digital labor

Lessons from Amazon’s Italian hub strike: industrial action that does not factor in both work AND data is doomed to be ineffective

On Nov 24, 2017, the three main Italian unions (CGIL, CISL, UIL) have called for a strike over the failure to negotiate Black Friday bonuses for the 1,600 permanent workers at the distribution hub near the Northern town of Piacenza. Unions say 50% of the workers partake in the strike. Amazon says it was more like 10%.

Bottom line: the strike did not stop Black Friday in Italy. Someone was working. Yet, according to several sources, it was not not permanent workers, but the 2,000 temps that Amazon recruited until Xmas who saved the day. They were not hired to replace striking workers. Even in Italy, this would be illegal. They were hired to face Nov./Dec. surge in retail sales. And of course they did not stop working on Black Friday 2017. That said, Amazon is known internationally for its brutal workplace discipline, its anti-labor stance, and has been accused of hiring temps, contingent workers and even workampers to edge out unionized labor force.

In Italy, one can recruit a lot of those. Unemployment is at 11.1% and there’s a millions-strong industrial reserve army of faux-freelance, part-timers, “coordinated collaborators”, “project-contractors”, “leased staff” and many other forms of non-standard employees. Especially since the infamous Jobs Act heralded by the government of former PM Matteo Renzi, among young workers temp jobs accounts for 50% of employment and they are up 7% since Sept 2017.

But Italian retail workers and their strike tell only part of the story. Amazon isn’t about e-commerce: it’s about big data. Interestingly, Matteo Renzi’s government has been very helpful in facilitating the strategy of “data entryism” of the Seattle giant, going as far as to hire Amazon’s former vice-president and now-biggest employee shareholder of the platform as “Commissioner for Digital Italy”. He’s doing this for free, and you know what they say when you’re not paying for something…

Which brings us to the main point. Amazon strategy is predicated on data and work. Even better: it is predicated on data-as-work, because it extracts value from the data stored in its humongous cloud and hosting services, and because it uses people-as-a-service (according to Jeff Bezos’s early characterization of Amazon Mechanical Turk) to train, enrich, refine data.

Btw, do you wanna know what the new Italian Digital Commissioner considers as a success story for digital transformation? The controversial Indian biometric ID system… And do you know where 36% of Amazon Mechanical Turkers live? India… (Here’s the interview [in Italian] where the Digital Commissioner talks about Indian ID system while at the same time declaring that “he misses Amazon so much”).

Take-away message: Amazon corporate takeover of Italy is as much a matter of labor policy as it is of data politics. As long as the unions continue to focus on the former while neglecting the latter, their action is doomed to be ineffective. Case in point: after dominating Black Friday sales, Amazon’s shares are up 2% and Jeff Bezos is still world’s wealthiest man. So Amazon Italia just gave a giant middle-finger to workers by cancelling the meeting with unions and rescheduling it for after Xmas…

Colonialisme numérique ? (dans Usbek&Rica, oct-nov. 2017)

Dans le numéro 20 (oct-nov. 2017) du magazine de technologie, prospective et société Usbek & Rica, un long essai de Lilas Guevara sur les postures néo-colonialistes des géants du numérique. La deuxième partie du texte discute mon article Digital labor studies go global, paru dans l’International Journal of Communication en 2017.

Voici un fragment (le reste est disponible en libre accès ici).

(…)

« Colonialité » plutôt que colonialisme

Pourtant, si la grille de lecture postcoloniale est un outil conceptuel intéressant pour mieux comprendre ces structures de domination, la référence ne peut être manipulée à la légère. Dans son article « Digital Labor Studies Go Global. Towards a “digital decolonial turn” », publié en 2017 dans l’International Journal of Communication, le chercheur Antonio Casilli écrit que le parallèle avec « le colonialisme, l’impérialisme et l’esclavage pose certains problèmes. (…) Ces concepts sont à la fois trop osés et trop mous. Osés parce qu’ils reposent sur la valeur choc de notions chargées d’histoire ; mous parce qu’ils ne vont pas au-delà d’équivalences abstraites ». D’après lui, ces grilles d’analyse plaquent des interprétations sur des relations qui n’ont pas d’histoire coloniale : les États-Unis n’ont jamais été les colonisateurs historiques par exemple ; pour autant, ce sont eux qui essuient les principales critiques dans le débat sur l’exploitation à l’heure numérique. Antonio Casilli souligne également une tendance à l’« orientalisme », qui enferme les pays du Sud dans un rôle statique, figé dans des rapports qui les rendent « passifs », ce qui relève d’« un certain paternalisme ».

Antonio Casilli introduit le concept philosophique de « colonialité » en lieu et place de celui de colonialisme pour nourrir une réflexion sur l’émancipation des travailleurs du Sud

Casilli introduit donc le concept philosophique de « colonialité » en lieu et place de celui de colonialisme, non seulement pour rendre visibles les relations de pouvoir évoquées plus haut, mais aussi pour nourrir une réflexion sur l’émancipation des travailleurs du Sud. Il s’appuie sur les travaux du professeur portoricain d’études postcoloniales Nelson Maldonado-Torres, pour qui la colonisation s’immisce aussi dans les manières d’être des colonisés, subsistant même après la fin des administrations coloniales. Pour Maldonado-Torres, les sujets modernes « respirent la colonialité tout le temps et tous les jours » et partagent des traits existentiels, qu’il définit comme la « colonialité de l’être ». En d’autres termes, il faut prendre en compte les subjectivités des personnes qui ont créé leur identité en tant que sujets coloniaux « et donc qui ne se projettent qu’à partir de ces relations d’exploitation », explique Antonio Casilli.

Des travailleurs dans les mines de cobalt du Congo. Crédits : Amnesty International

Pour le sociologue, ce concept peut éclairer les relations de pouvoir qui continuent d’exister aujourd’hui à l’ère du digital labor, tout en ouvrant une voie vers l’émancipation, grâce à la création d’une identité commune pour ces travailleurs numériques, souvent isolés et marginalisés. Le chercheur reprend les mots de Maldonado-Torres pour appeler à « rendre visible l’invisible et analyser les mécanismes qui produisent cette invisibilité ou la visibilité distordue (…) pour permettre l’émergence de réflexions critiques provenant des personnes “invisibles” elles-mêmes ». Cette prise de conscience des travailleurs invisibles est la première étape pour s’émanciper des relations de pouvoir, que ce soit par la création de coopératives ou par le conflit.

En parallèle – et peut-être sera-t-elle poussée par l’autonomisation des travailleurs –, il faudra bien aussi qu’à terme intervienne une forme de « libération » du consommateur. Car même l’exploitation numérique possède deux versants : la situation de l’ouvrier/travailleur numérique vient refléter celle du consommateur qui, tout en étant du « bon côté » de la barrière, est devenu dépendant des produits et services de la Silicon Valley, en échange desquels il cède aux Gafa et autres géants du numérique ses données personnelles et toute son attention. Bref, tout le monde est perdant, sauf Google et ses amis. Pour l’instant. Mais il semblerait que le désir d’un modèle plus équitable pour tous commence à gronder… Sous la Valley, les pavés ?

Ne La Stampa (Italia, 23 nov. 2017)

Di ritorno dal Belgio, dove avevo appena partecipato al workshop ENDL-2 e dove ho potuto seguire da vicino la vicenda Deliveroo/SMart, ho rilasciato un’intervista al quotidiano La Stampa. Ecco il risultato, egregiamente spiegato da Barbara D’Amico.

 

Deliveroo contro la coop che tutela i fattorini

Barbara D’Amico


I diritti dei lavoratori del digitale europei assomigliano sempre più a un piatto servito freddo e senza contorno. Lo scorso 25 ottobre, infatti, una delle più note aziende di consegna di cibo a domicilio, Deliveroo, ha annunciato di voler interrompere la collaborazione avviata in Belgio con la cooperativa Smart: la stessa che nel 2015 era riuscita a inquadrare la maggior parte dei fattorini della start-up attivi nel paese grazie a un accordo con l’azienda per garantire loro assicurazione, salario minimo e previdenza. Ciò significa che dal 2018 gli oltre 3200 rider di Deliveroo Belgio non avranno più quella tutela minima che la cooperativa dei freelance era riuscita a garantire in modo diretto. Smart è una realtà nata proprio in Belgio alla fine degli anni Novanta per tutelare i freelance più a rischio, quelli del mondo dello spettacolo. Oggi conta oltre 90 mila soci in tutto il mondo e si è allargata a dismisura: non più solo artisti e attori, ma anche videomaker, sviluppatori, giornalisti, insomma chiunque lavori in proprio. Il suo successo è dovuto al modello mutualistico: grazie al fondo alimentato dalle trattenute sulle commesse dei lavoratori inquadrati, Smart ne sostiene gli oneri previdenziali e gli anticipi su quanto dovuto dai clienti, preoccupandosi di tutta la parte amministrativa e contrattuale che in genere pesa sul singolo.

Perché il caso belga è importante per l’Italia

Le startup del food delivery impazzano anche in Italia, così come da noi è presente Smart da tre anni. Insieme all’Associazione italiana dei lavoratori autonomi, ACTA, la cooperativa sta lavorando alla proposta di modifica dello Statuto del Lavoro Autonomo avanzata dal giuslavorista Pietro Ichino per superare la divisione tra lavoro dipendente e lavoro freelance e ottenere tutele omogenee per tutti (tramite il meccanismo della cosiddetta umbrella company). Il caso belga però ha messo in allarme queste realtà e ora una normativa nazionale sembra essere l’unica soluzione contro i colpi di testa delle imprese di servizi digitali. «La decisione di Deliveroo è stata favorita anche da un progetto di legge del governo belga che sottrae a fiscalità e contribuzione i redditi da lavoro autonomo fino a 6 mila euro – si legge nel comunicato con sui Smart ha denunciato l’accaduto – Uno scenario che interessa in modo particolare i platform workers». Deliveroo ha scelto in Belgio di pagare meno tasse sul lavoro dei ciclo-fattorini, rinunciando ad avvalersi di un intermediario per la parte di contrattualizzazione tra azienda e rider che come la maggior parte dei “platform workers”, cioè i lavoratori a chiamata nell’era digitale, realizzano mansioni affidate grazie a un’app gestita dall’azienda.

Non chiamateli lavoretti

«Smart svolge un servizio che queste aziende non forniscono, come caricarsi degli oneri previdenziali dei lavoratori – spiega a La Stampa Antonio Casilli, esperto di lavoro digitale e professore associato presso il Telecommunication College of the Paris Institute of Technology (Télécom ParisTech) -. Le piattaforme di food delivery sono al centro di polemiche, lotte e scioperi dei lavoratori della app e le proteste dei rider sono fatte a posta per ottenere protezioni sociali che non vengono garantite perché, dicono queste aziende, portare pasti a casa è un lavoretto: invece non è così, si tratta di lavoro vero e proprio perché porto una divisa, rappresento l’azienda, rispondo a chiamata e ho una app che controlla in qualche modo quello che faccio in maniera anche più pervasiva di quanto non accadesse prima dell’avvento delle app.

A caccia di flessibilità

Nel caso specifico, Deliveroo, come altri concorrenti, ha inizialmente proposto di affiliare i rider in modo permanente, per fidelizzarli e per fare massa critica, ma una volta raggiunto il numero di fattorini necessari ha iniziato a flessibilizzare il lavoro interno. Queste aziende vogliono ancora più flessibilità. Vogliono il cottimo». Eppure formule di tutela come quelle su cui Deliveroo poteva contare sono una garanzia per le stesse aziende. E’ grazie al fondo di Smart se, sempre in Belgio, nel 2016 i fattorini di un’altra startup del cibo a domicilio, Take Eat Easy, si sono visti saldare i pagamenti dopo il fallimento della società (e nonostante questa avesse ottenuto investimenti per 10 milioni di euro http://startupitalia.eu/61480-20160726-take-eat-easy-rocket-internet).. Abbiamo verificato le comunicazioni di Smart Belgio ai suoi associati, e confermano che nel luglio 2016 la cooperativa si è impegnata a versare 360 mila euro di compensi ai rider perché le casse della società erano vuote. Lo ha fatto fino al 25 luglio di quell’anno.

Il gioco dello scaricabarile

Secondo i dati di CB Insights, società di analisi finanziaria internazionale, quella del food delivery non è una vera e propria bolla ma un settore altamente competitivo all’interno di mercato, quello del cibo, che vale 650 miliardi di dollari e in cui anche i più bravi faticano a restare a galla. Dopo un exploit, nel 2010, con una miriade di società e servizi, si è poi passati alla fase delle concentrazioni e acquisizioni da parte di pochi mastodontici marchi (da Amazon, a Uber) difficili da battere. L’unico modo per restare competitivi, specie nel campo delle consegne dei pasti a domicilio, è limare sui costi di consegna (e quindi sui compensi e le tutele di chi le consegne le fa) che oggi sono il vero tallone d’achille di questo business.

I platform workers sono i nuovi lavoratori a cottimo

La tendenza alla flessibilizzazione del lavoro, però, non riguarda solo il food delivery. I “platform workers” sono un fenomeno sempre più esteso ma non regolato. L’esempio principe è Amazon Mechanical Turk, la piattaforma con cui Amazon permette alle aziende di reclutare in unica soluzione anche migliaia di lavoratori per assegnare loro delle micro-mansioni ( dette micro-task). Dalla pulizia di un dataset, fino alla selezione di migliaia di immagini, gli ingaggi sono i più disparati. Più spesso questi plotoni di micro-workers sono assoldati per allenare i complessi sistemi di machine learning che, prima di automatizzare un servizio, devono essere istruiti da qualcuno. Non esiste rapporto umano tra chi ingaggia e l’ingaggiato e non si sa bene quali siano le condizioni di lavoro di chi si presta alle micro-task. «Il caso belga dimostra che l’azione di uno o più soggetti virtuosi non è sufficiente se non viene sostenuta da un ecosistema normativo adeguato – commenta Donato Nubile, presidente di Smart Italia -. In Italia il dibattito intorno ai platform workers è ancora fermo allo stabilire se si tratti di lavoratori autonomi o meno, e non va al cuore del problema: comunque li si definisca, si tratta di lavoratori senza tutele. E non bisogna dimenticare che accanto a questi lavoratori in divise dai colori accesi ce ne sono moltissimi che sfuggono alla nostra vista ma che affrontano gli stessi problemi: grafici, programmatori, videomaker, freelance di ogni settore, indipendentemente dal fatto che le loro occasioni di lavoro giungano o meno da una piattaforma. Un intervento normativo che si rivolga solo ai platform workers e si dimentichi questa crescente fetta del lavoro autonomo sarebbe miope e insufficiente». Anche per Casilli non può essere solo la cooperativa di turno a trovare soluzioni al problema. «In diversi paesi europei, il fatto che non ci fosse una cultura digitale presso i policy makers ha permesso a certi gruppi industriali e lobby di dettare legge sul lavoro digitale. Si tratta degli stessi gruppi che producono rapporti e white papers pronti ad essere copiati e incollati nei testi di legge», spiega.

Il ruolo del sindacato

Per evitare trappole, suggerisce Casilli, bisognerebbe chiamare in causa proprio i sindacati.«I sindacati tradizionali stanno facendo un lavoro enorme di recupero culturale per quanto riguarda il mondo del lavoro digitale. Smart è sicuramente una soluzione al problema delle tutele, ma i sindacati ora devono decidere se essere puri interlocutori sociali in grado di contrattare con queste aziende, piattaforme e realtà digitali oppure organizzazioni che forniscano anche servizi di assistenza e tutela diretta ai lavoratori». Qualunque sia la scelta, va fatta in fretta. Forse, più dei robot mangia-lavoro, bisogna correre ai ripari per evitare che le nuove tecnologie diventino la scusa contemporanea per tornare a una visione miope quanto antica: considerare le tutele un peso e non un investimento nella tenuta sociale dell’Europa così come ritenere la componente umana una voce di bilancio e non la molla dell’economia.

[Podcast] Grand entretien sur Digital labor, micro-tâcheronnat et automation (RTS, Suisse, 20 nov. 2017)

Voilà le podcast de l’entretien que j’ai accordé à Sarah Dirren pour Versus-Penser, émission de la Radio Télévision Suisse (Espace 2) consacrée aux sciences humaines.

Révolution Travail 1/5: Le Digital Labor
Avec la révolution numérique de nouveaux métiers ont vu le jour, celui de cliqueurs par exemple. Ils sont estimés à plus de 100 millions dans le monde surtout dans les pays émergents. Ils fournissent un micro-travail essentiel, puisque ces prolétaires du numérique apprennent aux intelligences artificielles à reconnaitre une image ou une musique. Ces microtâcherons œuvrent dans des fermes à clic ou sur des plateformes telle quʹAmazon Mechanical Turk.
Nous aussi, nous travaillons – presque à notre insu – lorsque nous naviguons sur le net et les réseaux sociaux. Nous aussi nous produisons de la valeur, des données, ce big data, pilier de lʹéconomie numérique.
Tour dʹhorizon avec Antonio A. Casilli, sociologue, spécialiste des réseaux sociaux, maître de conférences en humanités numériques à Télécom ParisTech et chercheur au Centre Edgar-Morin de lʹEcole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.

[Video] Lavoro e capitalismo delle piattaforme (7 nov. 2017)

Il 7 novembre 2017, ho condotto un seminario-fiume (4 ore e più) nell’ambito della Scuola critica del digitale, una iniziativa del Centro per la Riforma dello Stato (CRS) in collaborazione con le Camere del lavoro autonomo e precario (CLAP). Il seminario si è svolto a Roma nello spazio autogestito Esc Atelier. Qui di seguito le cinque parti del video ritrasmesso in streaming.

Interventi di Francesco Raparelli (Esc) e Giulio De Petra (CRS). Seminario: piattaformizzazione.

Seminario: Lavoro on-demand, micro-lavoro, lavoro sociale in rete.

Seminario: Azione sindacale in rete, cooperativismo delle piattaforme.

Confronto con i partecipanti (1)

Confronto con i partecipanti (2)

Lavoro e capitalismo delle piattaforme
con Antonio Casilli

L’attenzione crescente di chi studia, per modificarle, le nuove forme che assume il lavoro si rivolge sempre più spesso alle attività quotidiane di miliardi di utilizzatori di servizi online le quali, pur sfuggendo a un inquadramento salariale, sono produttrici di valore. Per un numero crescente di lavoratori, di semi-professionisti, di persone in cerca di impiego, di semplici utilizzatori, il lavoro passa dalle piattaforme digitali.
Al centro dell’attenzione è la capacità di queste grandi infrastrutture tecnologiche di comandare non solo il lavoro esplicito e frammentato di quote crescenti di lavoratori sempre più precarizzati, dalla logistica alla produzione intellettuale, ma anche il ‘lavoro implicito’ più o meno volontario e gratuito degli utilizzatori, spesso strumentalizzando a fini commerciali concetti come ‘condivisione’, ‘partecipazione’, ‘collaborazione’.
Dalla fornitura di servizi (come su Foodora) alla creazione di contenuti (come su Youtube), dalla produzione di dati (come su Google) al perfezionamento di sistemi di intelligenza artificiale (come su Amazon Mechanical Turk), queste nuove forme di “lavoro digitale” sono spesso invisibili e presentate come attività accessorie rispetto al lavoro tradizionale. Eppure esse incanalano, contrattualizzano e misurano la performance degli utilizzatori umani e li articolano con operatori non umani (bots, intelligenze artificiali, etc.).
Ma generano anche nuovi conflitti sociali legati, ad esempio, al riconoscimento delle condizioni di produzione e della proprietà sui prodotti distribuiti per mezzo di Internet.
Di fronte allo strapotere di nuove e vecchie piattaforme, un numero crescente di rivendicazioni collettive si organizza e si manifesta.
Rinnovo del sindacalismo, nuove iniziative della società civile, altri movimenti: si sta avviando una nuova stagione di lotte sociali legate ai diritti fondamentali, alla redistribuzione del reddito e ai rapporti di potere connessi alle tecnologie digitali.

Indice degli argomenti

• L’analisi delle nuove forme di organizzazione sociale legate all’utiizzo delle piattaforme.
• L’analisi delle diverse forme di impiego generate dall’utilizzo delle piattaforme
• La descrizione e l’analisi delle diverse modalità di lavoro esplicito ed implicito realizzato mediante le piattaforme
• L’emersione e la convergenza dei conflitti generati e abilitati dall’uso delle piattaforme
• La descrizione di scenari per il “futuro del lavoro”
• La progettazione dell’azione militante

 

Qui la presentazione del seminario in PDF

[Séminaire #ecnEHESS] Antonio Casilli : Intelligences artificielles et travail des plateformes (13 nov. 2017)

Enseignement ouvert aux auditeurs libres. Pour s’inscrire, merci de renseigner le formulaire.

Pour la première séance de l’édition 2017/18 de notre séminaire #ecnEHESS Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques, je vais présenter mes travaux récents sur le lien entre digital labor, plateformisation et intelligence artificielle.

Le séminaire aura lieu le lundi 13 novembre, de 17 h à 20 h (salle M. & D. Lombard, 96 bd Raspail 75006 Paris).

Des intelligences pas si artificielles : plateformes, digital labor et la « tentation d’automatiser »

L’un des penseurs classiques de l’industrialisme, David Ricardo, consacrait à la question de la « destruction du travail » par les machines le chapitre 31 de ses Principes de l’économie politique. À ses yeux, l’utilisation de solutions technologiques n’était pas un destin inéluctable, aboutissant à la substitution complète des travailleurs, mais plutôt un choix humain, résultant d’une « tentation d’employer des machines » [temptation to employ machinery] qui habitait le capitaliste. Était-ce un véritable aménagement libidinal qui poussait ce dernier à préférer l’automation à d’autres méthodes pour recruter de la main-d’œuvre meilleur marché, telle la délocalisation ou la mise au travail des familles des ouvriers ?

Cette présentation interroge le parcours culturel et socio-économique qui, de cette vision, nous a conduit aux sombres présages actuels du « grand remplacement » des humains par les technologies intelligentes. Le débat contemporain est marqué par les prophéties dystopiques de la disparition de 47% des emplois à cause des solutions automatisées, ou par les fantasmes de la gouvernance algorithmique du travail. Ceux-ci représentent autant de discours d’accompagnement de l’essor des plateformes numériques dont les modèles d’affaires sont de plus en plus structurés autour de l’automation des processus métier.

Bien que dans le contexte politique présent retentissent les annonces du dépassement des catégories héritées de la culture du travail des siècles passés (emploi, protection, subordination, pénibilité), l’heure d’une civilisation « post-laboriste » n’a pas encore sonné. Le fait est que les activités productives ont tellement évolué que le travail est en manque de reconnaissance. Pour le voir à nouveau, nous devons faire appel à la catégorie du digital labor, qui nous permet d’analyser l’articulation complexe de consommateurs/producteurs, de tâcherons du clic, de faux-freelances organisés en chaînes mondiales de sous-traitance. La centralité de la notion de travail est alors réaffirmée, à condition de jeter un regard derrière les rideaux de l’automation, pour observer le recours généralisé de la part des plateformes à des modalités intensives de captation de la valeur à partir des micro-tâches réalisées par des êtres humains afin de – justement – entraîner les intelligences artificielles, enseigner aux algorithmes d’apprentissage automatique, faire circuler les véhicules autonomes.

Le programme du séminaire #ecnEHESS “Étudier les cultures du numérique” 2017/18 est arrivé [avec séance exceptionnelle !]

Pour la dixième année consécutive, notre séminaire EHESS Etudier les cultures du numérique revient ! Et le programme est extrêmement riche, avec plein d’intelligence artificielle, d’études post-coloniales, de genre et sexualité, d’algorithmes et d’économie de la connaissance. Des chercheurs internationaux, des sujets de pointe, et un format long pour vous permettre d’avoir un véritable échange avec les intervenants.

Vous connaissez le principe : le séminaire est ouvert aux auditeurs libres. Il suffit de s’inscrire (pour toute l’année ou seulement pour une ou deux séances) en remplissant le formulaire de contact. Si vous êtes un étudiant et vous souhaitez valider cet enseignement, merci de me contacter par e-mail.

Le séminaire a lieu le deuxième lundi du mois de 17 h à 20 h, en salle M. & D. Lombard, EHESS, 96 bd Raspail 75006 Paris. La séance de décembre aura lieu le lundi 4, en salle 13, 105 bd Raspail, 75006 Paris. NB : une séance exceptionnelle avec Gabriella Coleman aura lieu le mercredi 28 mars 2018 en Amphithéâtre François Furet, 105 bd Raspail, 75006 Paris.

Voilà le calendrier complet :

 
lundi 13 novembre 2017 – Antonio Casilli (ParisTech/EHESS)

Des intelligences pas si artificielles : plateformes, digital labor et la ‘tentation d’automatiser’

lundi 04 décembre 2017 – Bernie Hogan (Oxford Internet Institute)
Control, Privacy, Generativity: Big Data after the Ideology of Machine Learning
lundi 08 janvier 2018 – Olivier Ertzscheid (Université de Nantes – IUT La Roche-sur-Yon)

L’appétit des géants : les plateformes sont-elles des gouvernements comme les autres ?

lundi 12 février 2018 – Jean-Gabriel Ganascia (Université Pierre et Marie Curie)

Singularité : les mythes transhumanistes à l’épreuve de la recherche sur l’intelligence artificielle

lundi 12 mars 2018 Yves Citton (Université Paris 8)

Penser les médias numériques : ouvrir les boîtes noires pour surprendre la médiarchie

⚠ Séance exceptionnelle ⚠

mercredi 28 mars 2018 Gabriella Coleman (McGill University)

HackAccess: How Anonymous reinvented the hack-leak combo

lundi 09 avril 2018 Payal Arora (Erasmus University Rotterdam), Edgar C. Mbanza (EHESS) Mobilizing the ludic underclass in the digital age
lundi 14 mai 2018 – Marie Bergström (INED)

Au bonheur des (plateformes de) rencontres : entre couples et hétérosexualité non conjugale

lundi 11 juin 2018 – Juan Carlos De Martin (Nexa – Politecnico di Torino)

The historical mission of the university in the wake of the digital revolution


 

 

‪Pourquoi rémunérer les usagers des plateformes numériques est une mauvaise idée (blockchain edition)‬

Après cet article de Wired au sujet de Steemit, certains avaient salué une avancée dans la direction de la rémunération du digital labor.
Vous connaissez peut-être ma position : les micro-paiements des usagers ne sont pas une solution aux tensions socio-économiques que le travail des plateformes attise. Au contraire, ils sont part du problème, dans le mesure où ils contribuent à la prolétarisation des usagers – et atomisent davantage un acte de production de valeur qui, sur les plateformes plus qu’ailleurs, est un acte éminemment social.

Ceci dit, Steemit représente une excellente démonstration de pourquoi micro-rémunérér les usagers est une mauvaise idée.

Steemit est une plateforme sociale (un Reddit-like) qui paie ses usagers en monnaie cryptée (appelée “Steem”) pour chaque post ou partage. Rien d’original jusque là. TSU avait déjà tenté cette expérience et plusieurs applications (comme par ex. Bitwalking) proposent des rémunérations en bitcoin pour le simple fait d’utiliser leur service. Sur Steem, les posts les plus partagés remontent dans le classement. Surtout, ils affichent le montant gagné par leur auteur. L'”engagement”, aussi, est recompensé : les usagers peuvent gagner des Steems en likant ou en partageant des contenus.

Sympa, non ? A un détail près : des Steems sont créés chaque jour. Dont il s’avère que le Steem est une *monnaie fondante* (c-à-d, qui se déprécie chaque jour). Ce qui crée des incitations économiques pour les usagers à l’investir en obligations (appelées “Steem Power”, qui l’immobilisent pendant 2 ans) ou à la garder sur la plateforme (sous forme de “Steem Dollars” qui peuvent être donnés à d’autres membres par ex).

Si elle reste sur la plateforme, la monnaie donne des dividendes (ou “salaires”?) plus importants quand vous postez ou likez un contenu :

“by holding Steem Power you are given some of the Steem that are created each second as more Steem Power.

90% of the new Steem goes to anyone holding Steem Power.
10% of the new Steem goes to anyone voting on a post or contributing.

When you vote for a post, the more Steem Power you have, the more you are rewarded by the creation of new steem.

For example, if you see a post with an estimate of $1000:

$500 is being paid to the curators
$250 is being paid to the author
$250 is being paid to the parent/grandparent post if there is one, otherwise it goes to the author” (Source)

Aujourd’hui, Steemit fait état de 350k usagers, dont 50k actifs. Ces derniers auraient “gagné” l’équivalent de $30 millions de Steem sur 18 mois. Ce qui peut paraître impressionnant, mais en fait c’est $33/mois en moyenne. Btw, $33 que vous ne pouvez pas échanger (ils sont thésaurisés sur la plateforme sous forme de “Steem Dollars” ou de “Steem Power”).

Bref on peut être d’accord avec les concepteurs de Steemit, quand, dans leurs FAQ, ils admettent candidement: “At its root, Steem is simply a points system”. Oui, des points. Qui ne sont pas conçus pour rémunérer le digital labor des usagers, mais bien pour attirer des investisseurs/annonceurs, qui, pour se faire de la pub ou développer des services sur la plateforme, doivent acquérir des Steems (avec les effets d’inflation et
de “bad money drives out good” que l’on connait).

Je souligne un élément important : les investisseurs/annonceurs pourront payer en Steem pour avoir leur contenu mis en avant. Cela sent la Facebook Fraud et la ferme à clic non ? C’est le CEO Ned Scott qui l’explique dans cette vidéo (vers 6’30″) : “Steemit fait ouvertement ce que FB fait en coulisses” :

Moralité : quand vous voyez la valeur en $ affichée sous chaque post de Steemit, ce montant ne vaut pas plus que le nombre de likes sur FB. Puis-je payer mon loyer avec mes likes sur FB? Non. Voilà. Sur Steemit, non plus. De surcroit, la plateforme a un intérêt déclaré à créer de la “fausse viralité” des contenus, en créant une économie parallèle faite de transactions pour fausser les score de réputation et d’engagement. Les likes sur FB sont-ils tous “organiques”? Non. Voilà. Sur Steemit, non plus.

De quoi une plateforme (numérique) est-elle le nom ?

Est-ce que le mot “plateforme” est adapté pour décrire ce qui se passe dans l’économie numérique des dernières années ?

Point de départ : les travaux de Tarleton Gillespie, qui s’est penché (avant et mieux que d’autres) sur l’utilisation de la notion de plateforme pour qualifier les services contemporains d’appariement algorithmique d’informations, relations, biens et services.

Sa théorie peut être ainsi résumée : le mot plateforme est avant tout une métaphore qui désigne une structure technique, voire une “architecture” (c’est par ailleurs de ce dernier domaine que l’emprunt linguistique s’est fait). Le choix de ce terme pour désigner une entité technologique relève d’une volonté de concepteurs, innovateurs et investisseurs de se présenter comme des simples intermédiaires, et non pas comme des moteurs d’interaction sociale et de décision stratégique dans le domaine économique. La plateforme n’est qu’une charpente, sur laquelle d’autres (usagers, entreprises, institutions) construisent. (← c’est toujours Gillespie qui résume les arguments des proprios des plateformes, hein…).

Dans un texte de 2017, il met en avant trois raisons pour lesquelles cette notion se prête à des instrumentalisations particulièrement lourdes de conséquences d’un point de vue politique.

1) La prétendue horizontalité des plateformes numériques dissimule des structures hiérarchiques et les liens de subordination qui persistent malgré la rhétorique des “flat organizations” ;
2) L’insistance sur une structure abstraite cache la pluralité d’acteurs et la diversité/conflictualité des intérêts des différentes communautés d’utilisateurs. La responsabilité sociale des plateformes, leur “empreinte” sur les sociétés semble ainsi être effacée ;
3) (point #digitallabor) en se présentant comme des mécanismes *précis* et *autonomes*, les plateformes servent à occulter la quantité de travail nécessaire à leur fonctionnement et à leur entretien.

De manière presque paradoxale, la réquisitoire de Gillespie contre le mot plateforme représente un plaidoyer pour le maintien du terme—pourvu qu’on s’entende sur sa signification et sa généalogie. Publié en 2010, un autre de ses textes esquissait une étymologie du terme.

Plateforme comme :
1) fondations d’un bâtiment
2) structure sur-élevée d’une fortification militaire
3) podium où un orateur prononce un discours
4) par métonymie, le discours même–ou son agenda politique
5) Gillespie mentionne aussi une autre valence, de nature religieuse et politique, du terme plateforme. Aux Etat-Unis, cette dernière s’est déployée entre 1648, année de rédaction de la “Cambridge Platform” des premiers groupes de colons britanniques, et la moitié du XIXe siècle, époque à laquelle sont attestées les premières utilisations du mot au sens de programme politique d’un parti étasunien.

A mon avis, cette deuxième généalogie a davantage de poids : une plateforme est une entité politique, et non pas une simple métaphore–elle illustre les dimensions collectives et la nature consensuelle des négociations qui ont lieu dans son périmètre. Pour saisir cet aspect il faut regarder l’histoire européenne, où s’est opéré ce transfert du mot plateforme du contexte des arts appliqués à celui de l’idéologie religieuse et politique.

Le terme anglais “platform” (si nous laissons pour l’instant de côté ses origines latines) est une importation directe du français du moyen âge (“platte fourme”). Certes, le Online Etymology Dictionary atteste de cette utilisation à partir du XVIe siècle (“1540s, ‘plan of action, scheme, design'” [sources non précisées]). D’autres usages sont attestés. Par ex., dans la traduction anglaise de 1582 du De Proprietatibus Rerum de Bartholomaeus Anglicus (1240), “platform” est un terme géologique qui indique la Terre en tant que “soutien” des créatures – ou le monde comme modèle idéal de la création (“archetypus” dans l’original latin).

Quelques décennies plus tard, Sir Francis Bacon écrit son An Advertisement Touching a Holy War (1622), où il emploie le terme pour indiquer un repère pour développer son “mélange des considérations civiles et religieuses” (“mix’d of Religious and Civil considerations”). Le glissement sémantique vient de commencer. C’est à l’occasion de la Grande Rébellion anglaise de 1642-1660 que “platform” s’impose comme une conception politique et religieuse très particulière et comme un outil concret, dont l’usage n’est pas exclusivement métaphorique.

C’est là que la transition de simple métaphore à notion de théologie religieuse à part entière s’achève. Bien évidemment, il y a la Cambridge Platform de 1648 (document des églises congrégationalistes puritaines du New England cité supra 👆 ). Un autre document de ce type est la Savoy Declaration (1658) qui propose “a platform of Discipline” : articles de foi et règles de gouvernance des congrégations. Ces règles régissent les questions religieuses et imposent des pratiques (“Models & Platforms of [a given] subject”).

Mais le premier usage éminemment politique du terme pour signifier une vision de la société et le rôle des êtres humains vis-à-vis des autorités et d’eux-mêmes, est principalement développé par Gerrard Winstanley, le fondateur du mouvement des Bêcheux (les “Diggers”). Nous sommes en 1652, sous le protectorat d’Oliver Cromwell. Gerrard Winstanley écrit un texte fondateur de son mouvement proto-communiste : l’essai The Law of Freedom in a Platform [Bien évidemment “proto-communiste” comme on pouvait l’être en ce siècle : des appels à l’autorité divine et de la spiritualité à fond la caisse… En même temps, c’est là que le terme “platform” s’affranchit de son origine religieuse.]

Le texte de Winstanley pose quelques principes de base d’un programme politique (la plateforme proprement dite) adapté à une société d’individus libres :
– mise en commun des ressources productives,
– abolition de la propriété privée,
– abolition du travail salarié.

Le terme désigne désormais un pacte (“covenant”) entre une pluralité d’acteurs politiques qui négocient de manière collective l’accès à un ensemble de ressources et de prérogatives communes.

Cette nouvelle signification n’échappe pas à un commentateur contemporain, sir Winston Churchill (pas celui du “sang et des larmes” de 1940, mais celui qui publia en 1660 le Divi Britannici: Being a Remark Upon the Lives of all the Kings of this Isle). Il écrit, à propos de Charles II, que les révolutionnaires qui les mirent à mort étaient comme animés par l’intention de “erect a new Model of Polity by Commons only”). Pour ce faire, ils “set up a new Platform, that they call’d The Agreement of The People” (p. 356). La convention entre entités religieuses était désormais devenue un accord entre entités politiques.

Via les écrits Winstanley ou de Churchill, il est possible d’identifier une généalogie alternative à celle proposée par Gillespie—une généalogie plus précisément politique, ainsi qu’un autre usage du terme, qui cesse d’être une simple métaphore pour devenir un levier d’action. Au vu de ceci, la reprise capitaliste (par les plateformes numériques privées) et régalienne (par l’Etat-plateforme) de cette notion au début du XXIe siècle, est moins une imitation métaphorique qu’une récupération et un détournement de ces principes.

Les principes détournés :
1) la mise en commun (la “polity by Commons” de Churchill) se transforme en “partage” sur les plateformes de la soi-disant sharing economy ;
Les principes détournés :
2) l’abolition du travail salarié (la critique de Winstanley de la servitude par le “work in hard drudgery for day wages”) se transforme en précarisation de l’emploi et en glorification du “freelance” dans les plateformes d’intermédiation du travail ;
3) l’abolition de la propriété privée (le communisme agraire des diggers) se transforme en “ouverture” de certaines ressources productives (telles les données) dans les programmes de l’Etat-plateforme.

Bref, l’expression plateforme n’est pas une simple métaphore, mais une dégradation/évolution d’un concept du XVIIe siècle. En tant que telle, elle reste porteuse d’implications et prescriptions politiques implicites qu’il serait nuisible d’égarer—si on abandonnait la notion.

Micro-lavoratori di tutto il mondo… (Rassegna Sindacale, Italia, 17 sett. 2017)

Riassunto della mia lectio magistralis alle Giornate del Lavoro della CGIL. Qui il video del mio intervento.