Monthly Archives: February 2020

[Video] Notre documentaire “Invisibles – Les travailleurs du clic” (France Télévisions, 12 févr. 2020)

J’ai le plaisir d’annoncer la sortie de notre série documentaire France Télévisions Invisibles – Les travailleurs du clic. 90 minutes d’histoires en 4 épisodes, pour zoomer sur Uber, Facebook, Apple, le microtravail… Et surtout le travailleurs qui luttent, s’organisent, brisent le silence. La série a été réalisée par Henri Poulain, co-écrite avec Julien Goetz, avec mon expertise éditoriale—et surtout avec la confiance et le soutien de dizaines de livreur•ses, modérateur•rices, micro-travailleur•ses, syndicalistes en Europe et en Afrique. Il s’agit du premier documentaire du genre qui ne se limite pas à décrire le quotidien des “petites mains de l’IA”, mais se concentre sur les stratégies de résistance et les conflits pour la reconnaissance de ces nouveaux métiers.

Le documentaire est disponible sur la chaîne numérique FranceTV Slash à partir du 12 février 2020, et partout sur les internets à partir du 14 (un épisode chaque semaine).

Synopsis des épisodes

Épisodes :

#1 Roulez jeunesse

Coursiers à vélo, en scooter ou en voiture pour une plateforme de livraison de repas à do­micile. De l’autre côté de nos applications, ces travailleurs du clic se démènent pour satisfaire nos besoins.


#2 Micro-travailler plus pour micro-gagner moins

Les algorithmes répondent à nos envies, à nos désirs. Et si de vraies per­sonnes étaient employées à jouer les robots en atten­dant que ceux-ci existent réellement ?
 

#3 Traumas sans modération

Une infime quan­tité des contenus publiés sur les réseaux sociaux nous font voir le pire. Heureusement, des filtres automatiques modèrent ces contenus. Automatiques, vrai­ment ?
 

#4 Au-delà du clic

Au-delà de ces histoires singulières, des systèmes émergent et se dessinent. Le sociologue Antonio Ca­silli nous explique une part de ce monde mo­derne et de ses conditions de travail en apparence novatrices.

La presse en parle

(13 févr. 2020) Henri Poulain : « Les plateformes invisibilisent pour mieux exploiter », L’Humanité.

(13 févr. 2020) “Invisibles” sur France TV Slash, un web-docu sur les forçats du numérique, Télérama.

(14 févr. 2020) Saint-Valentin : un collectif de livreurs appelle au boycott de Deliveroo, JT 20H France 2.

(14 févr. 2020) N’oubliez pas que derrière nos écrans se cache un nouveau prolétariat, Slate.

(14 févr. 2020) La révolte des travailleurs de l’invisible, le nouveau prolétariat précaire de la révolution numérique, Méta-Média.

(14 févr. 2020) Le journal des médias, Europe 1.

(17 févr. 2020) Documentaire : plongée dans l’enfer quotidien des travailleurs du clic, France Inter.

(19 févr. 2020) 17 minutes de gagnées, Europe 1.

(21 févr. 2020) Invisibles, les travailleurs du clic, RFI.

(22 févr. 2020) Petites mains et résistants de la Tech, Nova.

(01 mars 2020) Les travailleurs du clic sortent de l’ombre, L’Usine Nouvelle.

(10 mars 2020) Comment Apple vous écoute en permanence, Le Média.

(14 mars 2020) « Invisibles » donne la parole aux travailleurs du clic, Alternatives Economiques.

Et encore : Usbek&Rica, NetxINPact, L’ADN, Maddyness, Korben, Rotek, RTS Radio Télévision Suisse, Medium, Les Numériques, CLab, Clubic, iPhone Soft, Le Journal du Hacker, SyndiCoop, 01net, France 5.

La soirée de l’avant-première au Forum des Images (4 févr. 2020)

Une avant première du documentaire “Invisibles”, a eu lieu au Forum des Images à Paris, le mardi 4 février à 20h. A la présence de presque 500 personnes, avec le réalisateur Henri Poulain et Antonio Grigolini (directeur de la chaine France Télévisions Slash), nous avons raconté un an de travail, une cinématographie et une écriture d’enfer, et de comment la recherche universitaire a pu nourrir un documentaire grand public.

Le public, envouté et réactif, a assisté à la projection des 4 épisodes, émaillés d’applaudissements, des rires, des “wah” (oui, beaucoup d’émotions, ce documentaire).

A la fin, nous avons eu le plaisir d’accueillir les travailleuses et les travailleurs, insurgés, syndiqués, lanceurs d’alerte venus de partout en Europe, d’Espagne, d’Irlande, pour témoigner de leur engagement et de leur détermination à dénoncer les conditions de travail au sein des plateformes de digital labor. C’est avec leur parole que la soirée s’est terminée : un débat riche et vivant, à l’occasion duquel iels ont répondu aux question du public.

[Séminaire #ecnEHESS] Séance exceptionnelle : Comment organiser une “grève numérique” ? (13 févr. 2020, 18h-20h)

Enseignement ouvert aux auditeurs libres. Pour s’inscrire, merci de renseigner le formulaire.

Nous organisons une séance exceptionnelle de notre séminaire #ecnEHESS Etudier les cultures du numérique. Initialement réservée aux étudiant•es inscrit•es, elle sera une séance “en lutte”, en lien direct avec les mobilisations en cours et ouverte aux auditeurs libres.

Nous aurons le plaisir d’accueillir cinq intervenant•es, professionnel•les des métiers du numérique et militant•es :

⚠️ Le séminaire aura lieu le jeudi 13 février 2020, 18h-20h, Institut des Systèmes Complexes, salle séminaire 1.1, 113 rue Nationale, 75013, Paris. ⚠️

N’hésitez pas à faire circuler cette information auprès de vos contacts et dans vos réseaux.

Présent et futur de la “grève numérique”

Les mouvements sociaux français de 2019-2020 sont non seulement les plus importants en termes de participation présentielle et de durée depuis plusières décennies, mais ils représentent aussi un laboratoire d’innovations politiques au croisement entre stratégies traditionnelles (manifestations, blocages, négociations syndicales) et expérimentations technologiques. Dans ce contexte, c’est l’outil de la “grève numérique” qui s’est progressivement imposé en tant qu’instrument d’expression de revendications des professions liées au numérique et de solidarités interprofessionnelles. Ce sont désormais les développeurs, CM, bloggueurs — plus ou mois précaires, plus ou moins dépendants économiquement — qui deviennent partie prenante des conflits pour la reconnaissance de leurs droits au travers de ce dispositif aux contours toujours changeants.

Bien sûr depuis les années 2010, les travailleurs des plateformes (livreurs Deliveroo, chauffeurs Uber, micro-travailleurs d’Amazon Mechanical Turk) ont régulièrement eu recours à l’outil des “grèves augmentées” à l’aide de forums de discussion en ligne, applications mobiles, présence sur les médias sociaux. Et depuis les années 2000, les dissensions autour de la gouvernance des grandes plateformes sociales se sont souvent manifestées sous forme de “grèves d’utilisateurs” : ainsi Reddit, Facebook, Second Life, Huffington Post, Wikipédia, Youtube ont tous été ciblés par des campagnes de “blackout” et de boycott qui ont parfois bouleversé leur fonctionnement et déterminé des modifications conséquentes de leur fonctionnement.

Quelles pollinisations réciproques existent-elles entre ces initiatives disparates, mais toutes placées sous le signe de la grève ? Quel rôle jouent les syndicats et les coordinations autonomes ? Comment concevoir et structurer une nouvelle place de Grève, pour mettre en visibilité la force de travail nécessaire pour faire fonctionner nos infrastructures numériques ?

Mon ouvrage «En attendant les robots», Prix de l’Écrit Social 2019

Le 6 février 2020, à Nantes, j’ai eu le plaisir de recevoir le Prix de l’Écrit Social (catégorie ouvrage) pour mon livre En attendant les robots – Enquête sur le travail du clic, paru en janvier 2019 aux Éditions du Seuil. Un jury composé de professionnels et d’étudiants de l’ARIFTS (Association régionale pour l’institut de formation en travail social) m’a accordé cette distinction, qui arrive quelques mois après le Grand Prix de la Protection Sociale 2019, décerné par l’École nationale supérieure de Sécurité sociale et la Caisse des dépôts.

Le Prix de l’Écrit Social est un prix culturel qui vise à dessiner les contours intellectuels du champ social, ce champ présentant l’originalité d’être constitué par des contenus divers et multiples et des supports écrits de toute sorte.

Tribune dans Le Monde (6 févr. 2020)

« L’avènement du dresseur d’intelligences artificielles »

Tribune. Face aux inquiétudes autour de l’effacement annoncé du travail humain par une vague d’automates intelligents, nos sociétés doivent encore apprendre à se poser les bonnes questions. Un réflexe sain consisterait à cesser d’ergoter sur le nombre exact d’emplois qui seront remplacés à l’avenir et demander plutôt combien sont d’ores et déjà en passe de se métamorphoser en digital labor. Cette expression désigne littéralement le « travail du doigt », qui clique et produit des données.

Depuis des décennies, la numérisation grandissante des professions manuelles et intellectuelles amplifie la composante de production de data au sein de tout métier. La tendance est liée à l’exigence des entreprises de fragmenter et d’uniformiser leurs processus productifs pour les articuler avec des écosystèmes de prestataires externes, de sous-traitants, et parfois de communautés de producteurs non professionnels.

Ceci explique aussi la prolifération des plates-formes numériques, qui coordonnent ces acteurs en les transformant en main-d’œuvre docile et bon marché, disponible à flux tendu pour réaliser des tâches de plus en plus fragmentées. Partout sous nos yeux, ce travail de production de données tisse le quotidien des livreurs et des chauffeurs, qui gèrent leurs profils sur l’appli Uber et se géolocalisent sur leurs GPS.

Mais il est aussi l’occupation des modérateurs de YouTube et Facebook, qui filtrent à longueur de journée des contenus multimédias. Même le travail gratuit que chacun d’entre nous réalise en effectuant des « reCAPTCHA » (les fenêtres surgissantes qui nous enjoignent de démontrer que nous ne sommes pas un robot) pour Google enseigne aux véhicules autonomes du géant de Mountain View à reconnaître des feux de circulation et des passages pour piétons.

Se situant sur un continuum, entre activités sous-payées ou non rémunérées, ces tâches numériques contribuent à l’automatisation de nos métiers. Métier du futur : dresseur d’intelligences artificielles, accordeur des algorithmes qui permettent à nos robots de livrer, conduire, manœuvrer.

Alors même que ce travail du clic est l’ingrédient secret de notre automatisation, il n’est aujourd’hui qu’insuffisamment encadré par la protection sociale et encore en quête de reconnaissance politique. Ce travail humain est là pour durer, mais, si nos luttes n’aboutissent pas à de nouveaux conquis sociaux, il le sera dans des conditions d’exploitation et d’invisibilité généralisées.

‘Wachten op de robots’ (Stichting Beroepseer, Nederland, 3 feb. 2020)

‘Wachten op de robots’. Onderzoek naar de ‘onzichtbare’ microwerkers op digitale platforms – Stichting Beroepseer

microwerkers

‘Microwerk is onzichtbaar voor het merendeel der mensen en trekt weinig de aandacht.
Professor Paola Tubaro, onderzoeker aan Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), Parijs

Zonder mensen geen machines… En ook geen ‘digitale’ economie. Om technologie op een intelligente manier toe te passen, voeren wereldwijd miljoenen mensen taken uit: van het sorteren van songs in afspeellijsten tot het transcriberen van ontvangstbewijzen, van het taggen van afbeeldingen tot het afluisteren van gesprekken via luidsprekers. Deze fragmentarische, zich steeds herhalende microtaken vormen het geheime ingrediënt van kunstmatige intelligentie.
Deze ‘onzichtbare’ arbeidskrachten worden wel microwerkers genoemd, of ‘klikwerkers’, of ze nu in India, Madagaskar Kenia of op de Filipijnen wonen.

Omslag boek En attendent les robots van Antonio Casilli

In zijn boek En attendant les robots, enquête sur le travail du clic (Wachten op de robots, een onderzoek naar klikwerk) analyseert Antonio Casilli het alom heersende, veel angst veroorzakende idee van het verdwijnen van arbeid en het over de hele wereld verspreide werk op ‘klikboerderijen’. Casilli is een Frans-Italiaanse socioloog gespecialiseerd in internet-privacy en digitale arbeid. Hij is universitair hoofddocent digitale geesteswetenschappen aan Télécom Paris Tech en onderzoeker aan de École des hautes études en sciences sociales in Parijs.
Hij zegt dat de digitale revolutie niet bestaat uit de grootscheepse vervanging van arbeidskrachten door robots, maar uit grote onzekerheid over arbeid en arbeidsomstandigheden.

De nieuwe proletariërs verrichten stukwerk op mondiale platforms. Zij zijn onzichtbaar en vallen daardoor buiten elke jurisdictie. Ze werken vaak thuis en krijgen weinig betaald, vooral degenen die wonen in lagelonenlanden. Dit soort menselijk computerwerk vormt een sleutelrol in de hedendaagse automatisering, ondanks de bewering dat ‘machines mensen vervangen’. Dat gaat niet gebeuren volgens Casilli: “We zullen altijd dit soort eenvoudige, onzichtbare, digitale arbeid nodig hebben. Digitale arbeid is niet een tussenfase, maar een structureel onderdeel van de automatisering van productieprocessen”.

Data-verzamelen

Al onze digitale activiteiten produceren gegevens (data). Deze informatie wordt verzameld door grote informatieplatforms en omgezet in geld. Data-verzamelen is bezig het virtuele zwarte goud van de 21ste eeuw te worden.

Een belangrijk vraag is of we allemaal digitale werkkrachten zijn geworden? Casilli richt zich vooral op het vermogen van digitale platforms om werkkrachten in te zetten die zij eerder als consument dan als producent beschouwen.
Vrije toegang tot bepaalde digitale diensten is louter een illusie. Elke muisklik voedt een uitgebreide advertentiemarkt en produceert gegevens die dienen als grondstof voor kunstmatige intelligentie. Elk commentaar en elke ‘like’, post of foto voldoet aan de voorwaarde: waarde produceren. Dit soort digitaal werk wordt óf slecht betaald óf helemaal niet betaald aangezien niemand gecompenseerd wordt voor de waarde die er gecreëerd wordt. Maar het is werk: een bron van waarde die gelokaliseerd en gemeten is, toegankelijk gemaakt en vastgelegd in een overeenkomst met algemene gebruikersvoorwaarden van platforms.
We dienen te beseffen dat deze data de basis vormen van de machinaal lerende modellen die gebruikt worden voor de technologie van bijvoorbeeld zelfrijdende auto’s of automatisch vertalen.
Achter de automatisering van een bepaalde taak, zoals gezichts- of tekstherkenning, staan mensen die in de werkelijke wereld toepassingen voeden door bijvoorbeeld het typen van woorden of het indiceren van wolken op afbeeldingen van de lucht.

Gelijk aan de manier waarop wijsheid van oudsher ontstaat, zo leren machines uit zichzelf. Maar om hun algoritmen te leren zich aan te passen of hun diensten te verbeteren, hebben platforms heel veel mensen nodig om hun dat te leren en vervolgens te toetsen. Het bekendste voorbeeld is de Mechanical Turk, een dienst van het Amerikaanse e-commercebedrijf Amazon. Ironisch genoeg verwijst de naam naar een verzinsel uit de achttiende eeuw, waarin een automatische schaakspeler – de Mechanische Turk – in staat was te winnen van menselijke tegenstanders. Maar, de Mechanische Turk werd in werkelijkheid bediend door een mens die in de machine zat.

Zo leunen zogenaamde ‘smart’-diensten zwaar op ongeschoolde arbeidskrachten. Voor dit werk – ontworpen om machines van dienst te zijn – worden de digitale werkers slecht betaald. Deze nieuwe soort arbeid noemen we taskified – taakbeheerd – aangezien de menselijke handeling wordt gereduceerd tot een enkele muisklik. We noemen het ook datafied– gegevensbeheerd – vanwege het produceren van gegevens.
Voor deze nieuwe soorten arbeid gelden geen loonnormen. Desondanks wordt er de laatste jaren tegen techplatforms geregeld actie gevoerd voor bepaalde rechten. Denk aan de werkers bij Uber en Deliveroo die naar de rechter zijn gestapt met de eis om een werknemerscontract.

Collectief middel voor onderhandeling

Caselli ziet drie manieren voor digitale werkers om baanonzekerheid te bestrijden en op te komen voor sociale, economische en politieke erkenning van digitaal werk.
Traditioneel arbeidsrecht – werknemers met een vast salaris – kan leiden tot de erkenning van de status van Uber- en plaformmedewerkers. Maar een afhankelijke arbeidssituatie mag geen uniforme, kant-en-klare oplossing zijn. Men is ook in toenemende mate bezig met de oprichting van coöperatieve platforms waar gebruikers eigenaar worden van productiemiddelen en algoritmen.

Toch zijn er volgens Casilli grenzen aan deze ontwikkelingen. Hij ziet een derde mogelijkheid als oplossing. Als het op onze gegevens aankomt, zijn we geen kleinschalige eigenaar of kleinschalige ondernemer. We zijn kleinschalige gegevensmedewerkers. En deze persoonlijke gegevens, die noch privé noch openbaar zijn, zijn eigendom van iedereen en niemand. Onze privacy moet een collectief middel voor onderhandeling worden. Het is nodig dat er instituties komen om echt gemeenschappelijk bezit te creëren. Het internet is een nieuw strijdtoneel.

Data zijn ongeëvenaarde handelswaar

Zullen dergelijke maatregelen onze persoonlijke gegevens minder persoonlijk maken? We produceren allemaal gegevens. Maar deze gegevens zijn in feite een collectieve bron die platformen zich hebben toegeëigend en geprivatiseerd. In plaats van personen een voor een te betalen voor hun gegevens, zouden deze platforms de waarde die aan deze gegevens wordt ontleend moeten teruggeven aan nationale of internationale autoriteiten via billijke belastingheffing.
In mei 2018 trad de Algemene verordening gegevensbescherming (AVG) in werking in de Europese Unie die de regels voor de verwerking van persoonsgegevens door particuliere bedrijven en overheidsinstanties in de hele Europese Unie standaardiseert. Gegevens worden gezien als een persoonlijke eigenschap in plaats van bezit. Daarom kan in theorie iedereen op elk willekeurig moment toestemming geven voor het gebruik van gegevens of de toestemming weer intrekken.

Het opzetten van een belastingstelsel volgens Casill’s ideeën zou de mogelijkheid zijn tot een onvoorwaardelijk basisinkomen. Alleen al het muisklikken of delen van informatie zou personen het recht kunnen geven op royalties en elke gebruiker voor het plaatsen van inhoud online op betaling daarvoor. Dat inkomen zou bijgevolg niet worden gekoppeld aan de uitgevoerde taken, maar zou de waarde bevestigen die wordt gecreëerd door middel van deze bijdragen.
In 2020 zijn volgens schatting meer dan twintig miljard apparaten verbonden met het Internet der dingen – the Internet of Things (IoT). De datamarkt kan een bedrag van bijna 430 miljard dollar per jaar opleveren. Dat bedrag staat gelijk aan eenderde van het BNP van Frankrijk.
Data zijn ongeëvenaarde handelswaar.

En attendant les robots, enquête sur le travail du clic, door Antonio A. Casilli, Éditions du Seuil, 400 p., 2019: www.seuil.com

From personal data to artificial intelligence: who benefits from our clicking? door Anne-Sophie Boutaud, I’M Tech, 22 februari 2019: https://blogrecherche.wp.imt.fr/en/2019/02/22/from-personal-data-to-ai/

Book presentation: “En attendant les robots”, Ca’ Foscari – University of Venice: www.unive.it

The ‘microworkers’making your digital life possible, BBC News, door Ana Lucia Gonzalez, 2 augustus 2019: www.bbc.com