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[Vidéo] La sociologie à l’ère du numérique : lien social, vie privée, travail (5 juil. 2016)

L’AISLF (Association Internationale des Sociologues de Langue Française) m’a fait l’honneur de m’inviter en tant que “grand conférencier”, à son XXe colloque “Sociétés en mouvement, sociologie en changement”, qui a eu lieu du 4 au 8 juillet 2016 à l’Université de Montréal et à l’Université du Québec à Montréal. Ma conférence Réinterroger les sciences sociales à l’heure du numérique (5 juillet 2016) est résumé dans cette vidéo, qui propose aussi des extraits d’un plus long entretien.

Keynote speaker au XXe Congrès de l’AISLF (4-8 juillet 2016, Montréal)

La vidéo de cette intervention est disponible gratuitement sur la chaîne télé Canal Savoir.

J’ai le plaisir d’annoncer ma participation, en tant que “grand conférencier”, au XXe colloque de l’Association Internationale des Sociologues de Langue Française (AISLF). Le colloque aura lieu du 4 au 8 juillet 2016 à l’Université de Montréal et à l’Université du Québec à Montréal. Le sujet de cette édition est : “Sociétés en mouvement, sociologie en changement”.

Mon intervention, qui a pour titre Réinterroger les sciences sociales à l’heure du numérique, aura lieu mardi 5 juillet à 11h dans le cadre de la session plénière “De nouveaux mondes à comprendre”.

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[Slides] Séminaire #ecnEHESS “Combien vaut un clic ?” (4 janv. 2016)

Dans le cadre de mon séminaire EHESS Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques, le 4 janvier 2016 nous avous eu le plaisir d’accueillir Geoffrey Delcroix (pilote des projets de prospective, Direction des Technologies et de l’Innovation, CNIL), Martin Quinn (Telecom Paristech, Chaire VPIP) et Vincent Toubiana (service de l’expertise technologique, CNIL) pour une séance sur la valorisation des données personnelles dans les industries culturelles et par le biais des plateformes d’optimisation d’achat et de vente d’espaces publicitaires.

 

Retrouvez le livetweet du séminaire sur Twitter : hashtag #ecnEHESS.

Titre : “Combien vaut un clic ? Données, industries culturelles et publicité”.

Intervenants : Geoffrey Delcroix (CNIL), Martin Quinn (CVPIP), Vincent Toubiana (CNIL)

Résumé : Dans le domaine des contenus culturels, la création de valeur semble se concentrer autour des enjeux de personnalisation et de recommandation. Derrière la magie des algorithmes, quelle « valeur » est réellement créée pour l’utilisateur, au cœur de quels modèles économiques ? Que veut dire lire, écouter, regarder et jouer à l’heure de la personnalisation, des algorithmes et du big data ?
Quels modèles économiques coexistent et s’hybrident autour du rôle des données (à la fois par les contenus créés par l’utilisateur et par les traces « inconscientes ») dans ces secteurs pionniers ? Par ailleurs, et pas seulement dans le seul domaine culturel, lorsque l’internaute consomme des contenus en ligne (gratuits ou payant), il crée aussi de la valeur pour les éditeurs (en alimentant ses algorithmes ou par  la publicité ciblée). Dans certaines conditions cette valeur peut être très précisément observée, et nous permet ainsi de mieux comprendre les algorithmes qui gouvernent par exemple l’affichage publicitaire. Quelle valeur représente un internaute spécifique dans une situation précise ? Quels comportements individuels et collectifs les annonceurs adoptent dans le but de maximiser leurs profits?

Compte- rendus des séances précédentes :

Prochaines séances :

  • 1 février 2016Yann Moulier-Boutang “Capitalisme cognitif et digital labor”.
  • 7 mars 2016Jérôme Denis (Télécom ParisTech) et Karën Fort (Université Paris-Sorbonne) “Petites mains et micro-travail”.
  • 4 avril 2016Camille Alloing (Université de Poitiers) et Julien Pierre (Université Stendhal Grenoble 3) “Questionner le digital labor par le prisme des émotions”.
  • 2 mai 2016Judith Rochfeld (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Valérie-Laure Benabou (UVSQ) “Le partage de la valeur à l’heure des plateformes”.
  • 6 juin 2016Bruno Vétel (Télécom ParisTech) et Mathieu Cocq (ENS) “Les univers de travail dans les jeux vidéos”.

[Video] “Negotiating privacy: a digital labor?” (Manufacturing Transparency conference, UC Berkeley, Oct 28, 2015)

On October 28, 2015 I was invited to deliver a keynote presentation at the Manufacturing Transparency conference, organized by the Berkeley Center for New Media, University of California Berkeley. My presentation, Negotiating privacy and transparency: a digital labor?, was mainly based on my books Against the Hypothesis of the End of Privacy (Springer, 2014) and Qu’est-ce que le digital labor? (INA, 2015).

Dans le Cahier IP – CNIL (17 nov. 2015)

Dans le Cahier Innovation CNIL “Les Données, Muses & Frontières de la Création” j’ai le plaisir d’être interviewé avec le collègue Dominique Cardon au sujet d’algorithmes, big data, et digital labor.

CahiersIP_CNILClick to enlarge

Lire, écouter, regarder et jouer en ligne à l’heure de la personnalisation : découvrez le nouveau cahier IP

17 novembre 2015

Nos consommations de contenus culturels dématérialisés deviennent massivement productrices de données. Ce nouveau cahier IP alimente le débat sur la place des algorithmes dans nos choix et sur les manières de redonner du contrôle aux utilisateurs.

Les industries culturelles et créatives ont été les premières à connaître de profondes mutations sous l’impulsion des usages numériques et de la dématérialisation des contenus. Elles constituent ainsi un formidable laboratoire de la mise en données du monde, au-delà de l’image réductrice des données comme « pétrole de l’économie numérique ».

Aujourd’hui, la plus-value des services de distribution de contenus culturels et ludiques dématérialisés se concentre dans leur capacité à analyser les habitudes de consommation des utilisateurs à des fins de personnalisation.

  • 2/3 tiers des utilisateurs de services de streaming musical ou de vidéo à la demande sur abonnement (dite « SVOD ») utilisent et apprécient les recommandations (étude Médiamétrie réalisée pour la CNIL, octobre 2015).

Pour Isabelle Falque-Pierrotin, Présidente de la CNIL :

« la lecture, la musique, les films et les séries mais aussi sans doute les jeux vidéo, bien au-delà du divertissement qu’ils nous procurent, ne sont-ils pas les lieux par excellence où ne cesse de s’élaborer et de se réinventer notre identité ? Les œuvres se situent au carrefour du plus collectif et du plus intime, au cœur de nos destins publics autant que personnels ».

Extrait de la page 23 du cahier IP

La « magie » des algorithmes ?

Indispensables pour naviguer dans l’immensité des catalogues de contenus, les algorithmes peuvent tout autant favoriser la découverte qu’enfermer les individus dans des goûts stéréotypés ou des horizons limités.

  • Près d’un utilisateur sur deux s’est d’ailleurs déjà demandé sur quelle base étaient produites ces recommandations.

Le 3ème cahier IP explore cette utilisation intensive des données personnelles au travers de tendances clefs et émergentes, d’interviews d’experts (Nicolas Curien, Eric Schérer, Olivier Ertzscheid, Dominique Cardon, Antonio Casilli) et de scénarios exploratoires.

Il analyse en particulier:

  • la diversité des modèles économiques  et le rôle croissant que les données y tiennent
    • Partie 1 INDUSTRIES CRÉATIVES, CONTENUS NUMÉRIQUES ET DONNÉES
  • la nature des données utilisées dans les usages actuels et émergents pour chacun des secteurs
    • Partie 2 LES CONTENUS CULTURELS VUS AU TRAVERS DU PRISME DES DONNÉES
  • les mythes et réalités de la recommandation et « fact-check » sur la « magie » des algorithmes
    • Partie 3 LE GRAAL DE LA RECOMMANDATION ET DE LA PERSONNALISATION
  • 4 scénarios explorant les futurs possibles du couple « données + culture » => Partie 4 DEMAIN, QUELLES CRÉATIONS ET QUELS USAGES DATA-DRIVEN ?

Outiller l’individu pour innover dans l’expérience utilisateur

Ce cahier se veut aussi un appel à l’innovation des acteurs économiques.

Pour ces entreprises qui misent tout sur l’expérience utilisateur, relever le défi de l’éthique et de la confiance passe aussi par des informations plus claires et la mise à disposition d’outils innovants (portabilité, tableaux de bord, politiques de confidentialité lisibles et illustrées).

Pour créer des expériences d’usage « sans frictions » les plateformes doivent renforcer leurs efforts de transparence et de loyauté, en particulier en ce qui concerne les algorithmes.

New York to San Francisco: my U.S. conference tour (October 20-29, 2015)

If you happen to be in one of these fine US cities, come meet me. I’ll be on a tour to promote a coupla books of mine. Talks are open (but you have to register), plus it’s always a pleasure to have a chat afterwards.

Tour dates

New York City, The New School
Digital Labor in a Material World
I’ll be presenting my latest book Qu’est-ce que le digital labor? (INA, 2015) at the New School, ft. Richard Maxwell (Queens College, CUNY),  Laura Y. Liu and Trebor Scholz (New School).
Oct. 20, 2015
4:30-6PM
The New School, Orozco Room, 66 West 12th Street, 
Room A712
, New York, NY 10011.

 

Pittsburgh, City of Asylum
Four theses on mass surveillance and privacy negotiation
A salon reading about my book Against the Hypothesis of the End of Privacy (Springer, 2014) at the-now mythical Pittsburgh City of Asylum, a sanctuary for exiled and endangered writers in residence.
Oct. 22, 2015
7-9PM
City of Asylum, 330 Sampsonia Way, Pittsburgh,PA 15212.

Boston, Boston Book Festival
Trolls (and what they do to the public sphere)
The French Cultural Center host a talks co-presented with the Boston Book Festival. I’ll be chatting with internet activist Willow Brugh about problematic speech online, its dark sides and how to turn it into a field of opportunities for social justice and civil rights. Somewhat based to my book Les Liaisons Numériques (Seuil, 2010).
Oct. 24, 2015
2-4PM
The French Cultural Center, 53 Marlborough Street, Boston, MA 02116.

 

Berkeley, University of California Berkeley, Berkeley Center for New Media
Negotiating privacy and transparency: a digital labor?
My keynote speech at the Manufacturing Transparency international conference. Based on my books Against the Hypothesis of the End of Privacy (Springer, 2014) and Qu’est-ce que le digital labor? (INA, 2015).
Oct. 28, 2015
9-10AM
Berkeley Center for New Media, 426 Sutardja Dai Hall, University of California Berkeley, CA 94720.

Santa Clara, Santa Clara University, Markkula Center for Applied Ethics
How can someone be a troll?
From Montesqieu to internet trolls… A public lecture at the very heart of the Silicon Valley, to define the ethical role of tech companies in overcoming present-day ambivalent attitudes towards trolling. Based on my books Les Liaisons Numériques (Seuil, 2010) and Qu’est-ce que le digital labor? (INA, 2015).
Oct. 29, 2015
7-8:30PM
Santa Clara University, Vari Hall, The Wiegand Center, 500 El Camino Real, Santa Clara, CA 95053.

NB: unfortunately, due to a time conflict the seminar about “pro-ana” and ED-sufferers online communities previously scheduled at the University of Southern California, Institute for Health Promotion Research, Los Angeles, has been cancelled.

Thanks to the Book Department of the NYC French Embassy and the San Francisco French consulate for building this thing up from scratch.

Dropbox : pourquoi les nouvelles conditions d'utilisation contribuent à exploiter votre digital labor

Ce billet a été cité par le site d’information Numérama.

Si, comme moi, vous êtes des utilisateurs de Dropbox, le 20 février 2014 vous avez reçu un mail qui présente les nouvelles conditions d’utilisation de la très populaire plateforme de sauvegarde et partage de fichiers. Ces conditions entreront en vigueur le 24 mars.

Ce n’est certainement pas la première fois que les CGU de Dropbox suscitent la colère des utilisateurs. Cette fois-ci, beaucoup de polémiques ayant dénoncé la nature arbitraire de ces modifications et le ton abrupt de leur formulation ont porté sur la nouvelle clause qui impose aux usagers de passer par une procédure d’arbitrage en cas de litige. En lisant les commentaires sur le blog de Dropbox, je vois bien les enjeux pour les citoyens américains de se conformer à cette nouvelle condition, et l’intérêt de faire un opt-out. Je vois mois bien comment cette clause s’applique à des citoyens de pays tiers.

La lutte des class action

Par contre, la nouvelle condition qui a attiré mon attention (à cause de ses conséquences pour tout le monde) est la suivante :

Pas de recours collectif. Vous pouvez uniquement résoudre les litiges avec nous sur une base individuelle, et ne pouvez pas déposer de réclamation dans une procédure de recours collectif, consolidé, ou en représentation conjointe. Les arbitrages collectifs, recours collectifs, actions d’ordre général avec avocat privé et consolidation avec tout autre type d’arbitrage ne sont pas autorisés.

Ici, pas de possibilité de faire opt-out… Et c’est dommage, parce que ce changement intervient un mois à peine après l’introduction en France du système de procédure collective (adopté le 13 février dernier, au bout d’un parcours législatif long et tourmenté). Et ce recours collectif, mieux connu à l’étranger sous le nom de class action, s’avère chaque jour plus efficace pour contrer les changements subreptices des grandes plateformes potentiellement nuisibles pour les intérêts des usagers. Un exemple parmi d’autres : regardez ce qui se passe avec Facebook, qui depuis 2011 n’arrive pas à faire cesser cette plainte de familles et d’associations d’usagers qui s’opposent à l’utilisation de photos de mineurs dans les sponsored stories (cette feature a été entre temps abandonnée).

Négociation collective et conflit social sur les plateformes du web

Si vous connaissez mes travaux sur la négociation des droits des utilisateurs des plateformes sociales, ou mon nouveau livre sur les conflits entourant les politiques de privacy des géants du web (Against the Hypothesis of the End of Privacy, tout juste publié chez Springer, co-écrit avec Paola Tubaro et Yasaman Sarabi), vous savez qu’autour des termes d’utilisation c’est désormais guerre ouverte entre les utilisateurs, soucieux de voir leur autonomie et leurs droits respectés, et les propriétaires des plateformes, intéressés à maximiser leurs profits tout en minimisant leur respect des lois en vigueur.

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En interdisant à ses utilisateurs de consolider leurs actions légales, Dropbox s’efforce de leur empêcher de s’organiser et de mener une action coordonnée de protection de leurs droits. La petite mise à jour des CGU est assimilable aux politiques patronales du siècle passé visant à entraver l’action syndicale et à imposer une pacification forcée des relations sociales. L’entreprise de San Francisco cherche en somme à atomiser l’action sociale de ceux qui produisent les contenus qui circulent sur ses réseaux, sont stockés sur ses serveurs, constituent l’objet de l’activité économique exercée par les 4 millions d’entreprises qui adhèrent à l’offre payante Dropbox for Business. Si le travail invisible des utilisateurs doit être reconnu à sa juste valeur (c’est ce qu’on appelle désormais le digital labor), les droits des utilisateurs/travailleurs méritent tout aussi d’être protégés. Tout ceci s’inscrit, pour le dire avec les rédacteurs de la revue Multitudes, dans une dynamique plus vaste de conflictualité sociale qui traverse désormais le monde du numérique. Et les conditions d’utilisations sont justement l’un des lieux où ces controverses et de ces conflits se déploient.

Update [samedi 22 février 12h20]

Quelques messages intéressants, tirés de la discussion Twitter entre le sociologue Pierre Grosdemouge et la juriste Eve Matringe, suite à la parution de ce billet :

About the chilling effect of communication surveillance on free speech (a letter from the President of the USA)

A French version of this post has been featured in Slate, La Libre Belgique, and Yahoo News.

“I owe you a political letter. Yet the infidelities of the post office and the circumstances of the times are against my writing fully and freely, whilst my own dispositions are as much against mysteries, innuendoes and halfconfidences.

I know not which mortifies me most, that I should fear to write what I think, or my country bear such a state of things.”

[Thomas Jefferson, letter to John Taylor, November 26, 1798]

Just a memo…

Privacy is not dying, it is being killed. And those who are killing it have names and addresses

Quite often, while discussing the role of web giants in enforcing mass digital surveillance (and while insisting that there is a cultural and political war going on around privacy and technology), I am asked this question: “If people are not willing to be spied upon, how come they aren’t out in the streets protesting tech companies’ privacy invasions?”. To which I reply: “Sure they are!”

Case in point: as part of a larger San Francisco Bay Area anti-Google campaign, protesters have started organizing rallies outside houses of Google Street View developers.

I’m not endorsing these protest tactics (they display deontological ambiguity, plus the flyer they distributed is pure rambling). I’m just pointing them out as examples of ongoing struggles. To paraphrase Utah Phillips: “Privacy is not dying, it is being killed. And those who are killing it have names and addresses.” Activists know these addresses, and protest outside them.

Further reading: my latest book Against the hypothesis of the « end of privacy » in social media: An agent-based modeling approach, co-authored with Paola Tubaro and Yasaman Sarabi, just published by Springer.

[Podcast] Antonio Casilli sur France Culture : Profil public / Profil privé (27 nov. 2013)

Le sociologue Antonio Casilli était l’invité de Marie Richeux pour l’émission Pas la peine de crier (France Culture).

“Public” (3/5): Profil public / Profil privé

Troisième moment de cette semaine entièrement consacrée à lidée de “public” sous toutes ses formes. Avec Antonio Casilli, nous réfléchissons aujourd’hui à la publicité du privé, et à l’usage qui en est fait sur quelques réseaux sociaux. 

 

Antonio Casilli © rf

Aujourd’hui, appliquons-nous à marcher sur la frontière public/privé dont les enjeux se modifient, se déplacent et se redistribuent à l’intérieur des réseaux sociaux numériques, ou par l’usage de plus en plus répandu de ceux-ci. Si l’on considère que les relations numériques ne remplacent pas les autres relations, qu’elles s’ajoutent à elles pour constituer le réel, on peut cependant les analyser en cherchant à comprendre leur spécificité. L’apparition d’ordinateurs personnels, de petite taille, fait entrer la technologie dans l’espace privé du logement, de la chambre. Qu’injectons-nous dans l’ordinateur et dans ses dérivés de ce que nous pouvons appeler « vie privée », terme qui est évidemment à discuter… Dans la mesure où une information échangée sur le web peut avoir une valeur tour à tour confidentielle et collective, et que cette qualification est un curseur que l’utilisateur ne maîtrise pas toujours, qu’est-ce qui se joue exactement pour les individus et les communautés qu’ils composent ?
Antonio A. Casilli est maître de conférences en Digital Humanities à Telecom ParisTech et chercheur en sociologie au Centre Edgar-Morin (EHESS, Paris). Il est l’auteur notamment de Les liaisons numériques (Ed. du Seuil, 2010).