dominique strauss-kahn

DSK et la morale institutionnelle du FMI

Qu’est-ce que Dominique Strauss-Kahn et Julian Assange ont un commun (à part leurs cheveux blancs et une certaine allure d’outsiders) ? Tous les deux ont été accusés du même crime odieux.

On a déjà débattu et décortiqué l’affaire Assange. Et nul doute que l’on va faire de même pour DSK. Et bien sûr, au delà de la authenticité des accusations, on ne se lassera pas d’insister ici sur la portée politique de ces scandales sexuels. La question que nous pouvons d’ores et déjà nous poser n’est pas – comme le feraient les théoriciens du complot – à qui profitent ces arrestations (<sarcasme> au tandem politique Obama/Clinton dans le cas d’Assange ? au tandem politique Sarkozy/Le Pen dans le cas de DSK ? </sarcasme>).

Il y a une question qui est à mon avis encore plus essentielle et qui était bien posée dans cet article de Joshua Gamson, paru dans le revue Social Problems : quelle est la portée normative d’un scandale sexuel pour les institutions impliquées ?