs, le virus est devenu viral, pour faire un mauvais jeu de mot… Je ne sais pas comment, mais ça a sûrement joué et dans la manière dont on a vécu l’événement et dans les décisions politiques qui ont été prises….

Pendant le confinement, le numérique a continué d’occuper une place importante : télétravail, apéros Zoom, films sur Netflix, problème de bandes passantes, applications de traçage…. tout ça nous a beaucoup occupés.

J’ai voulu essayer de voir plus clair, de comprendre si ce moment que nous avons vécu – et qui n’est pas derrière nous – a changé quelque chose à nos vies numériques, à notre rapport à Internet. J’ai le sentiment que c’est le cas, mais peut-être que je me trompe.

Et pour m’éclairer, il fallait quelqu’un capable de parler aussi bien des livreurs Deliveroo que de sexe en ligne… aussi bien de Zoom que de StopCovid… et j’ai quelqu’un pour ça. Antonio Casilli, sociologue, qui enseigne à Télécom Paris et qui a travaillé sur des sujets variés – la vie de bureau, la sociabilité numérique, les trolls, les travailleurs de plateformes… On s’est retrouvés un soir, dans un jardin. Il faisait nuit. On se distinguait à peine dans le noir. Ce qui explique le ton un peu confident d’Antonio. Et on a discuté…

L’invité

Antonio Casilli est sociologue, il enseigne à Télécom Paris. Il a récemment publié En attendant les robots – Enquête sur le travail du clic, aux éditions du Seuil.  

In Vita [18 sett. 2020]

Schiavi del clic. L’automazione, la disoccupazione e l’esternalizzazione del micro-lavoro

Le inquietudini contemporanea sulla scomparsa del lavoro sono un sintomo della vera trasformazione in atto: non la sua scomparsa ma la sua digitalizzazione. Questa dinamica tecnologica e sociale mira alla trasformazione del gesto produttivo umano in micro-operazioni sotto remunerate o non remunerate. Un libro di Antonio A. Casilli ci aiuta a fare il punto sulla questione

Marco Dotti

«La grande industria deve proseguire il processo di modernizzazione tecnologica. (…) Deve aumentare l’automazione, l’uso dei robot, l’introduzione delle nuove tecnologie». Pur nella consapevolezza che «tutto ciò ha come inevitabile conseguenza quella di espellere manodopera». Intervistato da Eugenio Scalfari su la Repubblica il 3 gennaio 1985, Gianni Agnelli esprimeva così la sua idea di innovazione. 

Antonio A
Antonio A. CasilliSchiavi del clic (Feltrinelli, 2020)

Nelle parole di Agnelli non è difficile riconoscere l’eco e il fil rouge di un’idea espressa da uno dei padri dell’economia politica, Ricardo, nel celebre capitolo sulle macchine incluso nella terza edizione dei Principi dell’economia politica e della tassazione (1821): tecnologia e l’innovazione bruciano posti di lavoro.

L’innovazione ha sempre un prezzo e la precondizione affiché un’innovazione sia considerata vantaggiosa e efficiente è che comporti meno spese fisse della manodopera umana.[1] Perché, a dispetto di tutte le tesi sociologiche e futurologiche, non hanno ancora sostituito la forza lavoro con le macchine?, si chiedeva un sociologo italiano sul finire degli anni 90. Dandosi una risposta: «l’uomo costa meno».

Se constano meno gli uomini delle macchine

Prendiamo un caso, riportato da Antonio A. Casilli nelle prime pagine del suo Schiavi del clic. Perché lavoriamo tutti per il nuovo capitalismo (pagine 316, euro 19) da poco mandato in libreria per i tipi di Feltrinelli, nella traduzione di Raffaele Alberto Ventura e con una postfazione di Dominique Méda.

Una start-up francese, fiore all’occhiello dell’innovazione d’Oltralpe, che usa l’intelligenza artificiale (IA) per proporre acquisti personalizzati di articoli di lusso a clienti di alta fascia. Abbastanza chiaro: l’IA aggrega dati, traccia, mappa e, in base alle tracce digitali del cliente, propone auto, vacanze, prodotti di lusso cernendo tra milioni di offerte. Eppure, qualcosa non torna, perché – come titola Casilli – questa più che un’IA, è una IA…A. Dove l’ultima “A” sta per Antananarivo.

Che cosa c’entra la capitale del Madagascar con una start-up per megaricchi francesi? Un candido e ingenuo stagista scopre l’arcano: non esiste algoritmo, né intelligenza irtificiale nella scatola lucicante di quella start-up. Non un ingegnere assunto, non un data scientist.

Digitale

Tutta l’attività ufficialmente svolta dall'(inestistente) intelligenza artificiale è stata esternalizzatain Madagascar, dove «al posto dell’IA, ovvero un robot intelligente che avrebbe raccolto sul web delle infomazioni e restituito un risultato dopo aver eseguito un calcolo matematico, i fondatori della start-up hanno messo in piedi una semplice piattaforma digitale».

In altri termini: un normalissimo software che trasporta dati a persone disposte a fare il lavoro sporco, fingendosi “intelligenze artificiali”.

Una tipica esternalizzazione mascherata da innovazione, molto meno dispendiosa che reali investimenti in algoritmi e tecnologia. 

Non è dato sapere quante start-up si siano in questa condizione, ma è noto che intere regioni dell’Africa, in particolare Uganda e Mozambico, vedano le persone di interi villaggi o quartieri impegnate a cliccare su immagini, a trascrivere stringhe di testo o ad allenare gli stessi algoritmi che, presto o tarti, li sostituiranno. Per ora, la storia dice anche altro: ci sono ancora umani che «rubano il posto ai robot».

Digital labor e piattaforme

Ovviamente il lavoro di Casilli non si limita a questo aneddoto. Ma parte da qui per rovesciare molti schemi, attraverso un discorso critico serio e rigoroso sul digital labor e il tempo presente.

L’originalità della situazione attuale, scrive Casilli, non sta negli effetti distruttivi che l’automazione potrebbe avere sull’occupazione: «le profezie sulla “fine del lavoro” risalgono all’alba della civiltà industriale. Se vogliamo davvero comprendere l’effetto di questa trasformazione sulle attività umane, dobbiamo riconoscere stimare la quantità di lavoro incorporata nell’automazione stessa. Le inquietudini contemporanee sulla scomparsa del lavoro sono un sintomo della vera trasformazione in atto: non la sua scomparsa ma la sua digitalizzazione. Questa dinamica tecnologica e sociale mira alla trasformazione del gesto produttivo umano in micro-operazioni sotto remunerate o non remunerate, al fine di alimentare un’economia dell’informazione basata principalmente sull’estrazione di dati e sull’assegnazione a operatori umani dimensioni produttive costantemente svalutate».

«I sogni dei robot intelligenti si nutrono dei profitti dei nuovi oligopoli», scrive Casilli che con questo libro ci dà uno strumento di critica seria e rigorosa. Senza critica, la retorica sull’automazione (anche quella apocalittica) rischia infatti di nascondere ben altre questioni. Su tutte: il ramificarsi dell’egemonia delle piattaforme, modelli di organizzazione economica il cui core business si intreccia sempre più con le nostre vite.

Note

[1] Per contestualizzare il dibattito in cui si inseriscono le parole di Agnelli, il rinvio va al lavoro di Antimo NegriCiviltà tecnologica: disoccupazione e tempo libero, in ID., I tripodi di Efesto. Civiltà tecnologica e liberazione dell’uomo, SugarCo edizioni, 1986, p. 207.

[Video] “La coscienza di classe degli operai digitali”: intervista per Wired Italia

In occasione dell’uscita per i tipi della Feltrinelli di Schiavi del clic. Perché lavoriamo tutti per il nuovo capitalismo?, traduzione del mio libro En attendant les robots (Éditions du Seuil, 2019), ho fatto due chiacchiere con il giornalista e ricercatore Philip Di Salvo nel contesto del Wired Next Fest 2020. Abbiamo parlato di digital labor, di automazione e di coscienza di classe.

Le fabbriche di clic, quelle strutture in cui veri e propri operai digitali generano dati per addestrare gli algoritmi, rischiano di riproporre i medesimi meccanismi del capitalismo dell’era analogica. È possibile costruire uno scenario diverso per il lavoro del futuro? In occasione dell’uscita del libro Schiavi del clic (Feltrinelli, 2020), ne parliamo con l’autore.

Arriva in libreria ‘Schiavi del clic’ (Feltrinelli), traduzione italiana del mio ‘En attendant les robots’!

Il 17 settembre 2020 arriva nelle librerie italiane Schiavi del clic. Perché lavoriamo tutti per il nuovo capitalismo? traduzione del mio pluripremiato En attendant les robots, uscito in Francia nel 2019. È la Feltrinelli Editore che ha curato questa bella iniziativa, e per la traduzione ha fatto appello alla penna del saggista Raffaele Alberto Ventura.

Descrizione

C’è un’opinione diffusa sulla rivoluzione tecnologica ed è che l’intelligenza artificiale sostituirà gli uomini, cancellando il lavoro come lo conosciamo. Questa idea è del tutto infondata. L’intelligenza artificiale non renderà superfluo il lavoro. Al contrario: gli operai del clic sono il cuore dell’automazione.  Con un’inchiesta sul nuovo capitalismo delle piattaforme digitali, Antonio Casilli dimostra che, in realtà, l’intelligenza artificiale ha sempre più bisogno di forza lavoro, che viene reclutata in Asia, in Africa e in America Latina. Gli operai del clic leggono e filtrano commenti sulle piattaforme digitali, classificano l’informazione e aiutano gli algoritmi ad apprendere.  Quella in corso è una rivoluzione profonda e ci riguarda da vicino, perché trasforma il lavoro in un gesto semplice, frammentario e pagato sempre meno o addirittura nulla, quando a compierlo sono addirittura i consumatori. Quante volte al supermercato abbiamo scelto le casse automatiche per evitare la fila? Così, con una velocità esponenziale, l’accumulazione gigantesca dei dati alla quale tutti partecipiamo si converte in una forma di lavoro non retribuito, di cui spesso siamo inconsapevoli. È un nuovo taylorismo, nel quale le piattaforme digitali come Amazon, Facebook, Uber e Google sono i principali attori capaci di sfruttare i propri utenti inducendo gesti produttivi non remunerati. Stiamo creando una tecnologia che ha bisogno di lavoro umano e ne avrà bisogno sempre di più. Un lavoro non sarà mai sostituito da un’automazione. Perciò le lotte per il riconoscimento di questo lavoro sono legittime e soprattutto necessarie.

Quarta di copertina

Le profezie sulla “fine del lavoro” risalgono all’alba della civiltà industriale. Anche oggi c’è un’opinione diffusa sulla rivoluzione tecnologica, ed è che l’intelligenza artificiale sostituirà gli uomini, cancellando il lavoro come lo conosciamo. Un’idea del tutto infondata. Le nostre inquietudini sono un sintomo della vera trasformazione in atto: non una scomparsa del lavoro, ma la sua digitalizzazione. Con un’inchiesta sul nuovo capitalismo delle piattaforme, Antonio Casilli getta luce sulla manodopera dell’economia contemporanea: centinaia di migliaia di schiavi del clic vengono reclutati in Asia, in Africa e in America Latina per leggere e filtrare commenti, classificare le informazioni e aiutare gli algoritmi ad apprendere. È una rivoluzione che ci riguarda da vicino, molto più di quanto vorremmo vedere, perché trasfigura il lavoro in un gesto semplice, frammentario e pagato sempre meno o perfino nulla, quando a compierlo sono addirittura i consumatori. Casilli esplora le strategie e le regole del nuovo taylorismo, nel quale Amazon, Facebook, Uber e Google sono gli attori principali grazie alla capacità di sfruttare i propri utenti inducendo gesti produttivi non remunerati. Servono tutti gli strumenti della sociologia e della scienza politica, del diritto e dell’informatica per smascherare le logiche economiche della società plasmata dalle piattaforme digitali. Per la prima volta, con questo libro riusciamo a immaginarne il superamento: la posta in gioco della nostra epoca è la lotta per il riconoscimento del lavoro di chi fa funzionare le macchine senza diritti e, spesso, senza consapevolezza. Siamo tutti lavoratori digitali e abbiamo bisogno di una nuova coscienza di classe. L’intelligenza artificiale è fatta da milioni di persone senza diritti. Lavoratori invisibili e consumatori inconsapevoli. Siamo tutti schiavi del clic.   Ecco come possiamo smascherare lo sfruttamento che il nuovo capitalismo tiene nascosto.

Le programme du séminaire “Étudier les cultures du numérique” (#ecnEHESS) 2020-2021 enfin disponible !

Mon séminaire EHESS Étudier les cultures du numérique (mieux connu comme #ecnEHESS) est de retour pour la 13e année consécutive.

Structure du séminaire

Le programme se compose de 10 séances :

Programme du séminaire #ecnEHESS
  1. 29 octobre 2020, 17h-20h, Institut des Systèmes complexes (ISC-PIF) salle 1.1., 113 rue Nationale 75013 Paris : Antonio Casilli « Introduction au séminaire : socialisation et communauté sur internet » (Séance thématique réservée aux étudiant•es EHESS, max 15)
  2. 12 novembre 2020, 19h-21h, Gaîté Lyrique, 3bis rue Papin 75003 Paris : Antonio Casilli « Que s’est-il passé au juste ? Covid-19, inégalités, travail et plateformes » (Séance d’approfondissement ouverte aux auditeurs libres)
  3. 16 décembre 2020, 19h-21h, Gaîté Lyrique, 3bis rue Papin 75003 Paris : Antonio Casilli et collectif RYBN « Aux sources du travail du clic : automates et usines à calcul (XVIIIe-XXe siècle) » (Séance d’approfondissement ouverte aux auditeurs libres)
  4. 28 janvier 2021, 19h-21h, Gaîté Lyrique, 3bis rue Papin 75003 Paris : Anna Jobin (ETH Zurich) « Vers une convergence de l’éthique de l’IA ? » (Séance d’approfondissement ouverte aux auditeurs libres)
  5. 18 février 2021, 17h-20h, Institut des Systèmes complexes (ISC-PIF) salle 1.1., 113 rue Nationale 75013 Paris : Antonio Casilli « Reseaux et capital social en ligne » (Séance thématique réservée aux étudiant•es EHESS, max 15)
  6. 11 mars 2021, 19h-21h, Gaîté Lyrique, 3bis rue Papin 75003 Paris : Lilly Irani (UCSD, chercheuse invitée EHESS PRI IA) « It takes a culture to raise an AI » (en anglais) (Séance d’approfondissement ouverte aux auditeurs libres)
  7. 15 avril 2021, 17h-20h, Institut des Systèmes complexes (ISC-PIF) salle 1.1., 113 rue Nationale 75013 Paris : Antonio Casilli « Vie privée et surveillance de masse à l’heure des plateformes » (Séance thématique réservée aux étudiant•es EHESS, max 15)
  8. 20 mai 2021, 19h-21h, Gaîté Lyrique, 3bis rue Papin 75003 Paris : Shannon Vallor (University of Edinburgh) « Technology’s moral debt » (en anglais) (Séance d’approfondissement ouverte aux auditeurs libres)
  9. 27 mai 2021, 16h-20h, Institut des Systèmes complexes (ISC-PIF) salle 1.1., 113 rue Nationale 75013 Paris : Antonio Casilli « Travail, automation et digital labor », suivie d’une séance de restitution des travaux des étudiant•es (Séance thématique réservée aux étudiant•es EHESS, max 15)
  10. 17 juin 2020, 19h-21h, Gaîté Lyrique, 3bis rue Papin 75003 Paris : Angèle Christin (Stanford) « Comment les algorithmes transforment les valeurs professionnelles et les pratiques de travail » (Séance d’approfondissement ouverte aux auditeurs libres)
Inscriptions :

Pour vous inscrire, merci de renseigner le formulaire de contact (option “seminar”).

Cet enseignement est une unité du tronc commun du master en sciences humaines et sociales de l’EHESS, mention Savoirs en sociétés (SES), parcours HSTS (Histoire des Sciences, des Techniques et des Savoirs), en collaboration avec le Centre Alexandre Koyré.

Modalités de validation :

La dernière heure de chaque séance thématique est consacrée au contrôle continu (présentation des fiches de lecture et discussion de textes fondamentaux pour l’enseignement). La dernière séance thématique du cours (27 mai 2020), de la durée de quatre heures, est réservée pour la présentation orale des travaux des étudiant.es (contribution à des pages Wikipédia convenues au préalable avec le responsable de l’enseignement).