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Quatre vidéos d’Antonio A. Casilli au Barcamp "Médias sociaux dans l’enseignement supérieur" (07 déc. 2011)

Le sociologue Antonio Casilli, auteur de Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Ed. du Seuil), a ouvert la deuxième journée du Barcamp 2011 Pratiques de l’Internet participatif et des médias sociaux dans l’Enseignement supérieur, Centre International d’Etudes Pédagogiques (CIEP), 1 avenue Léon Journault, 92318 Sèvres. L’intervention, ayant pour titre Les médias sociaux, entre nouvelle sociabilité et nouvelle misère en milieu étudiant, a eu lieu entre 9h30 et 10h30.

La nouvelle sociabilité des étudiants

Le succès actuel des médias sociaux chez les étudiants témoigne du fait que ces réseaux numériques sont perçus, à tort ou à raison, comme des compensations au manque d’espaces d’expression personnelle ou collective dans les institutions d’enseignement contemporaines. Facebook, Twitter, symptômes d’une nouvelle « misère en milieu étudiant » ? C’est cette misère  que les usagers chercheraient à contrecarrer, en prolongeant par voie informatique leur espaces de sociabilité. Pour les jeunes générations dont les perspectives d’ascension sociale sont minées par la précarité ambiante et par la concurrence accrue autour de prestations publiques toujours plus rares et incertaines, la constitution de réseaux de solidarité et de coopération alternatifs s’avère capitale.

Scéance questions-réponses

Les coulisses du Barcamp

Vidéo-interview d’Antonio Casilli “Sociabilités étudiantes” par Christophe Batier

Vidéo-débat “Digital Natives : mythe ou réalité ?” avec Antonio Casilli et Mario Asselin (mod. Estelle Bouillièrce)

Dans Réseau Education-Médias (5 janvier 2011)

Sur le Réseau Education-Médias, site Web de l’organisme canadien pionnier de l’éducation aux médias, Véronique-Marie Kaye consacre une note de lecture au livre Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Seuil) du sociologue Antonio Casilli.

Internet est une terre d’exploration fertile pour les sociologues – les habitudes en ligne de la masse des utilisateurs sont une manne pour tous ceux qui aiment analyser. Casilli a effectué un énorme travail de synthèse pour tenter de comprendre ceux qui se branchent au quotidien. Les liens qui se tissent sur le Web sont-ils différents des liens qui se tissent dans la vraie vie ? Sommes-nous tous en train de devenir des « anges électroniques »? Allons-nous vers une désocialisation provoquée par Internet? Pour répondre à ces trois questions, Casilli fait un survol des habitudes des internautes.Comme il faut expliquer avant d’offrir une analyse, Casilli donne d’abord un aperçu de ce qu’il veut étudier, ce qui va très bien quand il explique l’usage de la messagerie instantanée en Chine QQ pendant un séisme, ou quand il raconte comment Julia, une internaute brésilienne, se sert de son réseau social préféré, Orkut. […] Lorsque Casilli parle à la première personne et qu’il raconte ses contacts avec des militants (comme l’anarchiste qui explique la révolution sans héros que représente le Web), des étudiants, ou une « internaute consentante », on sent la trépidation du chercheur qui tient une bonne piste.