medicine

Séminaire EHESS "Médecine 2.0 et démocratie sanitaire"

Dans le cadre du séminaire de recherche Transdisciplinarité et numérique du Centre Edgar-Morin, j’ai le plaisir de vous inviter pour une séance spéciale

MEDECINE 2.0 : NOUVEAUX EQUILIBRES ENTRE LES ACTEURS DE LA SANTE

Vendredi 19 février 2010, de 13h à 15h
salle 1, EHESS, 105 bd Raspail, Paris

Intervenant : Dominique DUPAGNE (médecin, coordinateur d’Atoute.org, un des principaux sites d’e-santé français)
Discutant : Antonio CASILLI (sociologue, Centre Edgar-Morin)

« La Médecine 2.0 (tout comme le concept apparenté de eSanté) représente le champ de possibles que les médias numériques ont ouvert pour la médecine contemporaine. Les patients directement e-connectés élaborent un nouveau système de connaissance parallèle et pas toujours superposable à celui de la médecine ; ils ne sont plus de simples consommateurs passifs d’informations. La médecine des cabinets et des hôpitaux doit de plus en plus prendre en compte la médecine des blogs, des forums de discussion, des wikis, et des communautés de patients. La Médecine 2.0 entraîne par ailleurs une nouvelle approche heuristique qui annonce peut-être la naissance d’une médecine complexe. »

Liens utiles :
* Page Facebook
* Programme enseignements EHESS
* Programme complet du sémainaire sur Calenda
* Centre Edgar-Morin

Dr. Popp et la disquette Sida. Sociologie d'une affaire hacker

NB: une version légèrement remaniée de ce texte a été publiée dans le numéro de mars 2015 de la revue d’ethnologie européenne Terrain. Pour le citer :

Antonio A. Casilli (2015) Dr. Popp et la disquette Sida. Sociologie d’une affaire hacker, Terrain, 65: 3-17. 

Un savant fou. Un virus mortel. Du sexe. Des gadgets électroniques à la mode. Tous les ingrédients pour un grand feuilleton sont réunis. Il y a exactement vingt ans, éclate l’affaire de la « disquette Sida », l’un des plus importants scandales internationaux dans l’histoire du piratage informatique. Aujourd’hui presque complètement oubliée, elle reste un épisode dont les significations culturelles et politiques méritent d’être approfondies pour comprendre non seulement l’approche actuelle des usages informatiques autonomes (autonomous computing)[2], mais aussi pour restituer les jeux de forces qui – encore aujourd’hui – font de la viralité l’une des formes prééminentes d’agrégation sociale du web[3].

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Les rebondissements judiciaires multiples de cette affaire ont rendu difficile la tâche de retracer les témoignages des protagonistes et d’en déceler les motivations. Le compte rendu que j’en propose ici est basé sur une enquête de terrain conduite entre l’Europe et les EU en 2004-2005. Les interviews utilisées – avec des médecins, des experts de la police britannique et des médiactivistes – sont citées dans les notes de bas de page. J’ai à plusieurs reprises sollicité un entretien avec le personnage principal de cette histoire, Joseph L. Popp, mais mes tentatives n’ont pas rencontré de succès  (voir le Post-scriptum à la fin de ce billet).

(Attention ce billet fait 18 pages ! Téléchargez-le en version .pdf ou bien lisez le reste en version .html)

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Séminaire réseaux sociaux et santé publique – Paris (eng) (fr)

up5L’Université Paris Descartes, l’Hôtel Dieu et l’EHESP ont le plaisir de vous inviter à participer au prochain séminaire de santé publique :

Using social networks to understand and change health behavior

Intervention du Professeur Thomas VALENTE

Département de santé publique/University of Southern California

Vendredi 16 octobre, 12h à 13h

Amphithéâtre Lapersonne de l’Hôtel Dieu (galerie B – RDC – entre B2 et B3)

Moyens d’accès ici

Pour tout renseignement, contactez : E GUEVARA, Direction des études, EHESP – emmanuelle.guevara@ehesp.fr

A crazy idea everybody's having: using Wikipedia for health information

ResearchBlogging.org
Laurent, M., & Vickers, T. (2009). Seeking Health Information Online: Does Wikipedia Matter? Journal of the American Medical Informatics Association, 16 (4), 471-479 DOI: 10.1197/jamia.M3059

Back in the day, patients used to show up at doctors’ practices with a set of symptoms. Since the advent of the Internet, though, they show up with a set of symptoms and a diagnosis of their own design. Now, this diagnosis is often concocted using whatever health information they run into while googling their scared asses around the web after the appearance of that skin rush or of that nasty lump. Traditionally, health professionals have expressed their disapproval towards these web-savvy patients who challenge medical diagnosis, multiply clinically-inappropriate requests [1], disrupt physician-patients relationship [2] and ultimately create a widespread climate of “cybercondria” [3].

A recent article published in the Journal of the American Medical Informatics Association deals with this situation in a different way.  The basic assumption here is that people do use Wikipedia to find relevant medical information, and that doctors should simply deal with it by contributing to the online encyclopedia. (more…)

Colloque médecine et internet à Paris

Conférence -débat

Web et Médecine

Lundi 29 juin 2009, 19-21h

La Cantine par Silicon Sentier

151 rue Montmartre, Passage des Panoramas, 75002 Paris

Intervenants:

Cécile MEADEL est sociologue et maître de recherche au Centre de Sociologie de l’Innovation de l’Ecole des Mines de Paris. Une partie de ses travaux portent sur l’analyse des listes de discussion entre patients.

Dominique DUPAGNE est médecin généraliste, fondateur atoute.org, un des principaux sites de forums médicaux français, président jusqu’en 2006 de l’association des médecins “maître-toile”. Il est également chargé de cours à la faculté de médecine de Paris 6 et consultant pour la société Vidal.



Résumé :

Les sites de santé représentent une part considérable des pages vues sur le Web puisqu’en avril 2008, 33% des internautes ont visité au moins un site de santé ou de nutrition (Médiamétrie). A côté de cette approche traditionnelle d’extraction d’informations, de nombreux sites d’un genre nouveaux sont apparus (cf liste infra). Ils proposent au patient une meilleure maîtrise de sa maladie (aide au diagnostic, recherche d’interaction médicamenteuse dans l’ordonnance, mapping de la douleur) ou un échange informel par le biais de communautés de soutien (forum, liste de discussion, site communautaire). Plus récemment, le Web de santé a même nourri une nouvelle ambition : tirer partie de son faible coût de diffusion pour mener des projets de recherche en quasi-temps réel et avec des cohortes de patients très importantes.

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OECD study results on e-Health adoption and use

Monitoring and benchmarking Health ICT (eHealth) adoption and use.

An OECD expert meeting was organised in Paris on May 25 on measuring the progress of global eHealth diffusion. Both the European Union and the World Health Organisation (WHO) have recognised ICT-facilitated solutions as key enablers for modern, patient-centered and efficient healthcare services. To support health policies, it has become mandatory to monitor and benchmark Health ICT (eHealth) adoption and use. This is also a priority topic for EU/USA cooperation in the field of eHealth. The OECD plans to coordinate global activities, including involvement of WHO, to develop appropriate approaches and measuring tools.
Currently, indicators on eHealth availability and use are not uniform, and do not cover all OECD countries. The European Commission funded empirica studies on eHealth Indicators and eHealth Benchmarking compiled a comprehensive inventory of available statistical evidence on eHealth in Europe, Canada and the USA. This research also developed an indicator framework to support and guide the development of and agreement on a comprehensive set of key global indicators and procedures for data gathering on eHealth. Furthermore, detailed policy recommendations were drafted to take the work on indicators forward.
empirica’s director Werner B. Korte and eHealth expert Dr. Veli N. Stroetmann presented the results of these studies at the OECD meeting in Paris and discussed together with other country and OECD/WHO experts and policy makers how to harmonise key global indicators, including how best to coordinate national and European surveys to comparatively measure eHealth progress.

Additional Information

See also: ICT for Health – Studies

Wisconsin student twitters his way to PhD in biomedical engineering

First off this video:

What is it all about? Just another day in the Twitter-crazed US media landscape: a high-profiled news report on Adam Wilson, a biomedical engineer at the University of Wisconsin–Madison who, according to Wired, managed to send a tweet using only his brain. Quite self-referentially, the first telepathic microblogging message in the history of humankind simply read: “USING EEG TO SEND TWEET”. I cannot help but wonder if Antonio Meucci’s first telephone call went something like that, too – with him shouting “I’M USING MY MOUTH TO SPEAK ON THE PHONE!!!”

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New discovery: actually Internet CURES cancer!!!

By Antonio A. Casilli (Centre Edgar-Morin, EHESS, Paris)

After putting online a post that satirized an article claiming that electronic media give cancer recently published by Aric Sigman in The Biologist (2009), I’ve undergone a phase of serious self-criticism. Sure, I was in fierce disagreement with the author. But the general tone of my post was un-academic and rude. Ad hominem attacks really don’t belong in science. Turns out I am a dismissive prick. What do you know? 😀

So I decided to make it right by you folks, and to hone my argument by providing evidence – hard fact-based scientific evidence. I did it like any other scientist would, by collecting a bunch of data, tinkering with them a little, cherry-picking something, hiding something else, and wrapping everything up in fancy graphics! What did I get at the end of the day? A revolutionary discovery: not only Internet does not give cancer, it actually cures it!

How did I come up with such a sensational breakthrough? First, I took a random data set from the United Nations Statistics Division. Then I arbitrarily decided that Internet access would be an accurate proxy for actual Internet use. So I asked myself the following question: do countries that are more connected (in terms of percentage of people having Internet access) have a higher number of deaths for two common types of cancer – breast for the ladies, prostate for the gents? For the sake of completeness, I focused on 2002 (because data were not available for several countries before that year). I put everything in my statistical blender, and this is what I obtained:

Correlation Internet access and prostate cancer deaths - via Gapminder.org

Correlation bw Internet access and prostate cancer mortality - via Gapminder.org

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Use social networking services, get free cancer

By Antonio A. Casilli (Centre Edgar-Morin, EHESS, Paris)

In a recent lecture at the University Paris Descartes I had mentioned an article published in The Biologist by Aric Sigman, Fellow of the English Royal Society for Medicine, claiming that intensive use of social networking is linked to biological changes in humans: genetic alterations, increased morbidity/mortality for cardiovascular disease, and decreasing survival time for cancer patients. It’s the infamous “Facebook gives cancer” argument, that has caused quite a stir in the UK. The article, that you have here in pdf version, provides a clear illustration of what I described elsewhere as “the dialectic between the stethoscope and the mouse” – i.e. the ambivalent relationship between contemporary biomedicine and digital culture (Casilli, 2009).

In his always amazing Bad Science blog, Ben Goldacre has already bashed the article to a pulp from a medical standpoint, showing that the underlying research is far from being scientifially robust – a medical euphemism mainly used to dismiss despicable bullshit.

From the sociological point of view, I am pretty astonished to discover that all of Sigman’s argument is based on one assumption: that the increase in social networking website usage automatically results into a decline of face-to-face contact which in turn equates to social withdrawal – which causes cancer. This graph, featured in the article, pretty much sums it up:

facebookcancer

Source: Aric Sigman 2009

For the non-initiated, that basically reads: “The more you surf on the Web, the more you grow lonely and your friends and family turn their backs on you and in the end you DIE ALONE like a dog”.

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Greek online journal Re-public special issue on transhumanism

Re-Public is a bilingual Greek/English online journal focusing on democratic and collaborative developments in contemporary politics. Under the illuminated guidance of Marc Roux (promoter of the blossoming Technoprog movement) a special issue devoted to transhumanism has just been put online. The issue focuses specifically on the political dimensions of the body, health and biotechnologies in the present social context.

You can have a look at articles such as The self-surgeons (by Andrea Mancuso),  Why reimaginative democrats should ignore the siren songs of a posthuman future (by former poster-boy for black transhumanism Justice De Thézier), and Biotechnologies and individual liberties (by Ghislain Perreau). Indeed the pièce de résistance is the interview with the charismatic performer Stelarc: Bodies without desires.