sociologie du web

Tribune sur le Huffingtonpost.fr : étudier le pro-ana pour comprendre la nouvelle donne médicale (12 déc. 2012)

Le Huffingtonpost.fr donne la parole à Antonio Casilli, auteur de Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Ed. du Seuil), pour une tribune sur le phénomène des sites Web liés à l’anorexie et à la boulimie, étudiée dans le cadre du projet de recherche ANAMIA.

 

[Podcast] Digital labor : Internet et exploitation (France Culture, Place de la Toile, 08 déc. 2012)

Podcast de l’émission Place de la Toile, le magazine des cultures numériques de France Culture. Cette fois-ci, le journaliste Xavier de la Porte accueille l’économiste et théoricien du “capitalisme cognitif” Yann Moulier-Boutang et le sociologue Antonio Casilli, auteur de Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Ed. du Seuil) pour parler du dernier ouvrage dirigé par Trebor Scholz.

»Digital labor : portrait de l’internaute en travailleur exploité – 08.12.2012 – 45 minutes.

Pour écouter d’autres podcast d’Antonio Casilli sur France Culture.

(…) en parlant de « digital labor » on parle d’une notion qui n’a pas encore d’équivalent en français, et qui commence à peine d’ailleurs à s’imposer dans le champ des études sur le numérique. Et parce que le point de départ de cette émission est un ouvrage, Digital Labor The Internet as playground and factory (“Digital labor : Internet comme aire de jeu et usine”), qui consiste en un recueil d’articles dirigé par Trebor Scholz (qui enseigne la culture et les médias à la New School). De quoi s’agit-il ? Il s’agit de constater l’apparition sur les réseaux d’activités qui, en tant qu’elles produisent de la valeur, peuvent s’assimiler à du travail (comme faire des recherches sur Google ou poster un lien sur Facebook). En gros, mais nous allons le préciser, ce serait ça le « digital labor ». Mais à partir de ce constat, bien des questions se posent : de quelle nature est la valeur de ce travail ? Et peut-on parler d’exploitation, puisque nous ne sommes pas rémunérés pour ce travail ? Est-ce que nos vieux cadres d’analyse, à commencer par l’analyse marxiste, nous permettent de penser ce qui se joue là voire, de nous fournir des armes politiques pour lutter ?

 

[Podcast] Comprendre l'anorexie sur le Web (France Culture, La Grande Table, 29 nov. 2012)

Podcast de La Grande Table, le magazine culturel de la mi-journée sur France Culture, à l’occasion du symposium “Comprendre le phénomène pro-ana” mené par l’ANR Anamia (14 décembre 2012, Bibliothèque nationale de France). Pour en parler, sur le plateau de Caroline Broué, Pascal Ory, Catherine Clément et le sociologue Antonio Casilli, auteur de Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Ed. du Seuil) et coordinateur du projet Anamia.

» Comprendre le phénomène pro-ana  29.11.2012 – durée 28 minutes.

Pour écouter d’autres podcast d’Antonio Casilli sur France Culture.

« A travers ce projet de recherche, nous voulions porter un regard nouveau sur l’anorexie et la boulimie, dont l’étude est souvent centrée sur l’individu. Nous avons remarqué que des liens forts se nouent sur internet autour de ces questions, notamment. En intégrant ces communautés, les gens recherchent de la proximité, de l’entraide. On voit s’échanger des récits de vie, des carnets d’alimentation, des textes, qui donnent un instantané de cette société. Il apparaît que les utilisateurs de sites pro-ana sont soumis aux mêmes tensions que n’importe quel autre mangeur, n’importe quel autre citoyen : par exemple, le besoin de se mettre en relation avec une autorité médicale, souvent mise à mal.

Les sites d’aide aux anorexiques ou aux boulimiques s’inscrivent dans une mouvance de désintermédiation médicale. Aujourd’hui, un médecin reçoit un patient non seulement avec des symptômes, mais aussi avec un début de diagnostic élaboré à partir de Wikipédia. De ce point de vue, tout cela devient une question de santé publique, puisque les malades cherchent de l’aide là où ils savent qu’elle est accessible : sur internet. Cela pose donc la question de l’accès aux soins. Si on est anorexique, pour se faire soigner, et on risque d’avoir recours à un centre de toxicologie. On cherche donc à faire avec les moyens du bord, et cela passe par les blogs, les communautés. La différence de statut de l’anorexie et de la boulimie entre l’avant et l’après-web c’est qu’avant, on était isolé jusqu’à la prise en charge médicale. Aujourd’hui, on rejoint une communauté dès les premiers symptômes.

Certains sites accompagnent vers la guérison. L’étude Anamia montre que la censure de ces blogs est une très mauvaise idée : certes, on interdit ainsi des sites trop extrêmes, mais on interdit en même temps ceux qui diffusent un message d’entraide ou de solidarité. »

Tribune sur Le Monde / InternetActu : la censure des réseaux n'est pas efficace (16 nov. 2012)

InternetActu / Le Monde donnent la parole à Fred Pailler, Paola Tubaro et Antonio Casilli, auteur de Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Ed. du Seuil), pour une tribune sur la censure des réseaux liés à l’anorexie et à la boulimie, étudiée dans le cadre de leur projet de recherche ANAMIA.

"Les sciences sociales et les TIC" : un essai d'Antonio Casilli dans Read/Write Book 2 (2012)

Le deuxième volume de Read Write Book, ouvrage scientifique dirigé par Pierre Mounier, accueille une contribution d’Antonio Casilli, sociologue et auteur de Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Editions du Seuil). Le texte, transcription de la conférence donnée par l’auteur dans le cadre de la journée internationale de rencontres Sciences sociales 2.0 (ENS Lyon, 17 novembre 2011), est disponible gratuitement en ligne sur le site de l’éditeur.

Référence papier

Antonio Casilli, « Comment les usages numériques transforment-ils les sciences sociales ? », in Pierre Mounier (dir.), Read/Write Book 2, Marseille, OpenEdition Press (« Collection « Read/Write Book » »), 2012, p. 239-247.

Référence électronique

Antonio Casilli, « Comment les usages numériques transforment-ils les sciences sociales ? », in Pierre Mounier (dir.), Read/Write Book 2, Marseille, OpenEdition Press (« Collection « Read/Write Book » »), 2012 [En ligne], mis en ligne le 21 septembre 2012, consulté le 04 octobre 2012. URL : http://press.openedition.org/286 ; DOI : 10.4000/pressopeneditionorg.286

"Être présent en ligne" : Antonio Casilli dans la revue Idées Economiques et Sociales (n. 169, sept. 2012)

Comment construit-on concrètement sa présence en ligne ? Dans le numéro 169 de la revue Idées Economiques et Sociales le sociologue Antonio A. Casilli, auteur de Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Editions du Seuil) montre comment la structure des communautés sur Internet et les pratiques de leurs membres évoluent conjointement.

Dans La Repubblica (Italie, 21 juillet 2012)

 

Le quotidien italien La Repubblica publie une tribune du philosophe Maurizio Ferraris (Université de Turin) sur l’intimité à l’heure des médias sociaux. L’occasion pour citer l’ouvrage Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Ed. du Seuil) d’Antonio Casilli, maître de conférences en Digital Humanities à Telecom ParisTech et chercheur associé au Centre Edgar Morin (EHESS, Paris).

Pour aller plus loin, lire l’interview accordée par Antonio casilli à La Repubblica.

 

Dans Marianne (08 juillet 2012)

Le magazine Marianne publie un article d’Elodie Emery et Jules Fournier sur l’usage de Twitter par les écrivains, avec des extraits d’une conversation avec Antonio Casilli, maître de conférences en Digital Humanities à Telecom ParisTech et auteur de Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Ed. du Seuil).

Or le Web n’attaque jamais aussi fort que lorsqu’on le met en cause frontalement et les twittos déchaînés ont largement été repris dans la presse américaine : «Les vrais écrivains gravent leurs textes sur des tablettes en pierre», ironise l’un d’entre eux. En plus des phénomènes de buzz impossibles à anticiper, Twitter impose une nouvelle relation au public qui en a rebuté plus d’un. «Jusque-là, la critique était réservée aux critiques littéraires qui formaient une institution, analyse Antonio A. Casilli, chercheur en sociologie à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Grâce à Twitter, on assiste à une banalisation et à une démocratisation de la critique qui est assez saine.»

Saine, sans doute, mais qui expose également les écrivains à des attaques directes auxquelles ils ne sont pas habitués. «La question du trolling, ces lecteurs qui critiquent violemment les auteurs, est liée à la pulvérisation de la ligne qui sépare auteur et lecteur», complète le sociologue. A peine arrivé sur le réseau, le «délicat» David Foenkinos est déjà publiquement attaqué sur ses fautes d’orthographe : «Vous ne savez pas écrire “Houellebecq“, ni “écrivain” dans votre biographie ; pour un auteur, c’est pas banal.» Un accueil rugueux qui en a conduit un autre, Yann Moix, à quitter définitivement le site qu’il a qualifié de «dépotoir de phrases».

Dans Milenio (Mexique, 06 juillet 2012)

Le quotidien mexicain Milenio publie une intervention d’Antulio Sánchez inspirée par l’analyse de la signification socio-politique des tweet clash du sociologue Antonio Casilli, auteur de Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Ed. du Seuil).

El debate electoral y las campañas fueron seguidos por miles de usuarios de las redes sociales que apoyaron a sus respectivos candidatos. Pero a lo largo de las semanas de campaña sobresalieron los ríspidos intercambios entre usuarios, propios de lo que se designa como los tuit clash, un fenómeno caracterizado por la confrontación de las personas en Twitter y que sube de tono en cuestión de minutos.

El tuit clash es un fenómeno en donde se mezclan actitudes ancestrales de las disputas humanas. Para Antonio Casilli (www.bodyspacesociety.eu/) este fenómeno es la continuación de una vieja práctica con nuevas interfaces. Ya en el pasado se conocieron en internet los flame wars. Esto fue propio de la última década del siglo XX, cuando en los foros de Usenet un usuario lanzaba un mensaje provocativo o abordaba un tema polémico que se hacía con el fin de generar discusión, y daba paso a respuestas insultantes. A diferencia del pasado en donde se argumentaba con intercambio de respuestas extensas, que incluso podían durar semanas o meses, hoy en las redes sociales son mensajes cortos y de poca duración.

En México hemos visto en estos días, y semanas atrás, que un sector de usuarios se embarca en una participación apasionada en las discusiones políticas, en donde los consabidos bots y troleros pasan a ser parte del coro que da vida a una especie de tragedia griega.

Lo importante de lo que refiere Casilli, y a la luz del entorno poselectoral que vivimos, es que las democracias contemporáneas se basan en la idea de consenso, en los acuerdos y diálogos razonados. Pero desde su punto de vista los tuits dan paso fácilmente a la confrontación, derivado de que las personas buscan, a través de la expresión de sus pasiones personales y políticas, convencer a otros de los méritos de sus posiciones o creencias.

Todo eso, por lo tanto, da lugar a una manifestación de desacuerdos que tiende a potenciarse con los hashtag, que lo mismo ayudan a describir temas que a generar adherencias, reforzar una postura o destacar atributos políticos. Pero al final el reenvío de los mismos sirve para avivar y multiplicar la disputa o confrontación, y en donde se percibe que el convencimiento arrolla cualquier ingrediente de razón y se nutre gracias a una cascada de dogmas.

Etude sur la censure des médias sociaux et les émeutes : la presse internationale en parle

Le sujet est plus que jamais d’actualité : à l’occasion des Jeux Olympiques de Londres, les autorités britanniques redoutes des nouvelles explosions de violence comparables aux émeutes qui ont secoué l’Angleterre l’année dernière. L’étude d’Antonio Casilli et Paola Tubaro sur la censure du Web en cas de violence civile, initialement publiée en 2011 sous forme de blog, vient de paraître dans le numéro 115 de la revue Bulletin of Sociological Methodology sous le titre  “Social Media Censorship in Times of Political Unrest – A Social Simulation Experiment with the UK Riots”.

Les médias internationaux ont relayé l’information. Ici de suite, les liens vers les sources principales.

Communiqué de presse SAGE publications

CNN

The Daily Mail

Yahoo Lifestyle

Technorati

The Times of India

GigaOM

Buzzfeed

Sify News

Phys.org

Science Daily

Zee News TV India

Oman Tribune

The Free Library

L’atelier

Sciencenewsline

Le Soir d’Algérie

Tempo Indonesia

Sur le blog d’Antonio Casilli Bodyspacesociety une version préprint de l’étude est disponible, ainsi qu’à d’autres informations de référence (vidéo, simulations, bios des auteurs, etc.)