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Six interesting facts about social networking

A few interesting facts about Social Networking Services (mainly Facebook) taken from the recent report issued on June 16 2011 by PEW Internet and American Life. The report, whose title is Social networking sites and our lives is authored by Keith Hampton, Lauren Sessions Goulet, Lee Rainie, Kristen Purcell. Food for thought.

Fact #1: The average age of adult SNS users is now 38.

Sure, as user base increases, the gen Y is ‘caught up’ by gen X-ers, Baby Boomers and the like…

http://pewinternet.org/Reports/2011/Technology-and-social-networks/Summary.aspx

Fact #2: 26% of SNS members are now aged more than 50 (vs. 16% aged 18-22)

Definitely the ‘digital immigrants’ are catching up big time. But this was already clear from the 2009 Generations online Pew Report.

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The number of my online friends and Dunbar's not-so-hidden scientific agenda

First of all, you might want to read this remarkably insightful blog post featured in Paola Tubaro’s Blog – about a recent article on social network size, online friending and Dunbar’s number published in Cyberpsychology. Here’s the complete reference to the article:

ResearchBlogging.orgPollet, T., Roberts, S., & Dunbar, R. (2011). Use of Social Network Sites and Instant Messaging Does Not Lead to Increased Offline Social Network Size, or to Emotionally Closer Relationships with Offline Network Members Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking, 14 (4), 253-258 DOI: 10.1089/cyber.2010.0161

As for the analysis, let me just quote from Paola (it’s not that I’m lazy, but I tend to agree with pretty much evertything she says, especially because she draws heavily on previous posts and conferences of mine dealing with the same subjects ;P)

https://paolatubaro.wordpress.com/2011/05/14/how-many-friends-do-you-have/

How many friends do you have? « Paola Tubaro’s Blog

What I would like to add here is just that the article might not be all that interesting, weren’t it authored by Robin “Dunbar’s number” Dunbar himself. (more…)

Dans Mondomix (15 avril 2011)

Dans le magazine Mondomix n. 45, un article de Jean-Sébastien Josset et une interview avec Antonio Casilli, auteur de Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Seuil). Entre inquiétudes et ivresses, les réseaux sociaux en ligne reconfigurent-ils notre rapport à la mort ?

Les soi-disant mondes virtuels ne font que prolonger, compléter nos interactions sociales hors-ligne. Pour deux milliards de personnes, les événements de l’existence passent aussi par le Web : la naissance, le tissage de relations sociales (l’amitié, l’amour…) et – pourquoi pas ? – la mort. Mais ceci ne veut pas dire qu’ils cessent d’avoir lieu essentiellement dans notre quotidien. Les phénomènes qu’on observe sur le Web, et qu’on a décidé de qualifier de « rituels funéraires » ne sont, dans la plupart des cas, que des versions électroniques de vieux faire-part de décès. Quant à Facebook, la fonction memorial fait surgir un autre ordre de questions. De fait, un mémorial n’est qu’une page comme les autres, dans laquelle certaines fonctionnalités (comme la mise à jour des statuts) ont été désactivées. Même si elles ne sont plus visibles, les informations et surtout les données relationnelles des utilisateurs décédés (leurs listes d’amis, leurs groupes) restent intactes dans les serveurs de Palo Alto. Rien d’étonnant. Facebook est un service qui ne doit son bon fonctionnement qu’à une architecture de données rigide, de laquelle on ne peut pas – pour des raisons techniques – retirer des profils d’utilisateurs. Pensez à la difficulté d’effacer votre compte sur ce réseau social… Les mémoriaux en ligne répondent à la même logique : une fois qu’il est entré dans Facebook, nul ne doit sortir. C’est comme ça que Mark Zuckerberg peut se flatter de plus de 500 millions de profils.

Jean-Sébastien JossetJe

Bums, bridges, and primates: Some elements for a sociology of online interactions

This text was presented at the conference “Web Culture: New Modes of Knowledge, New Sociabilities”, Villa Gillet, Lyon (France), February 10th, 2011. Check against delivery. Click here for the .pdf version. Click here for the French translation.

In today’s presentation I will focus on the kind of social structures that users of computer-mediated global online communication networks (notably, the Web and social media) contribute to put in place. The point I will try to make is that science understanding of Web-based sociabilities has progressed enormously in the last decade, and that this should inform public policies touching on the Web, its regulation and governance.

WHERE HAVE ALL THE COMPUTER BUMS GONE?

Early glimpses into the social implications of ICT at a micro-level (that is: for the users themselves) date back to the mid-1970s and focus on the negative effect of these technologies. At the very origins of computer culture, we witness the emergence of the stereotype of the socially awkward computer hacker, isolated by the calculating machine which alienates him and keeps him apart from his peers. This characterization dates back to a time before the Web. In his Computer Power and Human Reason : From Judgement to Calculation (1976) Joseph Weizenbaum delivers us the portrayal of this subculture of compulsive computer programmer – or, as he liked to dub them, “computer bums”.

These are “possessed students” who “work until they nearly drop, twenty, thirty hours at a time.  Their food, if they arrange it, is brought to them: coffee, Cokes, sandwiches.  If possible, they sleep on cots near the computer. […] Their rumpled clothes, their unwashed and unshaven faces, and their uncombed hair all testify that they are oblivious to their bodies and to the world in which they move.  They exist, at least when so engaged, only through and for the computers.”

Since this first occurrence, and for a long time, common sense has almost unmistakably associated computer use and social isolation. Cultural analysts, novelists, commentators have been developing on this trope. Iconic cyberpunk author William Gibson, famously described Case, the main character of Neuromancer (1984), as a cyberspace-addict incapable of functioning in an offline social situation.

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Le corps dans les réseaux sociaux : technologie du soi, technologie du nous (slides)

La cinquième séance de mon séminaire EHESS Corps et TIC : approches socio-anthropologiques des usages numériques a eu lieu le vendredi 11 févr. 2011. Le sujet traité : le corps dans les réseaux sociaux en ligne, comment les amis sur Facebook influencent l’apparence physique des utilisateurs, comment le choix de la photo d’un profil peut avoir un impact sur le capital social en ligne. Voici, comme d’habitude, les slides.

La prochaine (et dernière séance) est prévue pour jeudi 24 février 2011 (17h, salle 5, 105 Bd Raspail). Il y sera question de jouissance et sexe en ligne. Pour s’inscrire, il suffit de m’envoyer un petit mail gentil.

Podcast "Quai des savoirs" (Radio Mon Païs, 07 février 2011)

Le philosophe Jean-Jacques Delfour propose une critique équilibrée et approfondie de l’ouvrage Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Seuil) du sociologue Antonio Casilli, lors de l’émission “Quai de des savoirs” (Radio Mon Païs) du 7 février 2011 réalisée par Daniel Borderie. La rencontre entre un sain scepticisme philosophique vis-à-vis des mythes du tout virtuel et une approche  sociologiquement “réaliste” des usages technologiques actuelles.

“Les propositions de Casilli concernent toujours des objets très précis. Les critiques que j’ai pu énoncer ça et là dans la presse il y a quelques mois concernaient l’existence générale d’Internet, avec ses effets civilisationnels, qui sont quand même très difficiles à prouver. L’intéressant dans Casilli c’est qu’il nous montre qu’il faut analyser chaque objet à part, et que Twitter n’est pas Facebook et Facebook n’est pas Myspace. Même s’il y a des ressemblances, il y a beaucoup d’objets, de réseaux sociaux, de dispositifs qui sont assez différents.”


Ecouter le podcast de l’émission “Quai des savoirs” 7 février 2011

"Réseaux sociaux : vrais ou faux liens humains ?" – Antonio Casilli rencontre les lecteurs du Nouvel Obs (28 janv. 2011)

Le sociologue Antonio Casilli, auteur de Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Seuil) a été l’invité du tchat du Nouvel Obs, vendredi 28 janvier 2011, de 11h à 12h. L’occasion pour répondre aux questions posées par les lecteurs : amitié, amour, famille, mais aussi démocratie, militantisme du Web et hackers.

La culture du Web est, depuis ses débuts, très politisée. Les événements des derniers jours semblent nous montrer que cette militance (qui articule manifestations dans la rue et actions de coordination et de sensibilisation en ligne) se généralise. Mais certains collègues, comme par exemple Evgeny Morozov auteur de “The Net Delusion”, nous mettent en garde contre une certaine pensée simpliste qui voudrait qu’Internet soit, par sa nature, un outil de libération. Dans plusieurs pays, le Web est utilisé par les gouvernements totalitaires comme un outil de propagande. La capacité fédératrice du Web doit aussi être pondérée à l’aune de ces initiatives de manipulation politique de la part des états. […] Anonymous est un phénomène très intéressant à mon avis. Mais c’est peut-être un peu tôt pour se prononcer sur sa signification politique et culturelle. Comment coordonner une action sans faire émerger des hiérarchies ? Sans afficher des identités ? Leur démarche de “démocratie ad hoc” est fascinante, d’un point de vue sociologique. Mais l’idéologie, les croyances et les valeurs d’Anonymous demeurent très ambiguës…

Quick French Talk avec Antonio Casilli à The Nice Institution

‘Les liaisons artistiques’ est une collection d’œuvres liée au livre d’Antonio Casilli Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? (Seuil). A l’honneur pour cet épisode, les artistes Mildred Simantov et Nils Thornander, fondateurs de The Nice Institution. Leur série de pièces QUICK FRENCH TALK, est basé sur un présupposé très simple : inviter à chaque fois un convive à l’emploi du temps chargé – d’où la devise de la série “I have only thirty minutes to have lunch” (“je n’ai que 30 minutes pour déjeuner”). L’art de la conversation du Siècle des Lumières, mais en version speed.

Dans cette vidéo, Casilli s’attaque à trois grandes thématiques (dieu, le savoir et la nourriture), mais il s’octroie aussi des  petits détours vers des sujets plus  pointus – comme l’anorexie, l’anarchie et… les poulets-cyborg.

Quick French Talk – Antonio A. Casilli #Part01 “Atheist”

“J’ai à plusieurs reprises témoigné de mon amour inconditionnel pour l’oeuvre de Mildred Simantov et Nils Thornander. Leur travail Strange Fruit, réalisé avec le généticien Brian Lucas, est absolument passionnant. Plus récemment j’ai été l’un des « convives virtuels » de leur installation Réfectoire, exposée au Musée Carnavalet à l’occasion de la Nuit Blanche 2010. Dans ce symposium virtuel, avaient fait leur première apparition publique les bols bretons peints d’un mot désignant une identité géopolitique ou culturelle : “Socialiste” “Anorexique” “Suisse” “Catholique” “Employé” “Ami” etc.  Un seul mot, censé solliciter une identification – ou un refus d’identification. Méditer sur la complexité de son identité reste le but déclaré de ces objets apparemment très simples et banals. La même banalité et les mêmes questionnements bouleversants que je détecte dans les usages numériques.” —a

Quick French Talk – Antonio A. Casilli #Part02 “Philosopher”

Quick French Talk – Antonio A. Casilli #Part03 “Anorexic”

Bio

Mildred Simantov, designer sémantique, plasticienne, éditrice et web-artist noue des relations singulières entre les mots, les signes et les objets. Nils Thornander, plasticien et compositeur développe sous de nombreuses formes son concept du Continuum, par lequel il tente de saisir la complexité du monde actuel. Associés depuis 2009, ils ont créé avec The Nice Institution une oeuvre qu’ils décrivent comme “the fastest link etc.” Parmi leur réalisations : Réfectoire (Nuit Blanche 2010, Musée Carnavalet, Paris) ; Olympic Smoking Area (Chic Art Fair, Cité de la mode et du Design, Paris) ; Limited Edition Waiting for the Peak Oil#05 (Blackblock – Palais de Tokyo 2011).