msh paris saclay

Journée d’études “En attendant les robots” (28 janv. 2020)

La MSH Paris Saclay, en collaboration avec la revue L’Homme et la Société et les Editions du Seuil, m’a fait l’honneur d’organiser une journée d’études entièrement consacrée à mon ouvrage En attendant les robots. Au fil de 4 tables rondes, les collègues Florent Le Bot, Hélène Picard, David Gaborieau et Claude Didry, ont analysé plusieurs aspects de ce texte, en les mettant en résonance avec des enquêtes récentes en sociologie, sciences de la gestion, économie industrielle.

Programme :

Après une présentation de son livre, Antonio Casilli sera amené à échanger avec les chercheurs Hélène Picard (EM Grénoble), Claude Didry (CNRS / ENS Ulm) et David Gaborieau (UPEM).
La journée sera animée par Florent Le Bot (IDHES / université d’Evry), historien et membre de la revue L’Homme & la Société, et se déroulera à l’ISC-PIF que la MSH Paris-Saclay remercie pour son accueil.

9h30 : Accueil café – Mot d’ouverture par la Direction de la MSH Paris-Saclay

10h / 11h30 Présentation de « En attendant les Robots » par Antonio Casilli (TelecomParis / i3)
11h45 / 12h45 : « Quand l’ouvrier devient robot » : Antonio Casilli & David Gaborieau (CNAM / CEET)

12h45 / 14h00 Déjeuner

14h00 / 15h00 : « La fin du travail ou le retour du marchandage ? » Antonio Casilli & Claude Didry (CMH / ENS)

15h15 / 16h15 : « Par delà les plateformes capitalistes: le renouvellement de la réflexion sur les organisations alternatives » Antonio Casilli & Hélène Picard (Professeure assistante, Grenoble Ecole de Management)

[Compte Rendu + Podcast + Vidéo] Colloque INDL “Les plateformes de micro-travail” (Paris, 13-14 juin 2019)

A l’occasion de la restitution des résultats de notre projet DiPLab sur “Le Micro-travail en France” et dans le cadre de l’activité du réseau INDL (International Network on Digital Labor), émanation du ENDL (European Network on Digital Labour), j’ai eu le plaisir d’organiser et d’animer le colloque “Les plateformes de micro-travail : enjeu pour l’intelligence artificielle, enjeu pour l’emploi ?”. L’évènement, organisé en collaboration avec le think tank gouvernemental France Stratégie et la MSH Paris Saclay, a eu lieu le 13 et 14 juin 2019 à Paris. Le colloque a accueilli environ 300 participants : universitaires, travailleurs, étudiants, syndicalistes, représentants d’institutions, journalistes, citoyens.

Chercheur•ses et étudiant•es du réseau INDL (Paris, 14 juin 2019).

La première journée a été l’occasion d’entendre des témoignages de micro-travailleurs et d’entreprises / plateformes qui les recrutent, de présenter les résultats des enquêtes nationales et internationales sur ces formes émergentes d’emploi.

Intervention de l’économiste Mariya Aleksynska lors de la première journée du colloque (Auditorium France Stratégie, Paris, 13 juin 2019)
Ouverture du colloque doctoral lors de la deuxième journée (France Stratégie, Paris, 14 juin 2019)

La seconde journée a été consacrée à un débat avec des experts académiques, français et étrangers, ainsi qu’à un colloque doctoral, où des étudiants ont présenté leurs recherches de pointe dans le domaine de l’économie des plateformes numériques.

L’argumentaire

Après Uber, Deliveroo et autres services à la demande, le micro-travail est une nouvelle facette du travail intermédié par les plateformes numériques. Des services sur Internet ou sur mobile proposent à des foules d’individus de réaliser, pour le compte de commanditaires, des petites tâches standardisées et répétitives, en contrepartie d’une rémunération allant de quelques centimes à quelques euros par tâche. Celles-ci nécessitent en général de faibles qualifications : prendre une photo dans un magasin, reconnaître et classer des images, transcrire des bouts de texte, mettre en forme un fichier électronique… Malgré leur simplicité apparente, ces micro-tâches réalisées par des millions de personnes dans le monde, servent notamment à créer les bases de données nécessaires au calibrage et à l’« entraînement » d’algorithmes et d’intelligences artificielles.

Au niveau international Amazon Mechanical Turk est la plus connue des plateformes de micro-travail. En France et dans les pays francophones d’Afrique, d’autres plateformes attirent un nombre croissant de travailleuses et travailleurs, pour compléter leur revenu primaire, voire pour y suppléer. Quelle est l’ampleur du phénomène ? Comment reconnaître, organiser et réguler cette nouvelle forme de travail ? Comment, finalement, s’articule-t-elle avec les formes traditionnelles de l’emploi ?

Le programme
Programme-Microwork-conference

Les podcasts
Podcast introduction et première séance de la première journée (Eng/Fr).
Intervenants : Gilles de Margerie (France Stratégie), André Torre (MSH Paris Saclay), Vili Lehdonvirta (Oxford Internet Institute), Florian Alexander Schmidt (University of Applied Sciences HTW Dresden), Antonio Casilli (Telecom Paris).
Podcast deuxième séance de la première journée (Eng/Fr).
Intervenant•es : Paola Tubaro (CNRS), Clément Le Ludec (MSH Paris Saclay), Marion Coville (IAE de Poitiers), Louis-Charles Viossat (IGAS), Anoush Margaryan (Copenhagen Business School), Antoine Naboulet (France Stratégie).
Podcast troisième séance de la première journée (Fr).
Intervenant•es :
Amélie, Ferdinand, Julie (micro-travailleurs), Daniel Benoilid (Foulefactory), Maël Primet (Snips), Odile Chagny (Sharers & Workers).
Podcast quatrième séance de la première journée (Eng/Fr).
Intervenant•es : Mariya Aleksynska (Institute of Labor Economics), Marguerita Lane (OECD), Thiebaut Weber (CES), Patricia Vendramin (UCLouvain), Gilles Babinet (CNNum), Cécile Jolly (France Stratégie).
Les vidéos
Entretien avec Antonio Casilli (Telecom Paris).
Entretien avec Paola Tubaro (CNRS)
Entretien avec Mariya Aleksynska (IZA)
Dans les médias
Les travailleurs du clic, petites mains invisibles de l’économie numérique

AFP/L’Express, 21 juin 2019

Les chercheurs français de Diplab ont étudié la plateforme française Foule Factory: 56% des “fouleurs” sont des femmes, qui cumulent emploi à temps partiel, travail domestique et micro-travail. “On glisse vers une triple journée de travail“, constate Marion Coville, de l’Université de Nantes, qui a collaboré à Diplab…